Plus de sept mois après l’enlèvement de la sous-préfète de Bambouti et de trois autres personnes par les miliciens d’Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG), la présidence de la République affirme qu’il n’y aura plus de dialogue avec ce groupe armé. Cette position, exprimée par son porte-parole, Albert Yaloke Mokpème, est dénoncée par l’organisation de la société civile « I Gwé ».
Alors que des voix continuent d’appeler le gouvernement à négocier pour obtenir la libération des quatre otages, la présidence de la République maintient sa ligne de fermeté. Interrogé lors de sa conférence de presse hebdomadaire sur l’éventualité d’un dialogue avec les miliciens d’Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG), son porte-parole, Albert Yaloké Mokpème, a affirmé, mercredi 29 juillet, que le chef de l’État exclut toute négociation.
« Le Président a fermement refusé de dialoguer, parce qu’on ne peut pas prendre des Centrafricains en otage et demander ensuite de discuter avec les autorités. Les forces de défense travaillent également sur ce dossier », a-t-il déclaré.
Cette position est vivement critiquée par Quentin Ngbouando, coordonnateur de l’organisation de la société civile « I Gwé ». Il estime qu’un dialogue demeure nécessaire pour favoriser la libération des otages et le retour de la stabilité dans le Haut-Mbomou.
« Cette décision, pour nous, est une décision irresponsable. Elle ne correspond pas à la situation qui prévaut dans le Haut-Mbomou. Nous savons tous qu’à l’entame de cette Septième République, le chef de l’État a prôné la politique de la main tendue en appelant au dialogue pour construire la paix. Cette main tendue ne doit pas être sélective. Nous pensons qu’il est temps que le gouvernement revoie sa position. La fermeté affichée jusqu’à présent n’a pas permis la libération de ces otages, qui sont des agents de l’État et qui continuent de souffrir », a-t-il affirmé.
À ce jour, les différentes tentatives de médiation engagées par des leaders religieux et des autorités locales n’ont pas abouti. Enlevés le 28 décembre 2025, en marge des élections groupées, la sous-préfète de Bambouti, le commandant de brigade de la gendarmerie et les deux agents de l’ANE sont toujours retenus en otage par leurs ravisseurs, les miliciens d’Azandé Ani Kpi Gbé.
-Lire aussi : La famille de la sous-préfète de Bambouti prise en otage alerte de nouveau sur son état de santé
