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Une patrouille conjointe des Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes

Centrafrique : un nouveau rapport de Human Right Watch cite des forces liées à la Russie dans de graves violations de droits humains

Dans un rapport publié, ce 03 mai, Human Rights Watch pointe du doigt des forces liées à la Russie, qui pourraient appartenir au groupe paramilitaire Wagner, d’avoir sommairement exécuté, torturé, battu des civils en février 2019 et novembre 2021 en Centrafrique.

Pour Human Right Watch, des « preuves convaincantes » démontrent que des paramilitaires russes soutenant le pouvoir en République centrafricaine ont commis « de graves abus » sur des civils, dont des meurtres et tortures, « en toute impunité » depuis 2019. Ces faits, selon l’ONG de défense des droits de l’homme, ont eu lieu à Bambari, Alindao, Nana-Bakassa, Kouki et Bossangoa.

D’après Human Rights Watch, ces agents ont rencontré une vingtaine de personnes victimes de ces abus et tortures, dont 10 victimes et 15 témoins ont indiqué que ces exactions auraient été commises par des hommes formellement identifiés comme des russes.

"En 2021, les chosesont commencé à être plus graves. Nous avons documenté les détections habituelles et la torture de certaines personnes accusées d'être des rebelles et plus sérieux, nous avons documenté au moins un cas d'exécution sommaire commis dans la préfecture de l'Ouham au centre du pays. Le 21 juillet, un groupe de civils ont été tués au bord de la route entre Bossangoa et Nana-Bakassa et ils ont été tués par les militaires russes", précise Lewis Mudge, directeur Afrique centrale de Human Rights Watch.

Sur ces accusations, Human Right Watch a indiqué avoir contacté le gouvernement centrafricain et le ministère russe des Affaires étrangères, qui n’ont pas donné suite. Le rapport de Human Right Watch est publié juste un mois après celui du Haut-commissariat de l’Onu pour les droits de l’homme, accusant les forces russes d’exactions sur des civils.

Un rapport mensonger selon le gouvernement centrafricain

Si le document publié pointe du doigt des forces russes dans des violations de droits humains, Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement, parle d’un rapport mensonger.

"Ce rapport est simplement erroné. La sécurité des centrafricains préoccupe au plus haut point le chef de l’Etat. Il ne cesse de nous le rappeler lors des conseils des ministres. Ceux qui produisent ces rapports le font pour des desseins inavoués mais le gouvernement s’engage tous les jours à améliorer les conditions de vie des centrafricains", répond le porte-parole du gouvernement.

En 2021, la division des droits de l’Homme de l’ONU avait documenté des violations de droits de l’Homme impliquant des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes. La conclusion d’une enquête ouverte par le gouvernement avait confirmé en partie ces violations.

 

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