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Des éléments de L'UPC oeuvrant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018

Centrafrique : les autorités locales de Mingala appellent Bangui à l’aide

Les habitants de Mingala dans la Basse-Kotto, situé à 640 kilomètres de Bangui, décrient l’absence des forces de l’ordre dans la ville pour assurer leur sécurité. Cette situation perdure depuis le déclenchement des conflits armés en 2013. A cet effet, les populations lancent un cri de cœur aux autorités de Bangui pour le déploiement des éléments de sécurité dans la localité.

C’est presqu’un sentiment d’abandon qui illumine le visage de Martial Kabassi, l’unique autorité locale encore présente à Mingala. Les habitants de cette ville dont la population est estimée à plus de 45 mille personnes se disent abandonnées à eux-mêmes depuis plusieurs années.

"Nous avons trop souffert. La population est livrée à la merci de la nature. Et le gouvernement n’a rien fait pour la population de Mingala. Notre souhait est que le gouvernement fasse des efforts pour assurer notre sécurité. Ce sont des êtres humains qui vivent ici. Si rien n’est fait pour soulager la population, qu’est-ce qu’elle va devenir ? Beaucoup de gens avaient fui mais ils sont de retour. C’est la sécurité que nous réclamons", s’alarme Martial Kabassi, le maire de Mingala.

Les Forces de défense et de sécurité sollicitées pour la restauration de l’ordre

La présence des forces armées Centrafricaines rendra, selon l’autorité municipale, le climat sécuritaire propice pour un retour des fonctionnaires et agents de l’Etat.

"Ni la gendarmerie, la police, les FACA, ni les représentants du gouvernement ne sont présents à Mingala. Il n’y a que moi en tant que Maire, le seul représentant des autorités administratives. Ce que nous réclamons, c’est la sécurité. Ce qui facilitera le redéploiement des autorités affectées à Mingala", dit-il.

Une ville difficile d’accès

La ville de Mingala étant enclavée, empêche une intervention militaire rapide pour libérer la ville sous contrôle des hommes de l’Unité pour la paix (UPC) en Centrafrique depuis 2013. Ce mouvement armé occupe cette localité pour ses chantiers miniers et en 2019 des exactions sur les populations par l’UPC ont été rapportées par des ONG internationales. 

Distant de 95 km d’Alindao, Mingala était le bastion des groupes armés Seléka et Antibalaka. Plusieurs violations des droits humains notamment tortures et exécutions sommaires ont été commises sur des civils. Les parents des victimes réclament toujours du gouvernement justice et réparation. A Bangui, les autorités n’ont pas encore officiellement réagi à cette plainte.

 

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