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Vue d'une classe de CI à l'école primaire de Sékia Dalet dans la préfecture de l'Ombella Mpoko

Centrafrique : la reprise des classes plombée par l’occupation de certains bâtiments scolaires par des sinistrés à Bangui

Pendant que la rentrée scolaire est déjà effective en République centrafricaine, de nombreuses écoles de Bangui sont encore occupées par des victimes d’inondations. C’est l’exemple des écoles Saint-Jean, Kina, Fatima garçons et Gnawara. Les sinistrés disent attendre de l’aide du gouvernement pour leur permettre de libérer les salles de classe.

A l’école Saint-Jean, située dans le 2ème arrondissement de Bangui, l’inquiétude des élèves et de leurs parents est grande. Sur les six (6) bâtiments que compte l’établissement, quatre (4) sont occupés par les sinistrés. Les responsables de l’école font savoir qu’ils essaient de faire avec les moyens du bord pour rendre effective la reprise des classes.

« Si le gouvernement ne fait rien, ils ne vont pas quitter les lieux »

"Nous sommes obligés de mettre les enfants dans les 4 salles de classe. Nous avons regroupé CI et CP, C1 et CE2, CM1 et CM2 en attendant que les sinistrés quittent l’établissement. Je demanderais au gouvernement de faire quelque chose pour les sinistrés parce qu’ils nous ont dit que si le gouvernement ne fait rien, ils ne vont pas quitter les lieux" a fait savoir à Radio Ndeke Luka, Romaric Djanaiang, directeur de l’école Saint-Jean Garçons.

L’occupation des salles de classe par ces sinistrés, inquiète aussi l’Association des parents d’élèves.

"On leur a demandé de sortir pour laisser la place aux enfants. Mais ils persistent. L’administration les avait autorisés à s’installer, bien sûr, mais les cours ont déjà repris. Il ne faut pas qu’ils handicapent plus de 1000 élèves. J’ai des inquiétudes parce que mes enfants fréquentent cette école" s’est indigné Michel Doli, un parent d’élèves.

La balle est dans le camp du gouvernement

De leur côté, les sinistrés affirment qu’ils manquent de moyens pouvant leur permettre de se relocaliser ailleurs. Ils demandent ainsi l’aide du gouvernement.

« Nous sommes conscients du démarrage des cours. Mais nous attendons le gouvernement pour nous accompagner à quitter » a indiqué Serge, un des sinistrés de l’école Kina.

Bernadette, une autre sinistrée, a également les yeux tournés vers le gouvernement.

"Nous n’avons pas les moyens pour aller nous procurer des logements ailleurs. Trouver du travail pour nous occuper de nos familles devient difficile. C’est pourquoi, nous avons les yeux tournés vers le gouvernement" a-t-elle fait savoir. 

Au ministère de l’Action humanitaire, un proche collaborateur de la ministre a indiqué au reporter de Radio Ndeke Luka que des mesures sont en cours afin de secourir les déplacés et leur permettre de quitter les salles de classe. Cependant, aucune précision n’a été donnée sur la nature de ces mesures ni sur le calendrier de mise en œuvre.

 

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