Justice : le KNK Europe dénonce le mandat d’arrêt visant François Bozizé
L'ancien président de la République centrafricaine François Bozizé. Photo: AFP

Justice : le KNK Europe dénonce le mandat d’arrêt visant François Bozizé

Dans un communiqué rendu public le 17 février, le bureau politique du Kwa Na Kwa (KNK) Europe, formation de l’ancien président de la République François Bozizé, réagit à l’exécution du mandat d’arrêt international délivré par la Cour pénale spéciale (CPS) contre le président fondateur du parti, poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Le Conseil pays France-Europe du KNK s’indigne d’une décision qu’il qualifie de « deux poids, deux mesures ». Dans ce document publié sur les réseaux sociaux et signé par Dogo Nendje Nzafio, le parti estime que, dans un contexte marqué par l’adoption controversée d’une nouvelle Constitution, des tensions politiques persistantes et un rétrécissement progressif de l’espace démocratique, cette initiative judiciaire contre l’ancien chef de l’État apparaît comme un acte aux lourdes implications politiques.

Le KNK Europe s’interroge également sur ce qu’il considère comme un traitement différencié des dossiers judiciaires, évoquant notamment le cas de Hassan Bouba, dont la procédure devant la CPS avait été abandonnée après son arrestation et sa libération. Selon le communiqué, « comment peut-il en être autrement (…) lorsque des personnalités de premier plan de l’opposition font l’objet d’une mobilisation judiciaire d’une intensité particulière ? ».

Le conseil du KNK Europe rappelle que « la paix durable ne se construit ni par l’exclusion politique ni par l’affaiblissement des forces de l’alternance » et estime que la crispation politique conduit à l’impasse. Le communiqué conclut que seule une démarche de dialogue national sincère, inclusif et équilibré peut garantir une paix durable.

En sa qualité d’ancien président de la République, François Bozizé est accusé de multiples faits constitutifs de crimes contre l’humanité, qui auraient été commis à Bangui, Bouar et Bossembélé, notamment au centre d’instruction militaire et à la maison d’arrêt, entre février 2009 et le 23 mars 2013.

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