La situation sécuritaire devient préoccupante dans les environs de Boali, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Samedi 29 mai, des hommes armés ont attaqué des éleveurs au village Gbaho, situé à une vingtaine de kilomètres de Boali. Au cours de l’attaque, quatre personnes ont été blessées et plusieurs bêtes emportées.
Selon plusieurs habitants de la ville de Boali et du village Gbaho contactés par Radio Ndeke Luka, des hommes armés non-identifiés ont attaqué, le 29 mai dans la matinée, des éleveurs installés avec leurs troupeaux à proximité du village Gbaho. Sous l’effet de détonations d’armes, les bêtes se sont dispersées avant d’être emportées dans la brousse par les assaillants.
Alertés, les gendarmes de Boali se sont rapidement rendus sur les lieux, où ils ont recensé quatre éleveurs blessés, lesquels ont été évacués à l’hôpital de Boali-Poste pour recevoir des soins.
Face à cette situation, le président de la jeunesse de Boali se dit préoccupé et appelle les autorités militaires à renforcer les dispositifs de sécurité dans cette zone où les enlèvements et les attaques armées deviennent de plus en plus fréquents.
La population appelée à collaborer
Toutefois, selon une source proche des autorités, les forces de défense et de sécurité multiplient les patrouilles afin de sécuriser les villages environnants. Selon ces mêmes sources, des soldats ont été déployés dans les secteurs déjà touchés par des actes de bandits armés. Contactés, la sous-préfète et le maire de Boali confirment l’attaque de Gbaho. Ils encouragent toutefois la population à signaler tout mouvement suspect voire toute menace sécuritaire afin de permettre une intervention rapide des forces de l’ordre.
Selon plusieurs habitants de la région, ce n’est pas la première fois que des hommes armés non-identifiés sèment la terreur dans les villages situés autour de Boali. Cette attaque de Gbaho survient quelques semaines après l’enlèvement par des hommes armés de trois jeunes de la vile de Boali. Ces derniers avaient été libérés après le versement d’une rançon de deux millions de francs CFA par leurs familles.
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