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©RNL/Gasmala Moustapha
Vue du bord de la Kotto où des tas de sable sont entassés, Bria, janvier 2023

Centrafrique : l’extraction et la vente du sable, une activité lucrative à Bria

A Bria, ils sont plusieurs dizaines, hommes et femmes, à s’adonner à l’extraction et à la vente du sable. Une activité qui leur permet de subvenir à leurs besoins malgré le risque que cela représente.

Dans la préfecture de la Haute Kotto, notamment à Bria, des jeunes désœuvrés font du métier d’extraction du sable, une source de revenus pour lutter contre la pauvreté. Plusieurs dizaines des sans-emploi s’adonnent à cette activité pour leur autonomie financière et contribuer efficacement au relèvement de la localité.

Parmi les acteurs qui œuvrent dans ce domaine, il y a aussi l’association « Guigui ti Zokwé ». Créée en 2012, elle compte 26 membres dont la principale mission est la lutte contre la pauvreté. Ils se sont fixé comme objectif de valoriser l'extraction du sable dans la rivière Kotto. Selon ces derniers, ils bravent de multiples risques pour mener cette activité.

Les risques

"Nous courons beaucoup de risques en faisant ce travail. Des fois, on peut se noyer si on ne sait pas nager. La pirogue peut se disloquer avec le chargement. Souvent, des morceaux de bois dans l’eau peuvent te blesser",  explique Thierry Ndezamé, président de l’association Guigui ti Zokwé.

Malgré les risques liés à ce métier, Bruno Kozoma, un exploitant avec une décennie d’expérience à son actif, met en exergue les avantages y relatifs.

« Je vis grâce à ce travail »

"Ce travail me fait du bien parce que grâce à ce métier, je me suis marié et j’ai eu des enfants que j’ai envoyés à l’école. Avec ce travail, je m’occupe normalement de mon foyer. Je prends aussi ma vieille mère en charge. J’ai payé une parcelle sur laquelle j’ai construit. Je vis chez moi grâce à ce travail", témoigne Bruno Kozoma.

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Pour faciliter l'évacuation de leurs produits, les membres de cette association ont noué des relations avec plusieurs clients mais aussi avec des organisations humanitaires dans la localité.

Bravoure des femmes

"Ils peuvent se rendre en pirogues à 4 ou 5 kilomètres pour extraire du sable. J’apprécie particulièrement les femmes. Elles peuvent, depuis leurs pirogues, plonger et extraire du sable fin par exemple. Je leur ai déjà acheté plusieurs bennes de sable", salue Timothée Ngaba, un client.                          

Selon les pratiquants de ce métier, les prix de 4 mètres cubes de sable varient de 15.000 à 20.000 francs CFA, puis le 6 mètres cubes de 20.000 à 30.000 francs CFA. Cette tarification évolue en fonction des saisons.

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