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Des éléments des Forces armées centrafricaines en partance pour une mission de sécurisation à l'intérieur du pays

Centrafrique : le ministère de la Défense note des avancées dans la mise en œuvre du Plan national de défense

Le ministère de la Défense nationale a évalué, ce jeudi 20 octobre 2022, le Plan national de défense adopté en 2016. L’évaluation a été faite, à Bangui, en présence de militaires retraités, de veuves et orphelins de militaires tombés au front. Les autorités militaires ont noté une avancée dans la mise en œuvre dudit plan même si des défis restent à relever.

L’évaluation du Plan national de défense est faite régulièrement mais la particularité est mise cette fois sur la prise en charge des décès, blessés, orphelins et veuves des militaires. Lors de l’évaluation faite en présence d’anciens militaires, de familles de soldats tombés au front, le ministère de la Défense nationale a noté des avancées dans la mise en œuvre de ce plan.

D’une armée de projection à une armée de garnison

"A l’époque, notre armée était une armée de projection. Dans ce plan national de défense, nous avons envisagé la mise en garnison de nos éléments sur le terrain afin qu’ils soient à proximité des théâtres des opérations et de la population. En terme d’avancées, nous avons déjà des éléments sur le terrain. Je citerai par exemple, la zone de défense pilote de Bouar" a expliqué Joachim Silla, directeur de cabinet au ministère de la Défense.

Ces avancées doivent également être traduites dans le quotidien des victimes de guerre et leur famille. La présidente de l’Organisation des veuves et orphelins des militaires s’en explique.

"Les jeunes qui tombent sur le terrain en ce moment, leurs épouses sont de jeunes filles qui ont entre 16 et 18 ans et qui n’ont même pas de maisons. Quelle solution le ministère compte trouver afin de subvenir aux besoins de ces jeunes veuves et des orphelins" s’est interrogée Nana Odette Dongoué, présidente de l’Organisation des veuves et orphelins des militaires.

Certaines veuves mettent l’accent sur la moralité des personnes qui doivent être recrutées pour la réussite de ce Plan national de défense.

« Le rôle d’un militaire n’est pas d’aller braquer »

"A notre époque, pour recruter quelqu’un dans l’armée, on procédait à une enquête de moralité. Je souhaite que dans cette réforme, on puisse montrer à ces militaires, leur rôle aux côtés de la population. Il faut qu’ils sachent que le rôle d’un militaire n’est pas d’aller braquer ou influencer avec son arme. Mais, son rôle est de protéger le pays et la population" a souhaité Chantal Kongba, veuve d’un militaire.

Certains militaires retraités, invités pour la circonstance, déplorent le manque de bonne coopération entre eux et les militaires encore en fonction.

Selon les officiers de l’armée, présents à l’évaluation de ce plan, toutes les recommandations issues de la rencontre seront transmises à qui de droit.

 

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