À Nola, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, le bac reliant les deux rives de la rivière Mambéré est à l’arrêt depuis plus d’un mois. Cette panne perturbe fortement la circulation des personnes et des marchandises, affectant le quotidien des habitants de la ville et des localités environnantes.
Selon les constats sur place, le câble de traction du bac, communément appelé « ferry », est submergé et immobilisé dans les eaux, rendant toute traversée impossible. Ce bac constitue pourtant le principal point de passage entre le centre administratif de Nola et plusieurs quartiers périphériques.
Pour Didier Jacques Tombet Massoua, porte-parole du Comité de suivi des biens communautaires de la Sangha-Mbaéré, cette situation résulte d’une mauvaise gestion des travaux de réhabilitation financés en 2023.
« La MINUSCA avait octroyé [plusieurs] millions de francs CFA pour la réparation du bac. Malheureusement, les travaux n’ont pas été réalisés dans les règles. Aujourd’hui, nous en subissons les conséquences. Nous demandons au gouvernement d’ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités », recommande-t-il.
Les autorités locales partagent ce constat. Le préfet de la Sangha-Mbaéré, Louis-Marie Kpoka, met en cause l’entreprise ayant exécuté les travaux. Selon lui, près de 35 millions de francs CFA ont été mobilisés par la MINUSCA pour la réhabilitation de l’ouvrage, mais les travaux réalisés ne répondent pas aux normes requises.
« C’est un travail mal exécuté. Le bac est aujourd’hui hors service et l’investissement n’a produit aucun résultat. Nous avons demandé que toute la lumière soit faite sur ce dossier », déclare le préfet.
Face à cette situation, les usagers réclament une remise en service rapide du bac et des explications sur l’utilisation des fonds consacrés à sa réhabilitation.
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