La MINUSCA renforce ses patrouilles dans le Haut-Mbomou et dit miser sur le dialogue face aux tensions de transhumance
Un casque bleu de la Minusca dans une patrouille à la sortie Nord de Bangui. Image : Tous droits réservés.

La MINUSCA renforce ses patrouilles dans le Haut-Mbomou et dit miser sur le dialogue face aux tensions de transhumance

Lors de sa conférence de presse du 18 février à Bangui, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a détaillé les actions engagées pour favoriser le retour de la paix à l’intérieur du pays. La MINUSCA a notamment cité l’insécurité persistante dans le Haut-Mbomou ainsi que les conflits liés à la transhumance aux abords de Bangui et dans plusieurs villes de province.

Abordant la situation sécuritaire dans le Haut-Mbomou, où les miliciens Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) sont en conflit avec les forces régulières et leurs alliés russes depuis plusieurs mois, la mission onusienne affirme avoir renforcé ses patrouilles, ses bases et sa présence militaire. Toutefois, selon sa porte-parole, Florence Marshall, l’approche privilégie également le dialogue et la médiation.

« Concernant le Haut-Mbomou, la MINUSCA ne cesse de travailler à rapprocher les communautés, à promouvoir le dialogue entre les communautés, au-delà évidemment de la réponse sécuritaire qui est celle d’avoir des patrouilles, d’avoir renforcé nos bases et notre présence militaire, mais l’approche est donc celle d’efforts de dialogue et de médiation », a-t-elle déclaré.

À ce titre, la mission dit soutenir la visite en cours de la délégation des plateformes religieuses dans la préfecture du Haut-Mbomou, dans l’optique d’apaiser les tensions. Par ailleurs, les conflits liés à la transhumance continuent de faire des victimes ces derniers temps aux alentours de Bangui et dans plusieurs autres localités. La MINUSCA affirme poursuivre son appui aux autorités nationales dans ce domaine.

« La résolution des conflits liés à la transhumance n’est pas du tout le domaine réservé de la MINUSCA. Nous apportons notre contribution dans ce qui peut être notre valeur ajoutée. C’est le soutien que nous apportons aux comités de mise en œuvre préfectorale de l’APPR-RCA et au fonctionnement des groupes de travail sur la transhumance. C’est un processus qui est long et qui malheureusement ne peut pas être résolu du jour au lendemain », a ajouté Florence Marshall.

En plus des violences dans le Haut-Mbomou, l’on note ces derniers temps une recrudescence de tensions sécuritaires aux environs de Bangui et dans certaines villes de province en lien avec la transhumance.

-A écouter aussi : Les autorités de Bocaranga en action pour éviter une transhumance violente