DébatsPatara

©RNL/Stéphane Andjiyo
Paul Crescent Béninga, leader de la société civile, André Nalké Dorogo, vice-président de l'URCA, Alexis Ndui Yabela, cadre du MCU, Fidel Gouandjika, conseiller spécial du chef de l'Etat et Maurice Lenga secrétaire général de la CRPS

la disparité des réponses du gouvernement aux groupes armés

« Pourquoi le gouvernement utilise toute son énergie pour mettre hors d’état de nuire Abdoulaye Miskine et lésine sur les moyens pour les autres leaders armés » ? 

Depuis le retour à l'ordre Constitutionnel le 30 mars 2016, les groupes ont proliféré avec cortège de mort sur presque tout le territoire du pays. Fragilisé, le gouvernement a su conclure en février dernier un accord de paix soutenu par la communauté internationale.

Depuis lors, plusieurs cas de violation sont enregistrés, Antibalaka, Séléka, UPC, MPC, FPRC bref tous les groupes armés ne cessent de violer les dispositions pertinentes de l'accord.  Seulement, la réponse du gouvernement varie selon la tête du client. Le gouvernement avait opté en mars de l'année la fermeté en frappant les éléments du FDPC ayant fait obstruction sur le corridor économique Bangui Douala. Pour le faire, le gouvernement s'était appuyé sur la Minusca pour créer les conditions de libre circulation des biens et des personnes dans l'ouest du pays. Bilan, plusieurs personnes arrêtées, une information judiciaire ouverte  contre Abdoulaye Miskine et ses Hommes. Si l'acte du gouvernement était louable en ce temps là, il ne servira pas de signaux pour les autres groupes armés. Cette posture du gouvernement est au centre d'analyse et d'opinion des leaders politiques du MCU, présidence de la République, de l'opposition à savoir l'URCA, la CRPS et la société civile.


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