Les autorités locales d’une partie du 5ème arrondissement de Bangui dénoncent ces derniers temps l’ingérence d’une unité du Bataillon d’intervention rapide (BIR) dans les affaires civiles et sociales de ce secteur. Initialement déployée pour assurer la sécurité de la population, cette unité semble avoir dévié de sa mission.
Déployés au départ pour assurer la sécurité de la population, certains éléments de cette unité sont aujourd’hui accusés par des habitants d’adopter des comportements jugés inappropriés. Parmi les faits dénoncés, des interventions dans des affaires civiles ; ce qui, selon les autorités locales, affaiblit le rôle des chefs de quartier. « Suite à notre plaidoyer auprès des autorités, des éléments du BIR ont été déployés ici pour renforcer la sécurité. Au moindre bruit la nuit, ils intervenaient rapidement et procédaient à des interpellations. Mais aujourd’hui, ils ne s’occupent que des affaires sociales. Ce sont eux qui font tout dans le quartier », déplore Alphonse Ouakota, chef de groupe dans le 5ème arrondissement.
De nombreux habitants affirment avoir subi des mauvais traitements de la part de certains éléments du BIR.
« Ils m’ont tabassé copieusement »
« Il y a eu un cas juste à côté de ma maison. Des femmes membres d’une tontine, suite à un conflit, se sont dirigées vers les éléments du BIR, au lieu de se rendre chez le chef du quartier. A leur arrivée, lorsque j’ai voulu expliquer les faits, les militaires ont commencé à hurler sur moi avant de me tabasser copieusement », témoigne un habitant.
Contacté, le responsable de cette unité de l’armée n’a pas souhaité commenter les faits. Toutefois, il rejette ces accusations et estime que certains militaires mal- intentionnés manipuleraient l’opinion contre les actions de sécurisation menées par son unité dans cette zone.
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