Les activités minières sont toujours paralysées sur le site du chantier de Bé-Mbari, à 250 kilomètres de Bouar dans la Nana-Mambéré après le drame survenu la semaine dernière. Selon des sources locales, le bilan de l’éboulement aurait atteint une soixantaine de morts, même si à ce jour aucune communication officielle n’a été faite, ni par les autorités ministère en charge des mines.
La psychose continue de gagner du terrain sur le site minier de Bé-Mbari, théâtre d’un éboulement de terre survenu le 6 mai dernier. Une semaine après, les artisans n’ont toujours pas repris leurs activités. Selon les différentes sources contactées par Radio Ndeke Luka, les populations des villages environnants, victimes de cette catastrophe, continuent de pleurer leurs morts.
Si aucune présence des autorités n’est signalée dans la zone afin de faire la lumière sur cette affaire, nos tentatives répétées pour obtenir une réaction de la direction régionale des Mines du Nord-ouest, basée à Bouar, sont restées sans réponse. D’après les notables locaux, le drame s’est effectivement produit sur le territoire centrafricain, dans la localité de Bé-Mbari, près de la frontière avec le Cameroun.
Non-respect des règles d’exploitation
Ils indiquent par ailleurs que près d’une vingtaine de morts auraient été enregistrés dans le village de Sagani, proche du Cameroun. La même source précise que plusieurs citoyens camerounais, notamment ceux du village de Gbiti, figureraient également parmi les victimes. Alors que chantier de Bé-Mbari est réputé pour son important potentiel en or, le contrôle de ce gisement échappe globalement à l’État, et le non-respect des règles d’exploitation artisanale serait à l’origine des drames enregistrés ces derniers temps.
Pour l’heure, les populations hésitent encore à reprendre leurs activités dans la localité. Une réaction des autorités du pays est vivement attendue. Ce, afin de rassurer et apaiser les esprits.
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