#StopATènè : le vrai ou faux de Radio Ndeke Luka

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Encore un cas de torture à la police

Un travailleur du Super Marché Rayan à Bangui, a été appréhendé et passé à tabac jusqu’à avoir le bras droit cassé par les éléments de l’Office Centrafricaine pour la Répression contre le Banditisme (OCRB) central. Les évènements se sont déroulés il y a de cela une semaine. Le travailleur est accusé d’avoir volé un appareil portatif multifonction du patron du super marché. Il s’est présenté pour se faire entendre à Radio Ndeke Luka, le 7 août. L’information est rendue publique ce 9 août.

C’est une affaire de « détournement d’un appareil de marque IPAD, dont la valeur est estimée à plus de 500mille FCFA (environ 800 Euros »,  selon Bassan Alkrhas patron du super marché Rayan. Le travailleur mis en cause dans cette affaire de vol est frigoriste.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, il explique que « au début de l’histoire, le patron m’a appelé pour me demander si je n’ai pas pris l’appareil et je l’ai infirmé. Par la suite il disait que le montant de l’appareil sera défalqué sur mon salaire. Malgré que je ne me reconnais pas dans le présumé cas de vol, j’ai quand même accepté de peur de perdre mon emploi ».

« Le 2 août, ma femme a accouché et j’étais parti obtenir une permission. Le soir à 17heures, le patron s’était renu chez moi. Je croyais qu’il allait seulement me rendre visite mais il appelle aussitôt les éléments de l’OCRB qui sont venus chez moi et m’ont demandé de « dire la vérité ». Du coup, ils ont commencé à me frappé devant ma famille, puis m’ont embarqué dans leur véhicule. Arrivé dans leur locaux, ils m’ont déshabillé et m’ont sérieusement battu jusqu’à casser mon bras droit ».

Bassan Alkrhas patron du super marché Rayan, affirme pour sa part qu’il ne voulait pas que les choses en arrivent à ce niveau : tout ce qu’il voulait c’était seulement de retrouver son appareil. Mais les choses ont dégénéré au niveau de l’OCRB. Toute fois une somme de 50 .000 FCFA a été remise à la victime pour se soigner.

Fulgence Zeneth, vice président de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme, condamne cet acte qui selon lui, « viole l’intégrité physique de ce compatriote ». Il a par ailleurs affirmé que « l’acte sera analysé par les ONG des Droits de l’Homme et lorsqu’il se révélera exact, nous allons prendre une position claire, et au besoin, mener des actions en justice ».

Radio Ndeke Luka s’est rapprochée de la direction  de l’OCRB central, Aimé Antoine Tandonga chef de service des enquêtes et investigations reconnaît le fait et précise que l’enquête poursuit son cours.

Le 7 juin 2010, le super marché Rayan avait pris feu. Une dizaine de personnes avaient été arrêtées par la suite, puis déférées à la prison militaire de Bossembélé, à 150 km au nord-ouest de la capitale sans jugement, d’où ils croupissent encore. Ces personnes sont accusées d’avoir provoqué le sinistre suite à un contentieux avec le maître des lieux. Les pertes étaient évaluées à plusieurs milliards de Francs CFA

Le lendemain de l’incendie du super marché, le président centrafricain François Bozizé s’était personnellement impliqué pour faire arrêter les présumés coupables. Plus d’un an plus tard, ces prévenus sont toujours en prison et dans l’attente d’un procès.

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