Justice : le Belgo-Portugais Martin Joseph Figueira libéré de prison et rapatrié
Le ressortissant belgo-portugais Martin Joseph Figueira. Photo: Le Monde

Justice : le Belgo-Portugais Martin Joseph Figueira libéré de prison et rapatrié

Condamné par la justice centrafricaine à 10 ans de travaux forcés pour atteinte à la sûreté de l’Etat, le Belgo-Portugais Joseph Figueira a été libéré mardi 7 avril. Après près de 2 ans de détention en RCA, le consultant international a quitté Bangui à bord d’un avion militaire portugais, selon des sources diplomatiques. Une information confirmée par les autorités centrafricaines.

Après son arrestation, à Zémio dans le Haut-Mbomou en mai 2024, la justice centrafricaine avait condamné Martin Figueira, lors de la première session criminelle de l’année 2025, à 10 ans de travaux forcés. Il avait été reconnu coupable d’espionnage, de complot contre l’État, de complicité d’association de malfaiteurs et d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Ce que son organisation, FHI 630 (Family Health International) avait dénoncé.

Pressions diplomatiques ?

La libération de Martin Joseph Figueira est le fruit d’intenses efforts diplomatiques entre la République centrafricaine, le Portugal, la Belgique et l’Union européenne. Des sources précisent aussi qu’il a quitté Bangui pour Lisbonne, au Portugal le mardi 7 avril où il a retrouvé sa famille. Information confirmée par  Paulo Rangel, ministre portugais des Affaires étrangères lors d’une audition parlementaire.

En Centrafrique face aux graves accusations portées contre cet étranger, de nombreux observateurs s’interrogent sur les clauses de sa libération. Ils déplorent le fait que pendant ce temps, plusieurs Centrafricains accusés des mêmes faits, notamment « atteinte à la sûreté de l’État ou complot », croupissent toujours en prison.

Selon d’autres sources, lors de sa visite officielle à Bangui, le 24 février dernier, l’ancien président portugais Marcelo Rebelo de Sousa aurait discuté avec le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra des conditions de la libération de Martin Joseph Figueira. Pour l’instant, ni le gouvernement, ni la société civile, ni les organisations de défense des droits de l’Homme n’ont réagi officiellement.

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