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Un véhicule de transport de marchandises sur la route nationale n°6

Centrafrique: les agriculteurs de l’axe Mbaïki confrontés à de sérieuses difficultés d’écoulement de leurs produits champêtres

Les agriculteurs de l'axe Bangui-Mbaïki, sur la route nationale n°6, éprouvent des difficultés dans l'évacuation de leurs produits agricoles. Le cas des habitants du village Yamboro, situé à 25 kilomètres de Bangui en est un exemple. Ces difficultés font suite à l'interdiction de circulation des taxis-motos sur toute l'étendue du territoire.

Plus d'un mois après la décision des autorités centrafricaines interdisant la circulation des mototaxis sur le territoire national, pour des raisons sécuritaires, l'évacuation de certains produits champêtres devient difficile. Sur l'axe Bangui-Mbaïki par exemple, les cultivateurs éprouvent d'énormes difficultés dans l'écoulement de leurs produits de champs.   

Pour ces agriculteurs, notamment ceux du village Yamboro, les mototaxis sont le seul moyen de transport pratique et le plus rapide. Ils déplorent ainsi le fait que ces moyens de transport ne viennent plus dans leurs localités. 

"Nous cultivons la terre et notre vie en dépend. Si les mototaxis et les commerçants ne viennent pas, comment allons-nous évacuer nos produits ? J'en appelle au gouvernement pour revenir sur sa décision afin de nous permettre de bien vivre" a déploré Marie-Claire, une commerçante.

D'autres commerçants par contre se disent fatigués des coûts excessifs du transport de la part des conducteurs de mototaxis. Toutefois, ils imputent la responsabilité aux forces de l'ordre.

"Nous achetons ici des produits de première nécessité pour revendre à Bangui. Cependant en route, c'est très difficile. Les gendarmes mettent en difficulté les conducteurs avec les formalités. Ils leur demandent souvent de payer 3.000 voire 5.000 francs. Par après, ces derniers viennent nous facturer cher. On trouve même pas de bénéfice" a fait savoir Chancela, une autre commerçante.

Les conducteurs de mototaxis de leur côté, justifient cette augmentation du tarif par le fait qu'ils subissent trop de tracasseries en route. Devant ces difficultés, les cultivateurs appellent le gouvernement à lever cette interdiction pour l'intérêt des consommateurs.

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