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©RNL/Rolf Steve Domia Leu
Transport fluvial par les "taximen du fleuve", juillet 2021

Bangui: à la découverte « des taximen de la rivière » sur l’Oubangui

De nombreux jeunes de l’ile Mbongossoa sont passionnés par le transport fluvial. On les appelle les « taximen de la rivière ». Leur activité consiste à aider des personnes et des bagages à traverser l’Oubangui par le biais de leurs pirogues. Ils desservent les secteurs port pétrolier, l’île Mbongossoa et les contrées environnantes. Radio Ndeke Luka a suivi William Rekonzi, l’un d’entre eux.

Les reflets dorés du soleil jaillissent sur la rivière Oubangui. Des simples passagers et commerçants attendent sur la rive pour embarquer dans les pirogues afin de traverser vers l'ile Mbongossoa. William Rekonzi, jeune taximan de la rivière s’apprête à traverser. Le jeune s’assoit à l’extrémité de sa pirogue de 12 mètres, transporte huit passagers, quelques bagages, avec une capacité de charge allant jusqu’à 2 tonnes.

Les prix, selon William, varient d'un client à un autre. "Pour ceux qui ne savent pas nager, le prix est différent. Ils payent 500 ou 1000 francs selon la distance. S’il y a un cas de naufrage, je prends le risque de sauver leur vie car je sais nager. Par contre, ceux qui savent nager payent 200 francs", fait-il savoir.

Fils de pêcheur, ce jeune homme, grand de taille, a passé 20 ans dans cette activité. Selon lui, pendant cette saison pluvieuse, la navigation est dangereuse.

"La navigation est facile pendant la saison sèche. Mais ce n'est pas le cas quand la saison pluvieuse est là. On dépense beaucoup d’énergie. L’eau a atteint le niveau supérieur avec des courants qui rendent difficile la traversée", explique William Rekonzi.

Mariama, vendeuse de poissons, s’apprête à traverser la rivière avec ses deux enfants. Elle discute le prix avec le piroguier avant de passer de l'autre côté à la rencontre des pêcheurs.

"J’étais allée de l’autre côté pour faire mes courses. Je vends des poissons au port pétrolier. Tous les jours, je pars sur l’ile des singes pour m’approvisionner. Je paye 200 f à chaque traversée",

Pour William, il n’y a pas de sot métier. Père de deux enfants, c'est grâce à ce travail qu’il arrive à joindre les deux bouts afin de subvenir aux besoins de sa famille.

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