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2nd tour des législatives, les commissaires de la CEI veulent leur sous

A l’approche de la date du 27 Mars 2011, date du 2nd tour des élections législatives en Centrafrique, les commissaires locaux de la commission Electorale indépendante (CEI) de Bangui et de certaines villes de provinces de Centrafrique montent au créneau. Ils exigent du gouvernement le versement des arriérées d’indemnités. Pour ceux de Bangui les arriérés sont de 6 mois.

Les commissaires locaux des 8 arrondissements de Bangui se sont retrouvés ce 19 mars 2011 pour demander que ces indemnités soient versées avant la tenue du scrutin du 27 Mars. Selon le collectif, le second tour des législatives n’aura lieu qu’après le paiement de ces indemnités.

« Je suis convaincu que si ces indemnités ne nous sont pas payées, il n’y aura pas de 2nd tour des législatives. Je saisis aussi l’opportunité pour dire aux candidats admis au 2nd tour que si nous n’entrons as en possession de nos dûs, ça ne vaudra plus la peine de battre compagne, car il n’y aura plus des élections », dit Jean Jacques NDAMA, membre de la coordination du collectif des commissaires des comités locaux de la CEI à Radio Ndeke Luka.

Des centaines des commissaires locaux sont concernés par la revendication dont le montant n’est pas connu par Radio Ndeke Luka.

Même son de cloche à Bouar dans la Nana Mambéré (Ouest), où les commissaires locaux exigent le versement de 9.300.000 francs CFA (environ 14,177 euros). Seulement, à l’opposé de leurs pairs de Bangui, ils envisagent reprendre leurs activités.

Ils ont tput de même déposé une plainte collective au tribunal de grande instance de la ville de Bouar. Un commissaire confie à Radio Ndeke Luka, « Nous ne pouvons pas boycotter les élections dans notre pays à cause de la mauvaise gestion des membres de la CEI ».

Il poursuit que « nous avons décidé de reprendre notre travail par patriotisme mais si nous ne trouvons pas gain de cause, nous cesserons définitivement le travail ».

Plusieurs autres commissaires de certaines villes de province du pays avaient déjà conditionné le déroulement des législatives par le versement de leurs dûs. La campagne électorale se poursuit mais dans un calme qui fait douter certains observateurs de la tenue de ce scrutin.

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