La première session criminelle 2026 de la Cour d’appel de Bangui s’ouvre ce lundi. Pendant près d’un mois, plus de 40 accusés, dont une femme, comparaîtront devant la Cour pour répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment de viol, d’assassinat, de meurtre, de vol à main armée et de détournement de deniers publics.
Au total, une trentaine de dossiers inscrits au rôle seront examinés au cours de cette session. Selon la Cour d’appel de Bangui, les accusés proviennent des maisons d’arrêt de Ngaragba, du Camp de Roux et de la prison pour femmes de Bimbo.
Lors des précédentes sessions criminelles, plusieurs dossiers avaient été renvoyés car des avocats de la défense avaient soulevé des irrégularités dans les procédures. Cette fois, le parquet assure que les affaires retenues sont juridiquement prêtes à être jugées.
« Nous avons enrôlé uniquement les dossiers pour lesquels tous les actes nécessaires à la manifestation de la vérité ont été accomplis conformément à la loi. Les avocats sont dans leur rôle lorsqu’ils soulèvent des exceptions de procédure. Mais, de notre côté, nous avons minutieusement examiné chaque dossier et estimons qu’ils peuvent être valablement jugés lors de cette session », a déclaré Jean Vidal Damas, procureur général près la Cour d’appel de Bangui.
La loi prévoit deux sessions criminelles ordinaires par an, avec la possibilité d’en organiser davantage si les besoins l’exigent. Interrogé sur le retard de cette première session, le procureur général l’explique par des difficultés financières.
« Ce retard est principalement lié au contexte économique, qui n’a pas permis de mobiliser à temps les ressources nécessaires. Il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement de la Cour d’appel. Finalement, les moyens ont pu être réunis, ce qui nous permet de tenir cette session », a-t-il expliqué.
En prélude à l’ouverture des audiences, une vingtaine de jurés populaires ont été sélectionnés deux semaines bien avant. Après avoir prêté serment, ils ont suivi une formation pour mieux assumer leur mission d’assistants des magistrats.
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