Au lendemain des manifestations ayant opposé, le 4 novembre, des élèves du lycée des Martyrs aux forces de police, le calme est revenu au sein de l’établissement. Toutefois, les cours restent suspendus jusqu’à lundi, sur décision du ministère de l’Éducation nationale.
La cour du lycée des Martyrs est restée déserte et l’atmosphère tendue ce matin, en présence de quelques responsables de l’établissement. Une délégation du ministère de l’Éducation nationale, conduite par le ministre d’État Aurélien Simplice Zingas, s’est rendue sur place pour évaluer l’ampleur des dégâts.
Les bureaux du proviseur et des surveillants, ainsi que la salle de sport, ont été saccagés. La cour est jonchée de bulletins scolaires et d’attestations déchirés. Seule la bibliothèque semble avoir été épargnée. À l’issue de cette visite, le ministre d’État a décidé de suspendre les cours jusqu’à lundi. Une mesure qui suscite déjà des inquiétudes chez les élèves.
Rencontrés à l’extérieur de l’établissement, des élèves de terminale redoutent notamment les conséquences de cette interruption sur le déroulement de l’année académique. « Nous sommes venus faire cours, mais les policiers déployés ici ont fermé les portails. Ils ont empêché les élèves et les enseignants d’accéder aux salles de classe. Nous avons envie d’apprendre, mais puisque les cours sont suspendus, nous sommes contraints de rentrer », déplore un élève.
De son côté, Dylan appelle les autorités à favoriser une reprise rapide des activités scolaires.
« Si les cours sont suspendus jusqu’à lundi et qu’ensuite on nous demande de faire des devoirs, comment allons-nous nous en sortir ? Ce qui s’est passé hier n’est pas la faute de tous les élèves. Je demande au gouvernement de prendre ses responsabilités afin que nous puissions reprendre les cours », plaide-t-il.
Présents sur les lieux, certains responsables du lycée des Martyrs refusent, pour l’heure, de s’exprimer. La tension reste palpable au sein de l’établissement.
Dans un communiqué publié mercredi, jour de cette émeute, le ministère de l’Éducation nationale a condamné les violences ayant opposé les élèves aux forces de l’ordre. Il a également annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les responsables.
Ces violences font suite à l’interpellation, la veille, par la police, d’élèves soupçonnés d’avoir volé le téléphone portable de l’un de leurs camarades. Cette intervention a provoqué la colère d’autres apprenants et déclenché les incidents enregistrés au sein de l’établissement.
