500 ex-rebelles de Baba Ladé seront extradés au Tchad dès 3 octobre 2012

Bientôt la fin du calvaire de la population de Ippy (centre-est) exacerbée par la présence des ex-rebelles du général tchadien Baba Ladé. Une première vague de 500 soldats sera extradée à partir du 3 octobre 2012 au Tchad.

Les soldats suivront ainsi leur leader déjà extradé le 5 septembre suite à sa reddition aux autorités de la République Centrafricaine, 3 jours avant. La nouvelle a été annoncée dans un communiqué le 28 septembre 2012 par la Médiature centrafricaine.

Une annonce faite après la signature le 8 septembre dernier d’un accord de paix tripartite  au Tchad entre  Baba Ladé, les autorités tchadiennes et centrafricaines.

Selon le communiqué, « ces ex-rebelles seront convoyés depuis le village Madounguéré près de la sous-préfecture de Ippy, dans la Ouaka. 13 camions ont été déjà réquisitionnés pour cette cause ».

« Des camions réquisitionnés bien sûre par le gouvernernement centrafricain, le Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la Paix (BINUCA) et la Mission de Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (MICOPAX) », a indiqué le même communiqué.

A en croire le leader du Front Populaire pour le Redressement (FPR) lors de la signature de l’accord de paix tripartite à N’Djamena, « la tâche ne sera pas facile du fait qu’il y a presque 3000 hommes éparpillés sur le territoire centrafricain. Ces hommes doivent dans un premier temps, être regroupés à la frontière avant leur extradition ».

Toutefois, le ministre centrafricain de la Sécurité publique Claude-Richard Gouandjia a rassuré que « ces 2 Etats voisins et la communauté internationale vont tout mettre en œuvre pour réussir l’opération. Car, les miliciens du FPR continuent de déstabiliser le nord du pays depuis trois ans ».

A titre de rappel, même après l’extradition de leur chef, les ex-rebelles de Baba Ladé avaient poursuivi allégrement leurs exactions sur la population civile. 3 éleveurs ont été kidnappés à Bambari (centre-est) il y a 2 semaines avant d’être relâchés par ces éléments.

Le passage de Baba Ladé et ses soldats sans être inquiété par la Justice centrafricaine avait suscité de vives réactions au sein des ONG de défense des Droits de l’Homme. Certaines ont même déposé plainte contre cette rébellion étrangère qui a suffisamment dépouillé les centrafricains.