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Michel Amine lors de la clôture du congrès extraordinaire de l'UNDP à Bangui en juillet 2015

Centrafrique: l’UNDP décide de tourner la page de ses querelles intestines

L’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) a organisé, samedi 25 septembre à Bangui un congrès extraordinaire. Ces assises visaient à élire un nouveau bureau pour rétablir la confiance parmi les militants et les responsables du parti. Le directeur de cabinet du ministère de l’Administration du territoire et le vice-président de la Cour Constitutionnelle étaient présents.

L’UNDP est confronté depuis quelques années à des discordes et à des divisions parmi ses militants et ses leaders. Conséquence, des départs massifs ont eu lieu à l’approche des dernières élections législatives. A la 6ème législature, l’UNDP avait quatorze députés. Aujourd'hui, le parti se retrouve avec un seul membre au parlement.

Pour endiguer ces problèmes, facteurs de l’affaiblissement du parti, son président fondateur Michel Amine a décidé d’organiser une grande rencontre pour des échanges entre ceux qui sont encore loyaux. Objectif à long terme : redynamiser les structures de l’UNDP et mener des actions politiques responsables pour prétendre à la conquête du pouvoir à l’avenir.

La nécessité d’une bonne gouvernance

Le nouveau bureau, composé de treize membres dont cinq femmes, a été élu à bulletin secret. Brice Komboro-Kongbassi en est élu vice-président. Le nouveau capitaine du bateau est conscient des défis qui l’attendent.

« Ma priorité consiste à redynamiser les structures de base afin de remonter la pente du parti presque mourant. J’aurais besoin de tous les camarades pour un travail concerté. En route pour la conquête du pouvoir, si nous nous divisons à cause de l’argent, le parti va tomber», déclare M. Komboro-Kongbassi.  

Le ministère de l’administration du territoire met en garde

A l’ouverture du congrès, le directeur de cabinet du ministre de l’Administration du territoire, David Gbéti a mis en garde contre la gestion non orthodoxe qui prévaut au sein des formations politiques.

« Le problème réel de la République Centrafricaine, c’est un manque de leadership. Les présidents des partis deviennent ministres, président de la République, députés, gestionnaires… Ce qui tue la démocratie, c’est cette gestion tribale, clanique, familiale, amicale. Le président fondateur fait tout et ne donne pas l’occasion aux autres membres du parti de s’épanouir», martèle David Gbéti.

Pour plus d’impartialité dans l’organisation de congrès, Michel Amine avait d’ailleurs désigné deux personnalités indépendantes : l’Abbé Iréné Poutabalé en tant que président et l’avocat défenseur Maitre Marius Bangati-Ngbangoulé comme rapporteur général.

 

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