#StopATènè : le vrai ou faux de Radio Ndeke Luka

ActualitésSécurité

©RNL / Brice Landry Ndangoui
Elément d'un groupe armé opérant sur le territoire centrafricain

Centrafrique : la situation sécuritaire demeure préoccupante dans le Nord-ouest centrafricain

Plusieurs centaines de maisons ont été incendiées, ce 14 janvier 2022, dans le village Herbo, non loin de la frontière centrafricano-tchadienne. Les autorités locales en pointant du doigt le groupe 3R, dénoncent le laxisme de la Minusca.

Depuis mi-décembre 2021, les rebelles de 3R multiplient les attaques contre les civils dans les localités du Nord-ouest centrafricain. Ces hommes armés font parler d’eux au quotidien dans les préfectures de l’Ouham-Pendé et de la Lim-Pendé. Plusieurs affrontements les ont opposés entre décembre 2021 et janvier 2022 avec les Forces armées centrafricaines. Ainsi, ce 14 janvier, le groupe rebelle a pris pour cible le village Herbo, situé non loin de la frontière centrafricano-tchadienne, dans la région de Ngaoundaye. Plusieurs centaines de maisons ont été incendiées et des milliers de civils contraints à fuir en brousse ou vers les localités périphériques. Les autorités locales, elles, dénoncent l’inaction des Casques bleus de la Minusca.

« Je me demande quel est le rôle de cette Minusca »

"Aujourd’hui au village Herbo, il n’y a plus rien. Que de cendres. Le groupe armé 3R est en train de massacrer la population civile, incendier les greniers et les habitations, la Minusca est là. Je me demande quel est le rôle de cette Minusca, notamment le contingent bangladais qui est à Ndim. C’est ça, voler au secours de la population" a déploré Ernest Bohnang, député de Ngaoundaye 3.

La Minusca accusée d’inaction par le député Ernest Bohnang n’a pas encore réagi.

Déplorant cette situation qui affecte plusieurs villages de la zone, les autorités locales appellent le gouvernement à doubler d’efforts afin de protéger ces populations meurtries.

« Ces gens ne sont-ils pas des centrafricains ? »

"Plusieurs fois, on a demandé au gouvernement de voler au secours des populations, il n’y a pas de réaction. Ces gens ne sont-ils pas des centrafricains ? Nous demandons au gouvernement de doubler d’efforts pour protéger les populations de Ngaoundaye, notamment les villages Nzakourou, Nzamaré, Katé Herbo et Nzana", lancé l’élu de la Nation.  

Par ailleurs début janvier, deux personnes ont été tuées et de nombreuses maisons ont été incendiées dans les villages Karé et Kagoué, non loin de la ville de Batangafo. Selon des sources locales, l’attaque a été commise par des hommes armés proches de la CPC. D’autres sources affirment que deux femmes et un enfant ont été kidnappés par ces assaillants. Pour les autorités locales, la population est à la merci des rebelles.

"Depuis une semaine, la situation est devenue préoccupante. Une femme enceinte et un maitre-parent ont été tués. Deux autres femmes ont été enlevées et emmenées à une destination inconnue. Plusieurs maisons sont incendiées. Aujourd’hui, ces populations qui ont fui en brousse, vivent comme au moyen-âge" s’est alarmée Carmen Ducasse Ndotiga, députée de Batangafo 2.

A Bangui, les autorités n’ont pas encore officiellement réagi à cette recrudescence de l’insécurité constatée depuis fin décembre 2021 dans le Nord-ouest centrafricain.

 

Sur le même sujet:

Centrafrique: l’insécurité refait surface dans certaines régions

Radio ndeke luka est soutenue par
Union européenne
Confédération Suisse