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Président Faustin Archange Touadera à l'Assemblée générale de l'ONU

ONU : le président Touadera appelle à la levée totale de l’embargo

Faustin Archange Touadera a appelé, mardi 21 septembre, à la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de Centrafrique. Pour le président centrafricain, cette sanction décidée par le Conseil de sécurité de l’ONU en 2013, prive l’armée nationale de remplir sa mission régalienne. Il s’exprimait à l’occasion de la 76e Assemblée générale de l’ONU.

L’urgence pour faire face au défi sécuritaire reste, pour les autorités centrafricaines, la levée totale de cet embargo. C’est en partie le message porté par le chef de l’Etat centrafricain devant l’ONU. Selon lui, cet embargo « pèse injustement sur l’armée ».

Le Centrafrique et la crise sécuritaire depuis 2013 

En 2013, la coalition armée de la Seleka avait renversé le président François Bozizé. Les violences qui s’en étaient suivies avaient conduit l’ONU à placer le pays sous embargo.Ces violences ont entraîné des déplacements des centaines de milliers de personnes dans le pays et dans les pays frontaliers.

La complexité de la crise 

En février 2019, le gouvernement avait conclu un accord de paix avec quatorze groupes armés à Bangui. Un accord remis en cause par une partie des signataires à l’approche des élections générales de décembre 2020. 

Ces derniers avaient créé une alliance appelée « Coalition des patriotes pour le changement » (CPC) dirigée par l’ancien président François Bozizé. Ce dernier avait voulu empêcher la tenue des élections.  La CPC avait pris d’assaut la capitale le 13 janvier 2021. L’attaque avait été repoussée par l’armée centrafricaine et la Minusca.

Depuis février, une offensive contre la CPC a été lancée par les Forces armées centrafricaines (Faca) soutenues par leurs alliés russes. Mais faute de moyens humains et logistiques, des parties du territoire échappent toujours au contrôle de l’armée.

C’est dans ce contexte que l’appel du président Touadera pour la levée définitive de l’embargo intervient.

Les exigences de l’ONU

Depuis 2018, la République centrafricaine a bénéficié de quelques exemptions sur l’embargo. La Russie et la Chine lui ont notamment livré des kalachnikovs, des munitions ou des véhicules. Mais le Conseil de sécurité exige des garanties du gouvernement centrafricain pour lever définitivement les sanctions. Il demande à ce que les autorités centrafricaines s’engagent sur une feuille de route concernant les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) des combattants armés.

Les discussions à ce propos se poursuivent. En marge de l’Assemblée générale, le Président Touadera a reçu, mercredi 22 septembre, le président du comité de sanctions aux Nations Unies, Abdou Abarri.

 

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