Haute-Kotto : l’autorité de l’Etat se renforce progressivement à Yalinga
Des éléments des Forces de sécurité intérieure lors d'une mobilisation à Yalinga. Photo : Tous droits réservés.

Haute-Kotto : l’autorité de l’Etat se renforce progressivement à Yalinga

A Yalinga dans la Haute-Kotto, la paix et la sécurité reviennent progressivement grâce à la présence des forces de défense et de sécurité déployées depuis plus d’un an. Mais si la cohésion sociale se renforce dans cette région du nord-est, les conditions humanitaires des habitants demeurent  difficiles.

Longtemps fragilisée par des crises sécuritaires récurrentes, la sous-préfecture de Yalinga retrouve aujourd’hui une accalmie, et ses habitants vaguent librement à leurs occupations comme le témoigne Claude-Christophe Yamalet, l’un d’entre eux. « Le gouvernement nous a envoyé l’armée, la police et la gendarmerie. Pour le moment, toute la population se porte bien. Les élèves ont repris le chemin de l’école. Toutefois, nous recommandons au gouvernement de nous envoyer le reste des fonctionnaires qui sont toujours à Bangui. Nous avons surtout besoin d’un médecin ».

Si beaucoup reste à faire pour le relèvement de cette sous-préfecture, d’aucuns saluent le retour de la cohésion sociale.

« Ils nous aident beaucoup »

« Après les violences des rebelles de la LRA, c’était le tour de certains groupes armés de commettre des exactions à Yalinga. Mais à présent, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée et la population autochtone nous aide beaucoup. Parfois, on se rend chez certains habitants pour prendre des produits alimentaires afin de payer plus tard », raconte Maloum Hassan, un éleveur.

La paix et la sécurité sont effectives à Yalinga-centre mais ce n’est pas le cas dans les localités environnantes, reconnaît Natacha Gladys Akani, sous-préfète de Yalinga : « Avec la présence de l’armée, de la police et de la gendarmerie, malgré leur faible l’effectif, la population est dans la quiétude. Ce qu’on demande au gouvernement, c’est d’augmenter leur nombre et de les doter en moyens roulants. Car, certains axes ne sont toujours pas fréquentables. Les hommes armés entrent là-bas comme ils veulent ».

Pour de nombreux habitants, cette stabilité retrouvée doit être accompagnée par la construction d’infrastructures sociales de base, notamment les routes, les écoles, les centres de santé et les points d’eau.  

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