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Quelques représentants des agriculteurs et éleveurs lors d'une réunion de sensibilisation à Benamkor, au Nord de Paoua

Centrafrique-Koui : agriculteurs et éleveurs signent un accord de cohabitation pacifique

Pour prévenir les conflits entre agriculteurs et éleveurs et gérer pacifiquement leurs mésententes liées au passage de bétails dans le Nord-ouest centrafricain, les deux parties ont signé fin mars, un accord à Degaulle dans la sous-préfecture de Koui. Une initiative de l’ONG GDAP.

L’accord a été signé devant les autorités locales de Koui. Les représentants des éleveurs et agriculteurs ont accepté de résoudre leurs problèmes sans avoir recours aux armes. En effet, ils se sont engagés à respecter les zones délimitées par les autorités locales ; à privilégier les discussions en lieu et place de confrontations. Par ailleurs, les deux parties se disent prêtes à dénoncer l’incursion incontrôlée d’éleveurs étrangers qui viendraient paître leurs bœufs dans les champs de particuliers. 

Privilégier un règlement pacifique en cas de conflit

"Lorsqu’on parle de transhumance, il y a des bétails qui viennent de l’étranger et qui, trop souvent, détruisent les plantations. Généralement, cela génère des conflits. C’est la raison pour laquelle agriculteurs et éleveurs décident aujourd’hui de mettre en place ce contrat social qui leur permettra, en cas de conflit, de régler les litiges d’une manière pacifique" a fait savoir Maixent Juvénal Amolo, procureur de la République, près le Tribunal de grande instance de Bocaranga.

Cette initiative est saluée par les représentants des deux parties. Du côté des éleveurs, l’on souhaite une amélioration des relations avec les cultivateurs.

"Je souhaite que les conflits entre agriculteurs et éleveurs cessent. Cela fait cinq ans qu’on ne vit pas en parfaite harmonie. Maintenant que la confiance revient peu à peu, je ne veux plus avoir de problèmes avec les agriculteurs. On ne doit pas être tout le temps en conflit car nous sommes tous les fils de ce pays" a déclaré Yaya Salé, représentant des éleveurs de Koui.

« Un bel exemple pour une meilleure cohabitation »

Les autorités locales, elles, saluent l’engagement de ces deux acteurs. Elles estiment que cette démarche renforce le vivre-ensemble entre les populations.

"Je suis très ravi de cette rencontre qui nous réunit à Koui. Je pense que cela va davantage contribuer au renforcement de la cohésion sociale dans la région. Car si les éleveurs et les agriculteurs décident ensemble de mettre en place ce mécanisme, c’est un bel exemple pour une meilleure cohabitation" a loué André Oukalaya, secrétaire général de la mairie de Bocaranga.

Ce programme, financé par la FAO, est réalisé dans le cadre du Projet d’appui au renforcement de gestion concertée et apaisée de la transhumance. Il intervient après de multiples conflits fratricides qui opposent ces acteurs. 

 

 

 

 

 

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