Haut Mbomou : la ville de Obo secouée jeudi par une manifestation de réfugiés©RNL / Stéphane Andjioyo
Obo placée sur la carte de la RCA (photo d'illustration)

Haut Mbomou : la ville de Obo secouée jeudi par une manifestation de réfugiés

Les réfugiés sud-soudanais et congolais basés dans la ville de Obo, chef lieu du Haut Mbomou, se sont soulevés ce 12 septembre 2019 contre une décision des responsables de la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Dans cette même ville, trois chasseurs ont été portés disparus mercredi 11 septembre alors qu’ils partaient à la chasse.

C’était un jeudi mouvementé à Obo. Les réfugiés sud-soudanais et congolais ont protesté contre la somme de 2000 francs proposés en compensation de l’aide alimentaire du PAM au lieu de 6000 francs initialement prévus. « Le HCR a l’habitude de donner des rations alimentaires aux réfugiés. Au cas échéant, une somme de 6000 francs Cfa est remise pour une durée de 30 jours. Or, ces réfugiés ont passé deux mois sans rations alimentaires ni frais de compensation. Le HCR leur a proposé la somme de 2000 francs Cfa pour 20 jours, ce qui les a mécontentés« , a raconté Moïse Bakoua, correspondant de Radio Ndeke Luka à Obo.

Difficile selon le correspondant d’avoir la version des faits des responsables mis en cause. Seulement, des négociations sont ouvertes entre les manifestants, les responsables de la CNR, du HCR, de la Minusca et le sous-préfet de Obo pour trouver un terrain d’entente.

Et pendant que les réfugiés étaient en train de manifester, 3 chasseurs parmi 12 autres partis mercredi 11 septembre à la chasse ont disparu en brousse. Selon les informations, ils auraient été attaqués par des hommes armés à plus de 25 Km en pleine forêt dans le nord-est de Obo.

« 12 chasseurs partis en brousse ce mercredi, étaient attaqués aux environs de 17 heures par des hommes armés. 9 ont pu s’échapper et 3 sont restés encore en brousse« , a expliqué Moïse Bakoua soulignant que « Jeudi matin, une partie des Forces Armées Centrafricaines est partie à la recherche de ces chasseurs« . Selon Moïse Bakoua,  jusqu’ à jeudi soir, aucune information n’est parvenue dans la ville pour rassurer les parents.

Au moment où nous mettons l’information en ligne, les yeux sont encore tournés vers les recherches en cours, menées par les Forces Armées Centrafricaines.