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Une pancarte indiquant le centre-ville de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto

Centrafrique : des députés et ressortissants de la Haute-Kotto alertent sur la résurgence de l’insécurité

Les députés et les ressortissants de la Haute-Kotto dénoncent la recrudescence des violences ces derniers jours aux alentours de la ville de Bria. Le dernier évènement en date est celui du mardi 13 septembre 2022, au village Kpassoro situé à 3 km de la ville sur l’axe Yalinga. Une attaque, menée par des hommes armés, a occasionné le déplacement de plusieurs centaines d’habitants vers Bria, chef-lieu de la préfecture.

Selon le collectif des députés de la Haute-Kotto, des hommes armés bloquent les principaux axes menant à Bria depuis plusieurs semaines. La présence de ces rebelles empêche les populations de vaquer librement à leurs occupations. Le collectif rappelle au gouvernement, les responsabilités qui sont les siennes.

Rétablir la sécurité pour la libre circulation

"Nous demandons avec insistance au gouvernement et à la Minusca de prendre les dispositions nécessaires pour rétablir la paix et la sécurité dans la préfecture de la Haute-Kotto afin de permettre la libre circulation de la population. Nous demandons aussi aux organisations nationales et internationales d’apporter une assistance humanitaire d’urgence au profit de ces déplacés et victimes de viol" a lancé le député de Bria 2, Jacques Tafogo, membre du collectif des députés de la Haute-Kotto.

Même son de cloche du côté de l’Association des ressortissants de la Haute-Kotto (ASSOREHK) qui condamne, elle aussi, la récente attaque du village Kpassoro, situé à la périphérie de Bria. Néanmoins, elle demande à la population de collaborer avec les forces de défense et de sécurité.

"Pour contribuer à la paix, cette paisible population de Bria, de Yalinga et de Ouadda doit absolument coopérer avec les autorités locales, civiles et militaires qui sont stationnées à Bria. Elle doit leur mettre à disposition, les informations en temps réel et dénoncer tout ce qui ne marche pas. Que cette population garde son calme. Le gouvernement qui est censé nous sécuriser, fera quelque chose pour elle" a espéré Richard Tchapka, président de l’ASSOREKH.

Si l’attaque perpétrée par des hommes armés, le 13 septembre 2022, n’a pas fait de victimes, elle a néanmoins provoqué le déplacement de plus de 500 personnes de la périphérie vers le centre-ville de Bria.

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