Centrafrique : plus d’un millier de femmes exigent la convocation d’un référendum constitutionnel©Droits réservés
Une vue des femmes membres du Cercle des femmes républicaines lors de la mobilisation du 29 septembre 2022 à Bangui

Centrafrique : plus d’un millier de femmes exigent la convocation d’un référendum constitutionnel

Près d’une semaine après le verdict de la Cour constitutionnelle, des initiatives populaires pour la réécriture de la Constitution refont surface. Plusieurs milliers de femmes, venues de tous les arrondissements de la capitale, ont manifesté, ce jeudi 29 septembre, devant le palais de la Renaissance. A l’issue de cette mobilisation, un mémorandum a été remis au chef de l’Etat. Lequel leur a promis une réponse très prochainement.

C’est une immense foule qui, dans les premières heures de la matinée, a pris d’assaut l’entrée du palais de la Renaissance à Bangui. Il s’agit des membres du Cercle des femmes républicaines. Elles sont venues remettre un mémorandum au président de la République, tout en lui exigeant d’organiser, dans un bref délai, un référendum constitutionnel.

« Lorsque vous avez des doutes, consultez le peuple »

« Nous sommes témoins le 30 mars 2021, lors de votre investiture, où la Cour constitutionnelle s’est adressée à vous, par la voix de sa présidente. Lorsque vous avez des doutes dans l’exercice de vos fonctions, consultez le peuple. Nous sommes le peuple. Monsieur le président, nous estimons que les constituants de 2016, dans leurs prétentions personnelles, n’ont pas le pouvoir d’hypothéquer l’espoir du développement du peuple » a martelé Régina Kozimongo, coordonnatrice du Cercle des femmes républicaines.

Pour sa part, le locataire du palais de la Renaissance dit prendre acte de la demande faite par ces femmes. Cependant, il promet leur répondre dans les jours à venir.

« Je ne peux pas vous répondre dès maintenant » 

« Ce que vous avez dit est très pertinent. Personnellement, je vais y réfléchir. Je ne peux pas vous répondre dès maintenant, vue la profondeur de vos recommandations. Ainsi, nous allons le faire dans le respect des lois de la République afin de faire régner la paix dans le pays » a rétorqué Faustin-Archange Touadéra, président de la République centrafricaine.

Alors que la Cour constitutionnelle a sifflé la fin du match dans cette affaire de modification ou d’édition d’une nouvelle loi fondamentale, les proches du pouvoir, en l’occurrence le Front républicain, multiplient ces derniers jours des mouvements pour demander au président de la République de consulter le peuple.

 

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