Affrontements inter Anti-balaka à Bangui Des affrontements opposent depuis plus de 72 heures des Antibalaka entre eux  à Boy-rabe dans le 4e arrondissement de Bangui.  Le groupe des Antibalaka constitué en majorité d’éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont du mal à digérer les agissements de leur compagnon d’arme Andilo et sa bande qu’ils considèrent comme des civils qui excellent dans des comportements désobligeants.

A en croire plusieurs sources concordantes à Bangui, l’humiliation infligée en public par Andilo à un des FACA et la récupération d’un véhicule ravi par ce dernier, ont été à l’origine de ces heurts.

Cette situation conflictuelle s’avère préoccupante pour les responsables de cette milice armée. Joachin Kokaté, conseiller spécial chargé des affaires extérieures des Antibalaka et chargé du Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) à la Primature, a expliqué ce dimanche à Radio Ndèkè Luka que des mesures sont prises pour mettre fin aux crépitements d’armes.

« Nous avons pris des décisions fermes pour punir et sanctionner ceux qui ne veulent pas respecter l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville. Ceux qui continuent de prendre les Centrafricains en otage et ceux qui ne veulent pas respecter les institutions de la République, seront purement et simplement sanctionnés et traités comme tels », a prévenu le conseiller.

Joachin Kokaté estime que la République Centrafricaine jouit d’autres possibilités pour ramener la paix sur l’ensemble du territoire national. « Si nous n’arrivons pas nous-mêmes à leur mettre la main dessus, nous serons obligés de recourir aux forces internationales amies du Centrafrique, Misca, Sangaris et Eufor, appuyées par les forces de défense et de sécurité du pays, afin de rétablir l’ordre et l’autorité de l’Etat », a-t-il mis en garde.

Il importe de signaler que les armes ont repris dans la matinée de ce dimanche malgré l’appel à l’ordre lancé par le conseiller spécial chargé des affaires extérieures des Antibalaka et chargé du DDR en général.

Batangafo : affrontements meurtriers entre soldats français et ex-Séléka Des affrontements meurtriers ont opposé lundi des soldats français de l'opération Sangaris à d'ex-rebelles Séléka à l'entrée de la ville de Batangafo, dans le nord de la Centrafrique.

Selon le chargé de la communication de la Sangaris joint au téléphone par RNL, l'opération française s'est trouvée dans l'obligation d'ouvrir le feu, en ripostant à une attaque d'ex-Séléka lourdement armés.

Il est difficile d'établir un bilan exact mais, selon certaines sources, il y aurait eu plusieurs morts et de nombreux blessés.

Les affrontements ont duré des heures et les soldats français ont fait usage de moyens militaires importants, dont deux hélicoptères de combat.

L'opération Sangaris explique que certains de ses hommes sont déployés à Batangafo pour faire cesser les exactions et protéger la population civile.

Pour sa part, le commandant de zone de la Séléka à Batangafo, Mahamane Loupe, rejette la responsabilité aux troupes françaises.

« Deux de nos véhicules de renforts en provenance de Kabo ont été pilonnés par l'aviation française et on déplore un mort », a-t-il indiqué à RNL. Il a ajouté que trois Français avaient été tués.

Mahamane Loupe nie par ailleurs que des ex-Séléka de sa zone aient commis des exactions contre la population.

Mardi, des soldats français étaient encore présents dans la ville alors que les ex-Séléka  s'étaient retranchés dans leur base au niveau du commissariat de la localité.

Pendant ce temps, dans les autres villes de provinces, des organisations de la société civile mettent les bouchées doubles dans le cadre de leurs efforts visant à ramener la paix et la sécurité.

A Bambari, dans la Ouaka, (centre-est), l'ONG Paix-Réconciliation-Tolérance (PARETO) mène depuis la semaine dernière une médiation entre les communautés locales déchirées par la haine et la violence. « Nous sommes à un niveau important aujourd'hui. Les communautés, chrétiennes et musulmanes, sont prêtes à revenir à de meilleurs sentiments », a estimé Béni Diogo Kouyaté, vice-coordonnateur de PARETO.

Une rencontre regroupant toutes les sensibilités de la localité, les autorités religieuses ainsi que des représentants des ex-Séléka et des Antibalaka est prévue ce mardi à Bambari.

Une campagne similaire a été organisée le week-end dans le Mbomou (sud-est) par l'ONG Search for Common Ground, qui a lancé des appels au pardon, à la paix, à l'amour du prochain.

Accord de cessation des hostilités : discorde au sein de l’ex-Séléka La signature de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville soulève une contestation au sein de l’ancienne rébellion Séléka. Une partie des membres du bureau politique du Front populaire de renaissance de Centrafrique (FPRC), l’ex-coalition, se désengage de cet accord.
 
Selon Ahmat Mal-Mal Essene, secrétaire général adjoint du bureau politique du FPRC, « notre délégation a effectué le déplacement de Brazzaville, non pour aller signer un quelconque accord mais pour présenter seulement les recommandations de l’assemblée générale de Birao, qui se résument en ces trois points : la délocalisation des communautés musulmanes menacées dans le nord de la Centrafrique, la partition du pays, la démission de la présidente de la transition ».

Selon Ahmat Mal-Mal Essene, une assemblée générale se tiendra pour décider du sort des membres du bureau politique ayant signé l’accord de cessation des hostilités. « Le mandat donné à la délégation de Brazzaville n’a pas été respecté », selon la base du bureau politique du FPRC.

Au sujet de leur participation au prochain gouvernement en cours de remaniement, le secrétaire général adjoint a indiqué que « l’ancienne coalition rebelle n’a jusque-là donné mandat à quiconque de se présenter au poste de Premier ministre ni de prétendre à un quelconque portefeuille ministériel au nom du mouvement ».

Le contestataire cependant exige l’implication de la population du nord-est dans la gestion de la chose publique. « Nous voulons une large ouverture s’étendant à la population du nord-est afin de prendre part au débat et poser la problématique de la gouvernance musulmane », a demandé Ahmat Mal-Mal Essene.

« Aujourd’hui nous réclamons un mandat de 5 ans. Si on accepte cette option c’est qu’on veut la paix, mais si on ne l’accepte pas, chacun reste chez lui et gère une portion de territoire », a-t-il poursuivi.

Les délégués de l’ex-coalition Séléka à Brazzaville se disent conscients du rejet de la signature de l’accord de cessation des hostilités par la base. Ils justifient leur acte par ce qu’ils appellent ‘‘être  conformés’’ à l’ordre du jour du Forum. « Si la base ne nous a pas permis d’aller signer, nous avons pris notre responsabilité en tant que politicien pour signer cet accord avec les autres et revenir au pays mettre nos éléments en garde contre toute exaction afin d’attendre ce que nous dira le prochain dialogue de Bangui », explique Mahamat Abrass, conseiller politique du bureau politique du FPRC.

Le Forum de Brazzaville avait décidé que toutes les questions institutionnelles et politiques se discutent à Bangui.

Par ailleurs, le parti du Forum démocratique pour la modernité (FODEM) a recommandé samedi aux belligérants le respect de leurs engagements. Stéphane Pentchoaki, président du FODEM, estime que le Forum de Brazzaville est une grande étape dans le processus du rétablissement de la paix en Centrafrique. Il demande aux groupes armés, ex-coalition Séléka et Antibalaka, de respecter le document signé. « Que les parties prenantes signataires de l’accord de cessation des hostilités puissent tenir leurs engagements pour que le peuple puisse aspirer enfin à cette paix », a souhaité Stéphane Pentchoaki, invitant en même temps la communauté internationale à s’investir davantage et à veiller à ce que les engagements soient tenus pour finir avec ce cycle de violence.

Jeudi au cours d’une conférence de presse à Bangui, le Groupe des partis politiques républicains travaillistes et libéralistes (GPP-RTL) a apprécié à sa juste valeur la signature de la cessation des hostilités.

Premières violations de la cessation des hostilités A peine une semaine après la signature de l'accord de la cessation des hostilités de Brazzaville, des Antibalaka et des ex-Séléka se sont affrontés mardi à Batangafo dans le nord de la Centrafrique. Jusqu'à jeudi, il était difficile de donner un bilan exact des dégâts tant matériel qu’humain. Certaines sources parlent d’une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Un chiffre surement revu à la hausse.

Premier à monter au créneau, l'état-major de l'ex-coalition Séléka a accusé les Antibalaka d'avoir déjà violé à plusieurs reprises la cessation des hostiités. « L'accord a été violé juste après sa signature. Le 23 juillet, à Dékoa et à Boda, des musulmans ont été attaqués par des Antibalaka. Du 29 au 30 juillet, ils ont encore attaqué notre base de Batangafo », a  indiqué à RNL, le porte-parole des ex-Séléka, Ahmat Nedjad Ibrahim.

Il a appelé l'Union africaine (UA), la Communauté d'Afrique Centrale et, en particulier, le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, à « prendre les toutes mesures possibles » pour faire respecter l'accord de Brazzaville.

Ces accusations ont été cependant balayées du revers de la main par les responsables de la milice Antibalaka « C'est faux. Avant de nous rendre à Brazzaville, nous avons demandé aux Antibalaka de cesser d'agresser les Séléka. Après la signature, nous n'avons pas à faire quoi que ce soit », a réagi Brice Emotion Namsio, porte-parole des Antibalaka.

Par ailleurs, le mouvement ''Révolution Justice'' (RJ) affirme que certains de ses membres ont été attaqués par un groupe armé mercredi à Paoua, dans l’Ouham-Péndé (nord-ouest) alors qu'ils rentraient de Bossembélé, dans l’Ombella-Mpoko. Selon RJ, l’agression a fait un mort et quatre blessés. « Des hommes en armes ont intercepté notre véhicule. Les 160 passagers ont été systématiquement fouillés et dépouillés de tout bien. Nous avons été lynchés et l'un d'entre nous a été fusillé dans sa fuite », a témoigné l'un des hommes de la ''RJ''.

Mardi dernier, le mouvement ''Révolution Justice'' a annoncé qu'il mettait fin à la marche pacifique qu'il effectuait en direction de Bangui, depuis début juillet.

Le chef du mouvement, le « commandant » Armel Sayo, a expliqué que sa décision visait à donner une chance à la paix.

La marche avait été présentée comme une façon de dénoncer pacifiquement l'insécurité dans le nord de la Centrafrique. Après la décision du commandant Armel Sayo, les éléments qui participaient à la marche se sont  regroupés à Bossémbélé avant de regagner leurs localités.

Les Antibalaka annoncent leur dissolution Regagner les casernes pour ceux qui étaient dans l'armée, s'inscrire dans le processus de démobilisation pour les autres, c'est l'appel lancé mercredi aux Antibalaka par l’un des leaders des Antibalaka.

« M'étant brutalement rebellé pour protester contre les exactions des Séléka sur la population civile et ayant obtenu le départ de Michel Djotodia, suivi de la signature de l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville, le 23 juillet 2014, je pense qu'il est impérieux de tout mettre en œuvre pour consolider la paix et la sécurité en RCA », a déclaré mercredi à la presse le capitaine Gilbert Kamezou-laï.

«Je demande aux frères d'armes ‘‘FACA (Forces armées centrafricaines) Antibalaka’’ de déposer les armes et de regagner les casernes sans exception », a poursuivi le capitaine annonçant ainsi la dissolution de son mouvement. « Aux patriotes civils Antibalaka, à qui je jette des fleurs pour leur sens patriotique, je leur demande de se regrouper pour leur enregistrement, en attendant le processus du DDR » (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion), a ajouté le leader de la milice.

Le capitaine Kamezou-laï est allé plus loin, en reconnaissant les crimes de certains membres des Antibalaka. « Je demande pardon au peuple centrafricain pour les abus dont ils ont fait l'objet de la part d'Antibalaka véreux », a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu'il était désormais, en tant que membre des FACA, à la disposition de la nation. « Après cette déclaration, je me mets à la disposition du haut commandement de mon pays pour le servir », a-t-il dit.

Selon lui, tous les Antibalaka doivent respecter cette instruction sous peine d'être « traités comme des bandits » par les forces de l'ordre et de sécurité.

Antibalaka et Séléka ont signé le 23 juillet dernier à Brazzaville, au Congo, un accord de cessez-le-feu aux termes duquel ils s'engagent « à cesser toute hostilité et toute entrave à l'exercice de l'autorité de l'Etat, de la libre circulation des biens et des personnes ». Les signataires  doivent par ailleurs s'abstenir « de toute action visant à nuire à la concorde nationale ».

Les responsables des Antibalaka organisent par ailleurs de mardi à jeudi des séances de conscientisation dans certains quartiers de la capitale Bangui. Partout, le mot d'ordre est RECONCILIATION NATIONALE.

Séléka et Antibalaka ont signé un accord de cessez-le-feu Après des mois de violences inter communautaires, rebelles Séléka et milices Antibalaka ont signé mercredi soir un accord de cessez-le-feu à Brazzaville, la capitale congolaise, en présence de nombreux représentants de la communauté internationale, dont le médiateur Denis Sassou Nguesso, président du Congo.

Ce texte de neuf articles oblige les parties signataires à cesser les crimes, les exécutions sommaires, les tortures ou les incendies de villages. Les parties s'engagent également à lever les barrages illégaux pour permettre à l'administration d'avoir accès à l'ensemble du territoire national. Les deux principaux protagonistes de la crise actuelle en Centrafrique s'engagent en outre à mettre fin aux administrations parallèles.

L'application de l'accord ne semble cependant pas acquise d'avance, estiment de nombreux observateurs. Les derniers jours, y compris les trois du Forum de Brazzaville, ont prouvé que l'ancienne rébellion de la Séléka était loin d'être un groupe homogène recevant des instructions d'une seule direction. Pas plus que ne l'est la nébuleuse des Antibalaka.

Ouvert lundi, le « Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique » n'a pas réussi son pari initial de parvenir  à un accord fixant le cadre du désarmement et de la démobilisation des combattants des diverses milices dans le pays et à l'établissement d'une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.

Mais pour le médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso, « Il fallait bien commencer par la cessation des hostilités ». « Le plus long voyage commence par le premier pas (…) Brazzaville constitue ce premier pas » avant un dialogue national et un « forum de réconciliation nationale qui clôturera formellement le processus que nous venons d'engager », a déclaré le président Nguesso.
« Le préalable de tout, c'était la cessation des hostilités », a renchéri la présidente centrafricaine de transition Catherine Samba-Panza.

Pour Mohamed Moussa Dhaffane, chef de la délégation de la Séléka qui avait fait craindre un fiasco, en claquant la porte et en exigeant la partition du pays, cet accord envoie aux Centrafricains « un message de paix et d'amour ». « Que les Centrafricains cessent avec les actes de stigmatisation, de vandalisme et de crimes », a-t-il conseillé.

« Dès que nous serons de retour au pays, nous allons réunir et conscientiser nos hommes en attendant leur regroupement », a pour sa part assuré Patrice-Edouard Ngaïssona, coordonnateur national des Antibalaka.

L'accord a été également paraphé par une quarantaine de personnalités centrafricaines et étrangères, dont les plus hauts responsables religieux de Centrafrique, l'archevêque catholique de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, et l'imam Oumar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique.

Une marche d’étudiants de l’Université de Bangui qui voulaient aller déposer un mémorandum à la présidence de la République a été dispersée lundi par la force de l’Union africaine.

La force a fait usage de gaz lacrymogène alors que les étudiants dépassaient le Rond-point zéro en direction du palais présidentiel.

Selon Kevin Yabada, président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), l’objectif de cette marche était « de réclamer le droit à l’éducation ». « Depuis presque deux mois, les étudiants sont à la maison. Les tentatives de négociation n’ont pas pu aboutir », a-t-il déploré.

Le cours sont paralysés depuis plus d’un mois sur le campus universitaire. Les enseignants en grève réclament le paiement des arriérés de leurs frais de vacation 2011-2012 et l’intégration au sein de la fonction publique.

Le mouvement Révolution Justice (RJ) d'Armel Sayo indique avoir entamé une marche pacifique en direction de la capitale, Bangui, pour faire valoir ses revendications. Le RJ, qui affirme avoir  pour vocation de défendre les intérêts  des  populations du nord de la République centrafricaine, précise que la marche ne vise pas à prendre le pouvoir.

Le peloton de tête de cette initiative baptisée « marche du destin » est conduit par  le capitaine Himalet Momrong, porte-parole du mouvement Révolution Justice.

Dans un entretien avec RNL, il a indiqué que les premiers marcheurs avaient atteint Yaloké et comptaient poursuivre leur route en passant par Bossembélé, dans l'Ombella Mpoko.

Himalet Momrong a démenti les rumeurs selon lesquelles Jean-Jacques Démafouth, ministre conseiller en matière de défense et  du DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) dans le gouvernement de la transition, serait lié à ce projet.

« Depuis longtemps, nous avons souffert. Nous avons décidé donc de marcher de la frontière nord jusqu'à Bangui pour que le gouvernement trouve une solution à nos problèmes. Nous sommes en proie à l'insécurité à cause de l'agression perpétrée par des soldats venus d'un autre territoire. Beaucoup de gens ont été tués. Nous sommes en train de marcher pour l'ensemble du pays. Et surtout, nous voulons dire que nous ne connaissons pas Démafouth », a-t-il expliqué.

Le chef du mouvement, Armel  Sayo, est un ancien officier des Forces armées centrafricaines (FACA). Il a servi comme directeur de la sécurité de l'ex-président Ange-Félix Patassé.

Pendant ce temps, plusieurs officiers de l'armée et de la gendarmerie demandent leur démobilisation volontaire. Dans une lettre adressée aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale, fin juin, ils avancent plusieurs raisons liées notamment à la déliquescence des forces armées. « Beaucoup de frères d'armes ont des problèmes de santé et doivent se faire soigner à l'extérieur mais n'arrivent pas (à le faire). D'autres ont des tracasseries et, à la base, l'armée est divisée. Nous avons été incorporés pour servir notre pays par vocation. Aujourd'hui, on se rend compte que ce n'est pas ça », a expliqué à RNL le lieutenant Jean-Gustave Bolé, président du Collectif des officiers des forces armées centrafricaines (COLOFACA).

Babacar Gaye, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, a déclaré vendredi que les Nations unies étaient « révoltées » par l'attaque meurtrière au début de la semaine contre des déplacés qui étaient hébergés à la cathédrale de Bambari.

Absent de Centrafrique au moment de cette attaque, le diplomate a exprimé son indignation dès son retour. « Il y a, à Bambari, des images révoltantes. J'ai le devoir, au nom du secrétaire général, d'exprimer notre révolte par rapport à cette violence qui n'a aucun sens et qui, paradoxalement d'ailleurs, intervient toujours dans des lieux de culte. Ce sont des mosquées qu'on détruit, ce sont des gens qu'on tue dans des lieux de refuge», a-t-il indiqué.

Babacar Gaye a exhorté les Centrafricains à la raison, à la veille du prochain forum de Brazzaville. « Je voudrais, à la veille de l'important rendez-vous du forum de Brazzaville qui veut se donner comme objectif prioritaire l'arrêt des violences et le désarmement des hommes en armes, lancer à nouveau un appel à la raison, au sursaut national, aux élites, aux notables, aux responsables pour qu'ils élèvent leurs voix pour que cette violence inutile cesse », a-t-il déclaré.

Lundi après-midi, le site de déplacés de l'évêché de Bambari avait été attaqué par des hommes en armes identifiés par les témoins comme des ex-Séléka. Selon la Croix-Rouge locale, au moins 26 personnes ont été tuées et 35 autres blessées.

A Bangui, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l'inaction de la force de l'Union africaine et de l'opération française Sangaris déployées en Centrafrique.

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