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Le Président Faustin Archange Touadera avec les hauts dignitaires à l'ouverture des travaux du dialogue républicain à Bangui, mars 2022

Centrafrique : le dialogue républicain lancé par Faustin archange Touadera à Bangui

Le dialogue républicain, tant attendu par les centrafricains, s’est ouvert ce lundi, 21 mars 2022 à l’hémicycle de l’Assemblée nationale à Bangui. Plus de 450 participants, venus de Bangui et de l’intérieur du pays, prendront part durant une semaine aux échanges. Cette concertation nationale a débuté sans les partis politiques de l’opposition qui ont claqué la porte à la veille de l’ouverture.

Les travaux de ces assises ont été lancés vers 11heures (10h TU) par le chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, en présence de plusieurs personnalités politiques, dont des anciens chefs d’Etat ainsi que des diplomates accrédités dans le pays. Pour le numéro un centrafricain, ce dialogue n’est l’occasion de faire le procès de qui que ce soit mais plutôt, l’occasion de panser les plaies.

« Nous ne sommes pas là pour faire un procès »

"Nous sommes réunis ici, pour laver le linge sale en famille. Pour alléger nos cœurs, nous dépouiller du vieil homme et revêtir un cœur nouveau. Nous ne sommes pas là pour faire le procès de l’opposition, ni de la majorité présidentielle. Mais, c’est pour percer l’abcès, panser nos plaies, cesser nos querelles et enterrer la hache de guerre. Les raisons de nos échecs ne sont pas seulement politiques et économiques" a affirmé Faustin-Archange Touadéra, président centrafricain.

Ce dialogue s’ouvre sous fonds de divergence avec le refus de l’opposition démocratique d’y prendre part. Pour les responsables des partis de l’opposition dont les principaux sont la COD-2020, le MLPC et le PATRIE, des préalables proposés n’ont pas été pris en compte lors des travaux.

« Ces exigences sont des lignes rouges à ne pas franchir »

"Nous avons pensé que pour sortir de cette crise, il y a des questions qui ne doivent pas être éludées. Ainsi, nous avons fait des propositions de thématiques, dont la crise électorale, la réforme structurelle des institutions républicaines et la signature d’un accord politique par les entités participant au dialogue républicain. Cependant celles-ci ont été rejetées par le pouvoir. Pour nous, ces exigences sont des lignes rouges à ne pas franchir" a déclaré Nicolas Tiangaye, porte-parole de la COD-2020.

La majorité présidentielle, pour sa part, fustige ce retrait et le qualifie d’« absurde ». A cet effet, elle dit prendre le peuple centrafricain à témoin.

"C’est absurde.Ce ne sont pas des raisons qui peuvent justifier leur retrait de ce dialogue. Ils étaient dans le comité préparatoire et ont travaillé en toute transparence. Et au dernier moment, pour des motifs pas du tout valables, ils décident de se retirer. Nous prenons le peuple à témoin. Le peuple doit comprendre que ces gens-là n’aiment pas la paix" a rétorqué Mathurin Dimbélé Nakoé, coordonnateur du Mouvement Centrafrique Débout, une organisation de la société civile proche du pouvoir.

Ce dialogue se déroule sans les groupes armés. Les échanges seront axés sur cinq (5) grandes thématiques. Notamment, Paix et sécurité, gouvernance politique, Etat de droit, Renforcement démocratique et institutionnel, développement économique et social, Politique étrangère et Coopération internationale. Ils prendront fin le dimanche 27 mars 2022.

 

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