Faustin-Archange Touadéra tend la main à la classe politique centrafricaine. Dans son discours d’investiture prononcé le 30 mars, le premier président de la 7ème république a appelé à l’unité pour reconstruire la nation centrafricaine. Un message qui ne passe pas du côté du Bloc républicain pour la défense de la constitution de 2016.
Pour Faustin-Archange Touadéra, l’heure n’est plus à la division, à la haine et au mépris. Dans cet appel à l’endroit de la classe politique centrafricaine, le président réélu s’est attardé sur l’une de ses principales missions : celle de répondre aux préoccupations de son peuple.
« Nous sommes un seul peuple »
« Je lance un appel solennel à tous les leaders politiques. Mettons la République au-dessus de nos divisions, de nos ambitions et intérêts personnels. Faisons tomber les murs de la méfiance, de la haine et de l’égoïsme. Car au-delà de nos divergences, de nos différences, une vérité demeure. Nous sommes un seul peuple. Ma mission la plus importante sera d’honorer votre confiance et de répondre aux espoirs d’un peuple qui a souffert », a-t-il déclaré.
Cet appel du président de la République n’est pas bien accueilli par le Bloc républicain pour la défense de la constitution de 2016. Dans une interview exclusive accordée à Radio Ndeke Luka, son porte-parole a affirmé que personne n’a besoin d’un quelconque appel pour se mettre au service de son pays.
« Je lui rejette l’objection »
« Il n’a pas de leçons à faire aux autres hommes politiques et aux Centrafricains, rétorque Martin Ziguélé, porte-parole du BRDC. Je lui rejette l’objection. On n’a pas besoin d’avoir un appel particulier de qui que ce soit, et dans un intérêt particulier, pour parler d’engagement pour la patrie. Personne ne demande de subsides, de faveurs ou de quoi que ce soit », a rétorqué Martin Ziguélé, porte-parole du BRDC.
Réélu le 28 décembre dernier pour un mandat de 7 ans grâce à une nouvelle constitution contestée par une partie de l’opinion, Faustin-Archange Touadéra doit faire face à un vaste chantier, notamment la reconstruction du pays après plusieurs décennies de crises militaro-politiques.
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