Journée de l’Enfant Africain en fil rouge sur Radio Ndeke-Luka

Journée de l’Enfant Africain en fil rouge sur Radio Ndeke-Luka

 

« De manière  générale, le mieux-être est loin d’être une réalité chez beaucoup d’enfants en Centrafrique, même si ceux qui sont au foyer connaissent un minimum de confort ». Il s’agit là d’un constat fait ce 17 juin à Bangui par Radio Ndeke-Luka.

 La Journée de l’Enfant Africain  célébrée le 16 juin sur la planète, est commémorée en différée ce 17 juin 2013 sur Radio Ndeke-Luka. Une occasion pour cette station  de se pencher sur le quotidien des enfants  tant au foyer que dans les rues à Bangui.

« Visage rayonnant de joie,  cheveux   bien coiffés,  Jephté   Madindo, âgé de 17 ans est élève en classe de 3ème au lycée des Martyrs. Enfant au foyer,  il se réjoui de la manière à laquelle ses parents le traite » a rapporté le reporter de Radio Ndeke-Luka.

« Tous mes efforts par –ci par – là, c’est pour assurer l’avenir de mes enfants. Je m’efforce à les accompagner dans leur vie scolaire et spirituelle », explique Anselme Madindo, le père de Jephté.

Si dans d’autres foyers, les enfants sont bien entretenus, il n’en est pas le cas pour les enfants de la rue, a constaté le reporter de Radio Ndeke Luka.

« On n’est beaucoup exposé aux grands dangers dans la rue. S’il ya des crises militaro-politiques, on nous confond avec des hommes armés et l’on s’acharne sur nous » a raconté Naser  Magba, un enfant de la rue.

Pour Ange Anatole Ngassenemo, directeur   de la Fondation «  la Voix du cœur », une structure de prise en charge des enfants dans la rue, « le coût de la prise en charge des enfants de la rue est énorme. Il est vrai que nous ne pouvons pas remplacer les parents de ces enfants, mais nous venons en appui aux parents dans l’encadrement et le suivi des enfants ».

En Centrafrique, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) ont décrié la maltraitance infligée aux enfants depuis le début de la crise enclenchée en décembre 2012 par la coalition Seleka.

Mariage forcé, recrutement forcé des enfants dans les conflits armés, destruction des écoles et hôpitaux, violences sexuelles, meurtre et enlèvement d’enfants ainsi que le refus de l’ouverture d’un couloir humanitaire aux structures internationales afin d’assister les enfants victimes de conflit, ne sont que les exemples les plus flagrants des violations des droits des enfants en Centrafrique, indiquent les organisations non gouvernementales Enfant Sans Frontière.