Reprise progressive des cours à la deuxième semaine de la rentrée scolaire
Des élèves d'une école de Damara (Ombella-Mpoko) sur le chemin du retour. Photo : Réseaux sociaux.

Reprise progressive des cours à la deuxième semaine de la rentrée scolaire

Alors que l’ambiance était morose dans plusieurs établissements publics de la capitale et de l’intérieur du pays, la reprise des cours a été effective ce lundi 28 septembre. Ceci, après de nombreux appels des autorités éducatives à l’endroit des parents d’élèves.

Au lycée de Miskine, la cour est animée ce lundi par les va-et-vient incessants d’élèves. Pendant que certains sont en classe, d’autres se pressent devant le babillard pour identifier leurs salles respectives. Steven Céphas Donville, élève en classe de terminale B, vient tout juste de terminer son cours d’économie. « On a fait les cours normalement aujourd’hui. Nous avons commencé avec les sciences économiques et le français. J’invite alors mes camarades qui sont encore au quartier de venir vite », dit-il.

Même si certains enseignants et élèves traînent encore les pas, le passage du ministre de l’Education nationale est venu accélérer le mouvement.

« Pour ce matin, il y a eu une nette amélioration. Les élèves étaient nombreux et les professeurs étaient présents. Pendant la levée des couleurs, j’ai donné des orientations à chaque professeur de prendre la section comme cela se présente au niveau de l’emploi du temps. C’est ce que vous avez constaté », indique Maurice Ndomalé, proviseur du lycée de Miskine.

Même son de cloche au lycée d’application de l’Ecole normale supérieur. « C’était très bien parce qu’on nous a rappelé les cours de la seconde. Vraiment le cours était bien, selon mon constat. Les professeurs sont là avec un bon nombre d’élèves », assure Séverine, une élève de la première.

L’Association des parents d’élèves qui s’est mobilisée pour garantir une bonne reprise insiste sur la discipline.

« Il faut veiller sur les professeurs qui sont affectés çà et là. Parce que certains professeurs affectés par le gouvernement ne sont pas stables. Ils ne respectent pas leurs emplois du temps. Plusieurs d’entre eux interviennent dans des lycées privés et ont tendance à nier leur engagement », appelle Sidoine Madas, commissaire au compte de l’Association des parents d’élève de Centrafrique.

Le mouvement est également suivi par plusieurs autres établissements publics de la capitale, à l’instar du lycée technique, du lycée Marie-Jeanne Caron et du lycée des Martyrs.

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