Les opérations du 4ème recensement général de la population et de l’habitation à l’intérieur du pays se heurtent à des difficultés. Dans la périphérie de Birao, capitale de la Vakaga par exemple, les agents ne sont pas visibles. Des dysfonctionnements reconnus par les responsables de l’ICASEES, lesquels rassurent sur la poursuite des opérations dans les zones éloignées.
Selon plusieurs habitants et des notables, aucun agent de l’Institut centrafricain des statistiques des études économiques et sociales (ICASEES) n’est arrivé dans leur localité pour cette opération. Ils craignent la mise à l’écart de leur village, vu le temps imparti pour le recensement. « Nous ne comprenons pas ce qui se passe. Nous constatons que les agents recenseurs travaillent seulement à Birao-centre. Ils ne sont pas arrivés même dans les localités situées à trois ou cinq kilomètres. Or, on nous dit qu’ils vont terminer les opérations, ce 10 janvier », s’inquiète Omar Idriss, chef du village Toumoude.
Même situation au village Chichi, sur l’axe Amdafock, où l’on réclame la présence de ces agents recenseurs.
« Nous faisons face à des défis »
« Ici à Birao, je les vois. Mais, ils ne sont pas encore arrivés dans notre village. Et pourtant, nous sommes nombreux et nous faisons face à plusieurs défis, notamment le manque de logements et de nourriture. Si ces agents recenseurs limitent l’opération à Birao-centre, qu’est-ce qu’ils présenteront dans leur rapport ? Je demande au gouvernement de les déployer dans toutes les localités », avance Moussa Kamis, habitant du village Chichi.
Face à ces inquiétudes, les responsables rassurent sur le déploiement imminent des agents dans les villages reculés.
« Nous n’avons pas pu les déployer pour la simple raison qu’on est confrontés à la période des élections. Deuxièmement, l’organisation à l’échelle de l’ICASEES a accusé des retards dans le déploiement des agents. Mais là, nous sommes en phase de mobilisation avant un éventuel déploiement dans les villages périphériques », rassure François Modeste Diazen, chef d’équipe à l’ICASEES.
Les habitants, eux, souhaitent qu’il y ait la sécurité afin de faciliter le travail des agents recenseurs sur le terrain. Ce recensement selon eux, est une occasion de remonter au gouvernement leurs conditions de vie.
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