Alindao : soulèvement pendant l’installation de Conseillers municipaux controversés
Un aperçu des manifestants devant la mairie d'Alindao ce 15 septembre 2026. Photo : RNL/Djeskin Isidore Votto.

Alindao : soulèvement pendant l’installation de Conseillers municipaux controversés

Malgré une nouvelle manifestion de colère d’une partie de la population, les autorités municipales d’Alindao (Basse-Kotto) ont été installées ce mardi 15 septembre. Alors que la légitimité du nouveau maire et de ses conseillers est dénoncée par une foule en colère, les forces de l’ordre n’ont pas attendu pour les  disperser.

Alors que la cérémonie d’installation a commencé par l’exécution de l’hymne national, plusieurs manifestants, à quelques mètres du lieu, ont très vite décidé de boycotter la cérémonie. Les forces de défense et de sécurité ont tenté d’étouffer le mouvement avec des tirs d’intimidation, mais les mécontents ont réussi à envahir le secteur, obligeant ainsi les officiels à se retrancher dans une salle. Malgré cette contestation, le nouveau maire et ses conseillers ont pu être installés.

« Nous ne savons quoi dire concernant notre pays. On nous demande d’aller aux élections, les dossiers des candidatures ont été validés, on a retenu les candidats, les effigies et les bulletins de vote sont disponibles. Nous avons dépensé beaucoup d’argent. Mais au moment où on se prépare pour les campagnes électorales, ils sont venus nous imposer un maire. Il est l’un des candidats. On l’a juste nommé. Ce qui est contraire à la loi. Ils ont ouvert le feu sur nous. Qu’est-ce que nous avons fait ? », dénonce Emmanuel Zoungbada, l’un des candidats mécontents.

Pour les autorités administratives de la ville, l’on n’a fait qu’exécuter une décision judiciaire.

« J’ai informé la hiérarchie, ils m’ont dit de respecter le calendrier et de les investir. C’est ce que j’ai fait. Je ne le considère pas comme un désordre. Lorsque le pouvoir judiciaire donne son arrêt, on ne peut que l’exécuter. Il est dit : nul n’est au-dessus de la loi, nul ne peut contester la décision du Conseil constitutionnel », défend le sous-préfet d’Alindao, Georges Gilbert Gbangoudou.

Selon la police, aucune arrestation n’a été enregistrée lors de ces altercations. Le maire nouvellement installé a été conduit dans les locaux de la Minusca pour sa sécurité. Mardi dernier, un collectif des forces vives avait organisé une marche pacifique contre un communiqué de l’Autorité nationale des élections (ANE). Pour sa part, l’ANE indique qu’il n’y aura pas de reprise d’élections dans cette commune après la validation, le 26 août dernier par le Conseil constitutionnel, de la victoire du candidat du MCU, parti au pouvoir.

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