Centrafrique : 154 hommes du FDPC abandonnent la lutte armée 154 hommes du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), du général Abdoulaye Miskine ont décidé d'abandonner la lutte armée. Ces hommes avec leurs équipements de guérilla ont quitté le maquis et sont regroupés depuis plus d’un mois au village Zoukombo, localité située à une centaine de kilomètres de Bouar sur l'axe Garoua-Boulai (Ouest).

« Depuis les élections, il n'y a pas eu d'incidents dans la région de Baboua notamment sur l'axe Bouar – Cantonnier, ce qui nous a poussé à sortir pour prouver à tous les centrafricains que nous voulons la paix et la sécurité », a déclaré René Gustave Nguebémadji, porte-parole du FDPC.

Alors que les uns et les autres s’interrogent sur cette subite prise de conscience de ces membres du FDPC, le porte-parole dudit mouvement explique que c'est la cause nationale, notamment celle de la paix dans le pays qui justifie cette action. « Nous avions à cœur la situation dégradante de la Centrafrique. Avec une conscience nationale, on devrait ramener la paix de manière définitive dans ce pays », a-t-il indiqué avant de solliciter du gouvernement centrafricain « une aide d'urgence » pour leur « permettre de subsister » car,  poursuit-il « cela fait un mois et 8 jours que nous sommes sortis à Zoukombo et on vit difficilement mais on persévère toujours ». 

Interrogé au sujet du Kidnapping du sous-préfet, du maire et d’un pasteur de Baboua, René Gustave Nguebémadji  décline la responsabilité du FDPC dans ce rapt. « … ce n'est pas nous qui avions enlevé le sous-préfet, le Maire et le pasteur de Baboua contrairement à ce qui se dit », a-t-il expliqué précisant qu'en Centrafrique il y a « des hommes armés de différents calibres qui sont dans la brousse, n'importe qui peut agir selon ses vœux ».

Et le porte-parole du FDPC de proposer au gouvernement le partenariat de ses hommes afin de patrouiller dans la région : « Si le gouvernement nous prend en main, nous saurions comment patrouiller la région de Baboua pour y vérifier ce qui se passe », a-t-il conclu.

 

 

 

RCA: Human Rights Watch accuse l’ORCB d'exécutions sommaires Au moins 18 personnes ont été illégalement exécutées par des membres de l'Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB), affirme Human Rights Watch dans un rapport rendu public ce 27 juin. Des exécutions qui, selon l’organisation non gouvernementale « ont eu lieu entre avril 2015 et mars 2016 ».

Le rapport rend directement responsable de ces exécutions, l’ancien directeur de l’OCRB, Robert Yékoua-Ketté,  démis de ses fonctions le 8 juin dernier.

« Robert Yékoua Ketté serait directement impliqué dans 13 incidents, et devrait faire l’objet d’une enquête en vue de poursuites », indique le rapport.

 Pour Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique à Human Rights Watch, « le gouvernement a eu raison de destituer Yékoua-Ketté, en tant que premier pas dans la lutte contre l’impunité, mais des habitants l’ont vu lui et ses hommes tuer des gens au grand jour ».

Toujours selon le rapport de Human Rights Watch, « des témoignages indiquent que sur les 18 exécutions, Yékoua-Ketté en a personnellement mené une, ordonné cinq autres et qu’il était présent lors de l’arrestation par l’OCRB de sept hommes exécutés par la suite ».

Par ailleurs, l’Ong, invite le gouvernement centrafricain à « ouvrir rapidement une enquête efficace et transparente sur toutes les exécutions extrajudiciaires qui auraient été commises par l’OCRB (unité spéciale de la police créée à la suite d’une série de mutineries de l’armée en 1996 et 1997 pour s’occuper de la montée du banditisme), qui opère dans la capitale, Bangui ».

Les chercheurs de Human Rights Watch ont documenté 18 incidents d’exécutions par l’OCRB et ont reçu des informations crédibles concernant 12 autres personnes tuées de manière semblable entre mars 2015 et mars 2016.

 Centrafrique : Libération des 6 policiers après 5 jours de captivités Les 6 policiers centrafricains enlevés le 19 juin dernier par un groupe armé du PK5 ont finalement recouvré la liberté ce 24 juin après 5 jours de captivité. Ils avaient été kidnappés alors qu'ils étaient en service dans le 3e arrondissement de Bangui. Les ravisseurs conditionnaient leur libération à celle de 4 personnes suspectes arrêtées par les forces de sécurité le 18 juin 2016 au PK 12 à la sortie nord de Bangui.

Automatiquement après leur remise en liberté, les 6 policiers ont été reçus au Palais de la Renaissance – présidence centrafricaine- par le Président, Faustin Archange Touadera.

« J'ai prêté serment devant le peuple de tout faire pour rétablir l'ordre et la sécurité sur l'ensemble du territoire national », a déclaré le président centrafricain, Faustin Archange Touadera qui recevait au Palais de la Renaissance, les 6 policiers libérés.

« Je ne faillirais pas à mon devoir et je ne peux de ce fait accepter que des bandits troublent impunément l'ordre public et menacent la sécurité des paisibles citoyens », a également précisé le Président de la République qui en profite pour « mettre en garde les auteurs et commanditaires de ces crimes crapuleux et les prévient qu'ils répondront de leurs actes devant la justice».

Un langage de fermeté à l'endroit des groupes armés du PK 5 qui continuent de défier l'autorité de l’État dans la Capitale centrafricaine. A cet effet, Faustin Archange Touadera n'a pas manqué d'indiquer « qu'il est inacceptable de prendre en otage les filles et fils du pays », un acte qui selon lui, « ne nous honore pas ».

De ce fait, le Chef de l’État demande aux Chefs des groupes armés opérant sur le territoire centrafricain de cesser le « désordre et les provocations inutiles » d'autant plus que selon lui, « il n' y aura pas d'impunité et la justice triomphera ».  Pour le président, « le peuple aspire à la paix pour l'établissement d'une démocratie durable et au vivre ensemble après plusieurs années de souffrances inutiles ».

« Grâce au travail des forces de sécurité intérieures et des forces internationales, l'ordre doit régner et il régnera », affirme Faustin Archange Touadera qui appelle les populations centrafricaines à la « vigilance ».

Plutôt dans la matinée  du vendredi 24 juin, c'est Jeffrey Hawkins, ambassadeur des USA à Bangui qui a exigé la libération immédiate des 6 policiers : « ... nous demandons la libération immédiate des policiers pris en otage. Nous exhortons toutes les parties à prévaloir le dialogue et la réconciliation, la seule voie véritable à la paix ».

L'Ambassadeur américain en poste à Bangui déclare « qu'il n'y a aucun grief ni préoccupation qui mérite une réponse violente … ». Jeffrey Hawkins de poursuivre, «  la violence contre les populations de Bangui, d'autres régions du pays, les forces constituées de la République Centrafricaine et les forces internationales de maintien de la paix est inacceptable et intolérable ».

Le diplomate américain mentionne également que son pays est disposé à soutenir « les efforts des services de sécurité de la République Centrafricaine et des Nations-Unies pour rétablir l'ordre.... », en République Centrafricaine.

Alors que le gouvernement américain a appelé à la libération des otages, le ministère de la sécurité publique a, de son côté, interdit tout regroupement et manifestation publique dans le pays. Une interdiction en lien à la situation sécuritaire de plus en plus précaire ces derniers temps en Centrafrique.







a

 

 

 

Statu-quo sur la libération des six policiers kidnappés au PK5 Jusqu'à ce jeudi, c'est toujours le statut quo sur la libération des six policiers retenus en otage depuis dimanche au PK5. Des tractations sont toujours en cours en vue d'obtenir leur libération.

Selon certaines sources, les ravisseurs persistent et signent. Ils conditionnent le relâchement des otages à la mise en liberté de quatre personnes suspectes maintenues depuis samedi dans les locaux des services de sécurité pour nécessité d'enquête.

Par ailleurs mercredi après-midi et jusque très tard dans la nuit, des tirs d'armes automatiques ont été entendus dans les 3e et 5e arrondissements. Sauf qu'on ignore encore leur origine.

A propos du rapt des six policiers, la Minusca se dit préoccupée tout comme le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji.

La Mission de l'ONU en République Centrafricaine (Minusca) entend multiplier les stratégies pour aboutir à la libération des six policiers kidnappés dimanche dernier.

Au cours de sa conférence de presse hebdomadaire ce mercredi, la mission onusienne a réitéré son engagement à obtenir de manière pacifique, la libération de ces policiers.

Le général, Luis Carrihlo, commandant de la police de la Minusca exige la libération des policiers.

« Ce que nous voulons tout simplement c'est la libération saine et sauve de tous les policiers qui ont été kidnappés. Ce que nous voulons tous aussi, c'est que tout le monde en Centrafrique vive en paix et en sécurité. Et pour qu'il y ait la paix et la sécurité, il faudrait que la société soit en équilibre », a-t-il indiqué.

Luis Carrihlo interpelle les différents groupes armés encore actifs sur le territoire national à respecter de l'autorité de l’État. « L'autorité de l’État et les forces publiques doivent toujours restées à l'ordre public. L'autorité doit seulement rester à la police et à la gendarmerie. Ce qu'on veut, ce n'est pas de venir ici utiliser la force, nous sommes venus soutenir les autorités, les Centrafricains à régler leurs problèmes ».

Les policiers kidnappés encore entre les mains de leurs ravisseurs Un flou total dans les négociations relatives à la libération des six policiers kidnappés dimanche dernier à leur lieu de service. Selon les dernières informations, un convoi de la police nationale qui se rendait ce 22 juin au PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui, en vue de procéder à la réception des otages, a essuyé des tirs nourris d'armes automatiques.

Selon plusieurs sources, les tirs proviendraient d'un groupe de personnes armées non encore identifiées.

De sources hospitalières, les violences qui ont suivi le rapt des six policiers lundi, ont fait au moins 16 morts et plus d'une vingtaine de blessés. Depuis ce regain de tension, les véhicules des Nations unies ont été pris à partie par des individus en colère.

Le président de l'Assemblée appelle à plus d'actions en Centrafrique

Face à cette situation et en marge de la 2e session extraordinaire qui s'est achevée ce 21 juin à Bangui, le Président de l'Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, a appelé le Gouvernement et la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) à plus d'actions. Selon le député Meckassoua, une simple déclaration ne suffit pas et qu'il faut des actions concrètes pour mettre fin à ce cycle de violences.  

« La condamnation seule ne suffit pas. Il faut une forte détermination, une très grande volonté d'éradiquer ces violences », a-t-il précisé faisant savoir que « Ces violences ont une cause » alors que « Le gouvernement et beaucoup d'autorités disent qu'ils connaissent les criminels. Ils savent où ils habitent, ce qu'ils font ».

Toujours selon Mr Meckassoua, « Consacrer l'impunité, c'est permettre à ces violences de s'enraciner dans le tissu social. Or, s'il y a un criminel, on doit le traduire en justice ». Car ajoute-t-il « ...on ne peut pas tout le temps se contenter de condamner, de présenter des condoléances. Il est maintenant temps d'agir ».

Par ailleurs, la situation sécuritaire du pays fera l'objet de la convocation des députés  à une session extraordinaire a souligné le président de l'Assemblée nationale.

Des appels à la non violence contre la Minusca

Suite aux évènements sanglants de lundi dernier, les Nations unies ont été prises à partie à Bangui. Le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo, invite les centrafricains de s'abstenir de toute attaque contre leurs véhicules. Mardi dans une déclaration, le maire a appelé à la préservation du climat de paix retrouvé.

« Nous ne pouvons pas nous attaquer à nos frères qui ont quitté leur pays d'origine pour venir nous assister. N'eut été les efforts conjugués des Nations unies, la Centrafrique serait en train de vivre une guerre civile ».

Pour le président de la Commission « bonne gouvernance » du comité de suivi du Forum national de Bangui, Jean Pierre Guérékpidou, « Toutes violences à l'égard de la communauté internationale ou communauté religieuse ne peuvent que favoriser la recrudescence de la violence et l'aggravation de la situation sécuritaire ».

Tirs d'armes au PK5, un bilan encore incertain Le bilan des incidents de ce lundi au PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui reste toujours incertain. Le gouvernement centrafricain n'a pas encore donné de chiffre pour situer les Centrafricains. Mais selon des sources hospitalières, il y aurait eu seize morts et une vingtaine de blessés.

Dans un communiqué de presse publié ce 21 juin, la Mission des Nations Unies en Centrafrique, Minusca dénombre trois morts côtés assaillants, trois autres arrêtés et un casque bleu blessé. « La Minusca condamne fermement cette hostilité et rappelle que toute attaque contre le personnel de l’ONU pourrait constituer un crime de guerre et est punissable conformément aux lois internationales en vigueur », précise le communiqué de presse.

Par ailleurs, une source gouvernementale affirme que la Minusca ouvre des négociations avec les ravisseurs pour la libération des six policiers qui sont encore en captivité. Les bourreaux conditionnent la libération des policiers otages à la mise en liberté de quatre des leurs encore maintenus par la police pour nécessité d'enquête.

Appels au calme

Les appels au calme se sont multipliés au lendemain des scènes de violences qui ont eu lieu au PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui. Le député de la circonscription électorale de Bambari 1, Amadou Aboubakar Kabirou invite les centrafricains à se mobiliser pour empêcher les scènes de violences.

« Je demande aux Centrafricaines et Centrafricains d'être calme et de patienter. Le pays n'appartient à l’une ni l’autre communauté. Nous devons rester ensemble et éviter que les gens nous manipulent », a-t-il fait savoir.

Le secrétaire exécutif de la Coordination des Musulmans centrafricains (COMU), Ali Ousmane demande aux centrafricains d'éviter les erreurs du passé. Il les appelle à préserver la paix dans le pays en faisant confiance à la justice.

« Je lance un appel pressant aux centrafricains de tout bord de ne pas retomber dans les erreurs du passé. (...) les violences n'engendrent que les violences et cela ne résout aucun problème. Nous avons vu des actes de violences par ci par là. Force reste à la loi, que le gouvernement prenne ses responsabilités et applique convenablement la loi, que cette justice populaire cesse », a souhaité le secrétaire exécutif du COMUC.

La société civile centrafricaine n'est pas aussi restée en marge de ces appels au calme. Chantal Solange Touabena, coordonnatrice de la plateforme des organisations de la société civile, pense qu'il appartient au gouvernement ainsi que ses partenaires de garantir la sécurité sur l'ensemble du territoire national.

« Je demande aux centrafricains d'être patients. Si tout le monde se lance dans un cycle de violence, nous n'allons pas nous en sortir. Qu'on laisse le gouvernement et la Minusca, faire leur travail. Il y a des innocents au PK5 qui sont pris en otage. Le sang a beaucoup coulé, il faut que les gens arrêtent avec ce genre de pratique », a fait remarquer Chantal Solange Touabena.

 6 policiers centrafricains pris en otage par un groupe armé au PK 5 Six (6) policiers centrafricains ont été enlevés dans l'après-midi du 19 juin par un groupe armé du PK 5 alors qu'ils étaient en service entre les 5e et 3e arrondissements de Bangui. Un kidnapping en réaction contre le maintien en détention de quatre personnes sur les 14 arrêtées le 18 juin par les forces de l'ordre au poste de contrôle de PK 12 (nord de Bangui). Un acte condamné par le ministre de la sécurité publique et de l'administration du territoire, Jean Serge Bokassa.

« Ce n'est pas la communauté musulmane mais un groupe de criminels qui jouissent d'une impunité et d'une liberté au vu et au su de tous. Je condamne cet acte là et je demande aux ravisseurs de libérer ces otages dans les délais les plus brefs », a déclaré le ministre de la sécurité publique.

Ces agents de service de police ont été kidnappés au commissariat du 5e arrd alors qu'ils partaient pour déposer un groupe de personnes arrêtées samedi au poste de contrôle du PK12 et relâchées après enquêtes. Les ravisseurs conditionnent leur relâchement à la libération des quatre personnes encore maintenues pour nécessité d'enquêtes.

«… nous sommes un Etat laïc et les lois de la République sont UNE comme le pays est UN et indivisible. Et de ce fait, il y a des lois qui existent et valent pour tout le monde sans exception »,  répond Jean Serge Bokassa.

« Nous avons des responsables antibalaka qui sont incarcérés, qui ont été appréhendés mais suite à cela, il n'y a jamais eu de kidnapping, alors pourquoi aujourd'hui, certains criminels pensent qu'ils sont intouchables du fait de leur appartenance à une communauté ? », s'est-il interrogé précisant que « la question, n'est pas de savoir s'ils appartiennent à une communauté musulmane ou non, ce sont les actes qui déterminent ce qu'ils sont et ce sont des criminels ».

Tout en ayant une pensée pour la famille des policiers pris en otage, le ministre de la sécurité publique rassure que le gouvernement mettra tout en œuvre pour obtenir leur libération. Toutefois, explique Jean Serge Bokassa, le gouvernement demande à la Minusca de « prendre ses responsabilités » afin de traquer ces bandits qui défient son autorité, auquel cas, que « possibilité soit donc donnée à l’État de les assumer ».


 

 

 

 12 milliards de Fcfa des Etats-Unis pour le DDRR et la RSS en Centrafrique Le gouvernement américain est disposé à appuyer financièrement le processus du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des ex-combattants tout comme la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) en République Centrafricaine.

"On a l'intention de soutenir très fortement la priorité du gouvernement centrafricain qui est le DDRR et la réforme du secteur de sécurité (RSS)" a revelé à RNL, Jeffrey Hawkins, Ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, précisant que son pays dispose d'une enveloppe de "12 milliards Fcfa" qui viennent completer les autres actions du gouvernement américain comme " le programme de réconciliation, du soutien aux déplacés, les 1/3 du soutien à la Minusca...".

L'appui américain, souligne son diplomate, vise ainsi à consolider la paix - première priorité du gouvernement des Etats-Unis dans le pays. "Notre première priorité est la paix et je pense que c'est très important parce que sans elle, on ne peut faire la relance économique et autres" a signifié Jeffrey Hawkins qui explique que son pays travaille déja énormement avec "les forces de sécurité, les tribunaux, les avocats pour un investissement évalué à environs 6 milliards Fcfa".

Des fonds qui ont déja servi à former "800 policiers, 800 gendarmes, des préfets, des Maires ainsi que le personnel des commissariats", a précisé l'Ambassadeur américain.

 

 

 

Escalade de violence à Ngaoundaye, la Minusca se dit préoccupée Dans un communiqué, la Mission de l'ONU en Centrafrique, Minusca s'est dit fortement inquiétée par l'escalade de la violence à Ngaoundaye dans l’ouest du pays. Selon la mission onusienne, les combats ont occasionné un déplacement massif de population civile. Des maisons ont été brûlées et des biens saccagés. Les habitants de la ville sont partagés entre la paroisse catholique de Ngaoundaye et le Cameroun.

Appelant les groupes armés et leurs mouvements affiliés, à mettre l’intérêt des civils au-dessus de toute autre considération, la Minusca réaffirme sa détermination à faire régner la stabilité et la sécurité en Centrafrique, et à protéger la liberté de mouvement des communautés.

Sur le terrain, la situation reste confuse. Ngaoundaye est encore sous le contrôle des éléments de l'ex-Séléka. Jusqu'à ce vendredi, aucune information précise n'était disponible sur la situation dans la ville à cause de la coupure des réseaux téléphoniques. Le bilan exact de cette invasion est encore méconnu.

La ville de Ippy dans la Ouaka n'est pas épargnée

L'Armée de Résistance du Seigneur(LRA) de Joseph Kony a encore frappé en début de semaine à Ippy, localité située à 113 Km de Bambari sur l'axe Bria. Les éléments de cette rébellion ougandaise ont attaqué le lundi 13 juin le village Modoguéré à 45 Kms de la ville.

Ils ont enlevé au moins 27 personnes et pillé le marché du village. En réaction, la population constituée en groupe d'auto-défense les a poursuivis. Après des affrontements qui a eu lieu hier jeudi avec ces hommes armés, 25 otages ont pu être libérés.

« Cela fait aujourd'hui trois mois que des éléments de la LRA sont sortis au village Akpa à 27 Km. Ils ont pris en otage 7 personnes. Pour la deuxième fois, ils sont sortis lundi au PK 45 et ont emporté 27 personnes », a expliqué le député de Ippy 1, Rufin Ouaténdé, avant d'ajouter que « les populations se sont mobilisées en groupe d'auto défense et ont réussi dans les échanges de tir à tuer 4 rebelles, récupérer 5 armes et libérer 25 personnes ». Deux éléments du groupe d'auto défense ont été également blessés.

Rufin Ouaténdé lance un SOS au Gouvernement pour la protection des civils.

Le même lundi, ces rebelles ougandais ont kidnappé au moins 17 personnes au village Kadjema à une quarantaine de Kilomètre d’Obo dans le Haut Mbomou. Des attaques dénoncées ce 16 juin sur les ondes de Radio Ndeke Luka par l'Association des victimes de la LRA de Centrafrique qui regrette l'inaction des forces internationales basées dans le Haut Mbomou. 

Page 1 sur 79