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Premiers incidents dans la guerre des affiches

La guerre des affiches prend de l’ampleur dans cette campagne électorale en Centrafrique. Dans la journée du mercredi 12 janvier on a recensé plusieurs incidents à Bangui, la capitale. Des militants et sympathisants de différents camps politiques ont été victimes d’agressions. Ils avaient simplement le tort de circuler, comme dans toute campagne électorale normale, en brandissant des effigies de leur candidat dans la rue.

C’est ainsi qu’un sympathisant du candidat indépendant Ange Félix Patassé affirme avoir été battu par la garde présidentielle. La scène s’est déroulée au Stade Municipal dans le 1er Arrondissement de Bangui. Il relate les faits : « j’ai rencontré deux éléments de la garde présidentielle. L’un d'eux   m’a interpellé en me demandant qui m’a donné l’autorisation de porter un vêtement portant l’effigie de Patassé et de me rendre en ville avec. J’ai à peine eu le temps de répondre qu’il s’est mis à me rouer de coups. Je m’en suis sorti avec des blessures sur le corps. Je n’ai pas pu me défendre. Personne ne m’a porté secours. »

Des échauffourées qui auraient pu connaître une tournure encore plus dramatique ont été enregistrées. Elles ont opposé notamment des partisans du KNK (Kwa na kwa, le travail, rien que le travail), le parti au pouvoir et du candidat François Bozizé au chauffeur du candidat du MLPC (Mouvement pour la libération du peuple centrafricain), Martin Ziguélé. Un témoin oculaire de l’incident s’est confié à Radio Ndeke Luka : « Ca s’est passé dans le 4ème arrondissement, près de l’Hôpital de l’Amitié ; les partisans KNK ont demandé au chauffeur de Ziguélé de les autoriser à lui crever les yeux sur le T-shirt qu’il portait. Ils se sont aussitôt emparés du chauffeur pour mettre leur menace à exécution et quand ils l’ont relâché pour fuir, le pauvre chauffeur s’est retrouvé avec des blessures et ses habits déchirés. Heureusement que les blessures n’étaient pas tellement graves et il a pu reprendre la route ».

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