A la tribune de l’ONU, le président centrafricain aborde la sécurité nationale et sous régionale  
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra à la tribune des Nations unies, le 23 septembre 2026. Photo : La Renaissance.

A la tribune de l’ONU, le président centrafricain aborde la sécurité nationale et sous régionale  

À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé, ce 23 septembre, à une transition progressive de la présence de la mission onusienne, fondée sur la réalité sécuritaire du pays.

Dans sa prise de parole à cette 81eme Assemblée générale des Nations-Unies, le chef de l’État centrafricain affirme que Bangui souhaite, à terme, assumer seule sa sécurité. Mais il prévient qu’un éventuel retrait de la mission onusienne doit se faire selon des critères objectifs et partagés, et non sur la base d’un calendrier déconnecté des réalités du terrain.

Pour justifier cette position, Faustin-Archange Touadéra a rappelé les conséquences des crises dans les pays voisins, notamment au Soudan. Selon les chiffres avancés dans son discours, plus de 27 000 réfugiés soudanais se sont installés autour de Birao au nord-est de la Centrafrique. À Am-Dafock toujours dans le nord-est, les violences survenues en juin dernier ont provoqué le déplacement de plus de 11 000 Centrafricains.

Ces déplacements exercent une forte pression sur les ressources en eau et les services de base. Ils alimentent également de nouvelles tensions autour de l’accès à la terre et à l’eau, notamment entre populations agricoles et éleveurs.

Des avancées dans le processus de paix

À New York, le président centrafricain a également défendu les résultats du processus de paix engagé avec les groupes armés. Sur les 14 groupes signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, 11 ont, selon lui, déjà procédé à leur autodissolution dans le cadre du programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement. Deux autres poursuivent leur dissolution.

Pour Faustin-Archange Touadéra, cette dynamique montre que le dialogue politique, le désarmement négocié et la réconciliation peuvent contribuer à une paix durable.

Le président centrafricain lie toutefois directement la paix à la capacité du pays à se développer. Il cite le Plan national de développement 2024-2028, qui met notamment l’accent sur la sécurité, la gouvernance, les infrastructures, le capital humain et la production économique.

À l’ONU, Bangui a enfin plaidé pour davantage de solidarité internationale, notamment face aux conséquences des crises régionales, au changement climatique et aux besoins de développement des pays fragiles.

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