Centrafrique : des dizaines d’ex-combattants déposent volontairement les armes à Bossangoa
Elément d'un groupe armé passant le processus de désarmement dans le nord de la RCA. Photo : Réseaux sociaux.

Centrafrique : des dizaines d’ex-combattants déposent volontairement les armes à Bossangoa

Des ex-combattants issus de plusieurs groupes armés de la commune de Benzambé ont déposé volontairement les armes à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham. Plusieurs dizaines de personnes ont déjà participé à cette opération de désarmement organisée par le gouvernement centrafricain avec l’appui de la MINUSCA.

L’opération s’est déroulée du 1er au 3 novembre à Bossangoa. Bien avant, une équipe du ministère chargé du Désarmement, de la démobilisation, de la réintégration et du rapatriement (DDRR) s’était rendue à Benzambé, le 30 octobre dernier, d’où elle a ramené 32 ex-combattants. Ces derniers ont volontairement remis leurs armes et munitions de guerre en présence des autorités locales. D’autres anciens combattants ont ensuite rejoint le processus et restitué à leur tour leurs armes.

Parmi les participants figurent notamment d’anciens éléments des groupes Anti-balaka. Le nombre total de personnes concernées par cette opération n’est toutefois pas encore connu. Plusieurs armes de différents calibres, dont des fusils d’assaut AK-47, ont été récupérées.

À l’issue de cette opération, les ex-combattants ont été cantonnés à Bossangoa, dans l’attente des décisions de l’Unité d’exécution du Plan national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRRR). Selon nos informations, certains pourraient intégrer les rangs des Forces armées centrafricaines (FACA), tandis que d’autres bénéficieront d’un accompagnement en vue de leur réinsertion sociale.

Cette opération intervient après celle du 13 octobre dernier, au cours de laquelle 28 anciens combattants Anti-balaka avaient volontairement remis leurs armes. Elle fait également suite à une campagne de sensibilisation menée en octobre à Benzambé, Bossangoa et Boulakaba par le ministre chargé du DDRR, Henri Wanzet Linguissira.

La commune de Benzambé a été à plusieurs reprises secouée par des conflits armés. Ces nouvelles opérations de désarmement suscitent ainsi des attentes au sein de la population. Certains habitants saluent cette démarche et appellent les anciens combattants à tourner définitivement la page de la violence afin de consolider la paix et de contribuer au développement local.

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