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L'ancien porte-parole de la coalition Séléka, Christian Djouma Narkoyo aux côtés de ses éléments à Grimari en janvier 2013

Centrafrique : l’ancien porte-parole de la Séléka, Christian Djouma Narkoyo, sera jugé à Bangui

Près de deux (2) semaines après son arrestation, le parquet de Bangui a affirmé, ce 19 avril, que l’ancien porte-parole de la rébellion Séleka, Christian Djouma Narkoyo, sera jugé à Bangui. Déclaration faite à Radio Ndeke Luka par le Procureur général, Didier Tambo, en marge du choix des jurés de la session criminelle. Par ailleurs, M. Tambo a indiqué qu’il n’était pas compétent à se prononcer sur la vidéo de crime circulant sur les réseaux sociaux. Vidéo qui incrimine des forces de défense et de sécurité centrafricaines.

Le parquet de Bangui avait gardé le silence malgré les multiples tentatives de Radio Ndeke Luka d’avoir sa réaction suite à l’arrestation de Christian Djouma Narkoyo, ancien porte-parole de la Séléka. L’homme a été arrêté à Béloko (Ouest), ville centrafricaine frontalière avec le Cameroun. Des indiscrétions laissaient entendre que M. Narkoyo était recherché par la Cour pénale internationale. Alors que le pays s’attendait à l’annonce de son transfèrement à La Haye, le Procureur général près la Cour d’Appel de Bangui, Didier Tambo a fait une déclaration surprise : "Christian Djouma Narkoyo sera jugé sur le sol centrafricain".

"Actuellement, il se trouve à la Section de recherches et d’investigations (SRI) où une enquête est ouverte à son encontre pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et association des malfaiteurs. Je précise qu’une information judiciaire sera ouverte par le parquet quand le dossier sera bouclé", a indiqué le procureur général.

Au stade actuel, l’on ne sait pas encore si Christian Djouma Narkoyo sera jugé par la Cour pénale spéciale (CPS) ou par la Cour d’Appel de Bangui.

La Cour martiale enquête sur la vidéo de crime sur les réseaux sociaux 

En réaction à la vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux montrant des hommes en treillis et parlant Sango, langue nationale, en train de torturer et exécuter des individus, le parquet général de Bangui évoque le principe de la séparation des juridictions.

"Nous avons maintenant les juridictions militaires. Il y a la Cour martiale et un commissaire du gouvernement qui fait office de procureur général. Il est déjà saisi de ces faits-là et les investigations sont en train d’être menées", a précisé Éric Didier Tambo.

L’Etat-major des Armées avait déjà réagi sur cette vidéo. Alors que des voix demandent l’ouverture d’une enquête, la hiérarchie militaire dénonce un montage dans le but de discréditer les forces de défense et de sécurité centrafricaines.

 

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