Sport-Bangui : des acteurs du basket-ball dénoncent la gestion de l’ONASPORT et réclament plus d’accès aux infrastructures sportives
Photo de famille des apprenants du basketball devant le Centre national de basketball Martin Ngoko de Bangui. Photo : RNL/Hugues Florentin Namkoïssé, juillet 2026.

Sport-Bangui : des acteurs du basket-ball dénoncent la gestion de l’ONASPORT et réclament plus d’accès aux infrastructures sportives

Des athlètes et membres de la direction technique de la Fédération centrafricaine de basket-ball déplorent la gestion par l’Office national de gestion des infrastructures sportives (Onasport) du Centre national de basket-ball Martin Ngoko. Ces derniers affirment être empêchés de pratiquer normalement leur discipline.

C’est par des chants qu’athlètes, entraîneurs et dirigeants fédéraux ont affiché leur mécontentement, ce 21 juillet à Bangui, pour réclamer la gestion de ce complexe sportif qu’ils considèrent comme un outil essentiel au développement du basket-ball centrafricain. Selon eux, la salle est régulièrement mise à location par l’Onasport à des particuliers, souvent au détriment des compétitions nationales et des séances d’entraînement. Une situation qui, selon les manifestants, affecte également la préparation de l’équipe nationale féminine en vue de l’Afrobasket U18.

« C’est vraiment un frein dans la pratique de ce sport. Nous dénonçons cela et nous prions le gouvernement de nous écouter afin de nous permettre de pratiquer le basket-ball dans des lieux adéquats », s’est indignée Yohanna Teteya, une athlète. 

Une peine partagée par les entraîneurs : « A chaque fois qu’on sort en compétitions internationales, on nous demande d’aller gagner, cependant on n’a pas de terrain. On va s’entraîner où pour aller gagner les matchs ? Je n’ai jamais vu un basketteur solliciter la salle d’une église pour s’entraîner ou jouer un match. Laissez-nous le temps d’utiliser ce parquet », a dénoncé Ulrich Gabin Marida.

De son côté, le président de la Fédération se dit contraint d’utiliser son véhicule comme espace de travail, car ne disposant pas de bureau lui permettant de travailler convenablement.

« C’est vraiment malheureux »

« Tous les bureaux sont utilisés par les personnels d’autres services. C’est vraiment malheureux. On a récemment été à Malabo, en Guinée équatoriale, qui d’ailleurs n’est pas un pays de basket-ball. Là-bas, il y a un centre où ce ne sont que les acteurs de basket-ball qui l’utilisent. C’est exactement ce que nous revendiquons aujourd’hui », a fait savoir Anicet Patrick Milabet Gonofé, président de la Fédération centrafricaine de basket-ball.

Pour leur part, les responsables de l’Onasport se disent surpris de la réaction de ces acteurs du basket-ball centrafricain.

« Je suis surpris par ce comportement inattendu de la part du Bureau fédéral et de la Fédération centrafricaine de basket-ball. Je tiens à préciser qu’Onasport est là pour gérer le patrimoine sportif de l’État, lequel est régi par la loi N°08.023 du 16 décembre 2008. Si les gens ne veulent pas respecter la loi, ce serait très difficile car nous sommes dans un Etat de droit », a rétorqué Hervé Lidamo, directeur général de l’Onasport.

Cette situation, source d’une nouvelle tension qui se pointe à l’horizon, constitue un frein au développement du basket-ball national et risque d’avoir des conséquences sur les résultats des équipes centrafricaines dans les compétitions internationales.

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