Des incendies sont de plus en plus signalés ces derniers temps à Bouar dans la Nana-Mambéré. La semaine dernière, plusieurs commerces sont partis en fumée au centre-ville. Alors que les vendeurs déplorent des pertes estimées à plusieurs millions de francs CFA, aucune structure de lutte contre l’incendie existe dans cette grande ville du Nord-ouest.
Le phénomène prend une dimension inquiétante dans le centre-ville de Bouar où plus d’une dizaine de cabanes, avec des effets et des sommes d’argent, sont parties successivement en fumée. Le dernier cas s’est produit dans la nuit du 5 au 6 avril. Les propriétaires ont évalué leur perte à plusieurs millions de francs CFA. « Il est difficile pour nous d’estimer les pertes. Ce qui est sûr, nous avons perdu beaucoup de biens. Ceux-ci peuvent être évaluées entre 4 et 5 millions de francs. C’est la troisième fois que cet acte se produise et nous ne savons comment faire face à cette situation », déplore Gabin Delamalé, un des sinistrés.
Alors que des voix s’élèvent pour appeler les autorités à une assistance afin de soulager les sinistrés, les autorités prônent la fermeté face au phénomène.
« Le dossier sera transmis »
« Il y a eu de fréquents cas d’incendie de kiosques dans la ville. Ça se passe généralement entre 1 et 2 heures du matin. J’attire l’attention de ceux qui font de mauvaises pratiques. Si l’origine de ces flammes est décelée, le dossier sera transmis au tribunal. Je compatis avec ceux qui ont perdu leurs biens, et je demande à la police et la gendarmerie d’être constantes sur le terrain », a marteléMichel Dieu béni Massina, maire de la ville de Bouar.
Bouar, une des principales villes de la République centrafricaine, manque d’un service de protection civile pour faire face aux catastrophes naturelles. Un réel danger pour la sécurité publique.
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