Une marche d’étudiants de l’Université de Bangui qui voulaient aller déposer un mémorandum à la présidence de la République a été dispersée lundi par la force de l’Union africaine.

La force a fait usage de gaz lacrymogène alors que les étudiants dépassaient le Rond-point zéro en direction du palais présidentiel.

Selon Kevin Yabada, président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), l’objectif de cette marche était « de réclamer le droit à l’éducation ». « Depuis presque deux mois, les étudiants sont à la maison. Les tentatives de négociation n’ont pas pu aboutir », a-t-il déploré.

Le cours sont paralysés depuis plus d’un mois sur le campus universitaire. Les enseignants en grève réclament le paiement des arriérés de leurs frais de vacation 2011-2012 et l’intégration au sein de la fonction publique.

Le mouvement Révolution Justice (RJ) d'Armel Sayo indique avoir entamé une marche pacifique en direction de la capitale, Bangui, pour faire valoir ses revendications. Le RJ, qui affirme avoir  pour vocation de défendre les intérêts  des  populations du nord de la République centrafricaine, précise que la marche ne vise pas à prendre le pouvoir.

Le peloton de tête de cette initiative baptisée « marche du destin » est conduit par  le capitaine Himalet Momrong, porte-parole du mouvement Révolution Justice.

Dans un entretien avec RNL, il a indiqué que les premiers marcheurs avaient atteint Yaloké et comptaient poursuivre leur route en passant par Bossembélé, dans l'Ombella Mpoko.

Himalet Momrong a démenti les rumeurs selon lesquelles Jean-Jacques Démafouth, ministre conseiller en matière de défense et  du DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) dans le gouvernement de la transition, serait lié à ce projet.

« Depuis longtemps, nous avons souffert. Nous avons décidé donc de marcher de la frontière nord jusqu'à Bangui pour que le gouvernement trouve une solution à nos problèmes. Nous sommes en proie à l'insécurité à cause de l'agression perpétrée par des soldats venus d'un autre territoire. Beaucoup de gens ont été tués. Nous sommes en train de marcher pour l'ensemble du pays. Et surtout, nous voulons dire que nous ne connaissons pas Démafouth », a-t-il expliqué.

Le chef du mouvement, Armel  Sayo, est un ancien officier des Forces armées centrafricaines (FACA). Il a servi comme directeur de la sécurité de l'ex-président Ange-Félix Patassé.

Pendant ce temps, plusieurs officiers de l'armée et de la gendarmerie demandent leur démobilisation volontaire. Dans une lettre adressée aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale, fin juin, ils avancent plusieurs raisons liées notamment à la déliquescence des forces armées. « Beaucoup de frères d'armes ont des problèmes de santé et doivent se faire soigner à l'extérieur mais n'arrivent pas (à le faire). D'autres ont des tracasseries et, à la base, l'armée est divisée. Nous avons été incorporés pour servir notre pays par vocation. Aujourd'hui, on se rend compte que ce n'est pas ça », a expliqué à RNL le lieutenant Jean-Gustave Bolé, président du Collectif des officiers des forces armées centrafricaines (COLOFACA).

Babacar Gaye, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, a déclaré vendredi que les Nations unies étaient « révoltées » par l'attaque meurtrière au début de la semaine contre des déplacés qui étaient hébergés à la cathédrale de Bambari.

Absent de Centrafrique au moment de cette attaque, le diplomate a exprimé son indignation dès son retour. « Il y a, à Bambari, des images révoltantes. J'ai le devoir, au nom du secrétaire général, d'exprimer notre révolte par rapport à cette violence qui n'a aucun sens et qui, paradoxalement d'ailleurs, intervient toujours dans des lieux de culte. Ce sont des mosquées qu'on détruit, ce sont des gens qu'on tue dans des lieux de refuge», a-t-il indiqué.

Babacar Gaye a exhorté les Centrafricains à la raison, à la veille du prochain forum de Brazzaville. « Je voudrais, à la veille de l'important rendez-vous du forum de Brazzaville qui veut se donner comme objectif prioritaire l'arrêt des violences et le désarmement des hommes en armes, lancer à nouveau un appel à la raison, au sursaut national, aux élites, aux notables, aux responsables pour qu'ils élèvent leurs voix pour que cette violence inutile cesse », a-t-il déclaré.

Lundi après-midi, le site de déplacés de l'évêché de Bambari avait été attaqué par des hommes en armes identifiés par les témoins comme des ex-Séléka. Selon la Croix-Rouge locale, au moins 26 personnes ont été tuées et 35 autres blessées.

A Bangui, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l'inaction de la force de l'Union africaine et de l'opération française Sangaris déployées en Centrafrique.

La présidente de transition Catherine Samba-Panza a décrété trois jours de deuil national, à compter de ce jeudi 10 juillet, en mémoire des personnes tuées ces derniers jours à Bambari dans la Ouaka et à Dékoa dans la Kémo. Les drapeaux resteront en berne sur toute l'étendue du territoire centrafricain.

Au moins 4 personnes ont été  tuées et 17 autres blessées, lors  d'un accrochage  dimanche  à Dékoa entre des ex-Séléka et des miliciens Antibalaka.
 
A Bambari, la Croix-Rouge locale a dénombré ce mercredi 26 morts et 35 blessés lors d'une attaque attribuée à des éléments ex-Séléka.

Toujours au sujet de la violence en Centrafrique, l'organisation  Amnesty International vient de publier une liste de personnes qu'elle accuse d'être responsables de diverses exactions.

L'organisation désigne notamment Levy Yakété, coordonnateur des Antibalaka, Nourredine Adam, général des ex-Séléka ainsi que les anciens présidents François Bozizé-Yangouvonda et Michel Djotodia.


La coordonnatrice du Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) en République Centrafricaine, Claire Bourgeois, a condamné mardi  les dernières attaques perpétrées contre des civils à la cathédrale Saint-Joseph de Bambari dans la Ouaka (centre-est) et à la mosquée de Paoua dans l'Ouham- Péndé (nord).

« Il n'y a pas de mots assez forts pour qualifier ces attaques sur la population civile : c'est inacceptable. La population civile centrafricaine continue d'être victime d'attaques indiscriminées. J'appelle donc tous ceux qui (sont impliqués) dans les violences à respecter la protection de tous les civils et à assurer leur sécurité », a déclaré Claire Bourgeois, lors d'une conférence de presse.

Lundi, les personnes qui avaient trouvé refuge à la cathédrale Saint-Joseph de Bambari ont été visées par une attaque. Selon le dernier bilan de la Croix-Rouge centrafricaine, au moins 26 déplacés, dont onze femmes, ont été tués.  Par ailleurs, 35 personnes ont été blessées.

Le 4 juillet, des hommes armés avaient lancé une grenade dans une mosquée de Paoua, blessant 34 personnes, dont quatre grièvement.

Egalement présent à la conférence de presse, le porte-parole des organisations non-gouvernementales nationales et internationales, Jacques Terrenoire, s'est dit choqué. « Travailler sur la cohésion sociale, c'est accepter de rentrer dans un cycle d'apaisement et de réconciliation. Nous sommes tous choqués par ce qui s'est passé récemment à Bambari. Il ne faut pas oublier qu'il y a aussi dans d'autres endroits des acteurs qui travaillent à éviter l'aggravation de la situation, à réconcilier les groupes. Notre rôle, c'est d'aider tous ces acteurs à prévaloir sur ceux qui prônent la violence, la vengeance », a-t-il déclaré.

Ces événements de Bambari et Paoua ont dominé la conférence de presse alors que les journalistes avaient invités pour un bilan à mi- parcours des activités  du système des Nations unies et des organisations non gouvernementales œuvrant dans le domaine humanitaire.

Selon Claire Bourgeois, environ 2,5 millions de Centrafricains ont besoin d'une assistance humanitaire.

Massacre de Bambari : un homme politique met en cause la France et le gouvernement de transition Le président du Parti pour la renaissance centrafricaine (PARC), Gaston Mandata Nguérékata, a estimé mardi que la France et le gouvernement de la présidente Catherine Samba-Panza portaient une  responsabilité dans le massacre de lundi à la cathédrale Saint-Joseph de Bambari.

Près d'une trentaine de personnes déplacées y ont été tuées lors d'une attaque attribuée à des éléments ex-Séléka.

Lors d'un point de presse à Bangui, l'homme politique centrafricain a accusé la France de non-assistance à personne en danger.

Il a rejeté la responsabilité directe de l'attaque à l'ex-Séléka qu'il a qualifiée d'organisation criminelle.

Mandata Nguérékata  a par ailleurs condamné l'attaque à la grenade contre une mosquée la semaine dernière à Paoua dans le nord du pays.

Réagissant au propos du ministre français de la défense, Jean Yves Le Drian, qui stipule qu' «  il n’y a pas d’avenir pour la Centrafrique sans cessez-le feu », Gaston Mandata Nguérékata estime que les résolutions 2121 et 2127 du conseil de sécurité des Nations unies sont claires.

Bambari : au moins 20 morts dans une attaque attribuée à des ex-Séléka Une attaque attribuée à des ex-Séléka a tué lundi après-midi au moins 20 personnes et fait 22 blessés à la cathédrale Saint-Joseph de Bambari  (centre de la Centrafrique). Le bilan matériel s’élève à 20 maisons incendiées, 3 véhicules de l’évêché calcinés et deux autres emportés par les assaillants  à la veille de la visite du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Selon plusieurs témoins joints au téléphone par RNL, des éléments de l'ex-Séléka accompagnés de musulmans armés de la ville ont lancé une attaque contre le site des déplacés de la cathédrale, à la recherche d'Antibalaka. « Nous sommes sous le feu en ce moment. Les Séléka sont en train d'attaquer notre site », a eu le temps d'indiquer un déplacé terré dans un coin de la cathédrale Saint-Joseph. Il a précisé qu'ils avaient été prévenus la veille par des ex-Séléka qui affirmaient que le site abritait des Antibalaka.

De nombreux déplacés, surpris par les tirs d'armes, sont restés bloqués sur le site d'hébergement, selon un autre témoin. « Les assaillants ont incendié les logements abritant les déplacés et ont ouvert le feu sur les civils qui n'avaient pas pu fuir avant leur arrivée », a rapporté ce déplacé, tout en soulignant que les assaillants tiraient à l'arme lourde et à l'arme automatique. Il a indiqué qu'il avait eu juste le temps de sortir du site avant que le presbytère ne soit attaqué.

« Ceux d'entre nous qui ont pu franchir la clôture ont couru pour rejoindre le site de la Préfecture où est basée la Sangaris (opération militaire française). Pour l'instant, la panique est générale dans la ville », a poursuivi la source.

Les attaquants ont forcé le presbytère, dans lequel ils ont tué des civils, selon ces sources qui font état d'un bilan provisoire de cinq morts et onze blessés.

Par ailleurs, toutes les motocyclettes qui se trouvaient à la cathédrale ont été emportées par les assaillants.

A la fin de la journée, des chars de l'opération Sangaris faisaient route vers Bambari, alors que les tirs baissaient d'intensité.

Cet assaut meurtrier a eu lieu alors que le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en visite en Centrafrique, devait se rendre mardi dans cette ville du centre de la Centrafrique pour rencontrer des soldats de l'opération Sangaris.

Sept militaires français de l'opération avaient été blessés jeudi dernier dans cette localité lors d'accrochages ayant suivi l'arrestation par les forces de sécurité centrafricaines d'un milicien Antibalaka.

La tension est montée d'un cran lundi dans cette zone  après l'installation de l'état-major de l'ex-coalition Séléka à Bambari. Les forces françaises et africaines doivent y faire face à un cycle de vengeance entre ex-Séléka et Antibalaka, mais aussi à d'autres éléments armés  incontrôlés qui se livrent à des exactions de toutes sortes contre la population civile.

Ce mardi, les tirs ont baissé d’intensité, un calme précaire semble s’installer dans la ville. Les déplacés ont déserté la cathédrale Saint Joseph pour se réfugier à la gendarmerie et à la préfecture, deux sites gardés par les soldats de l’Union africaine et la Sangaris.

Cette montée de violence, marquée par l’attaque de la Cathédrale Saint Joseph serait menée en représailles d’une autre attaque des Antibalaka contre un membre de la communauté peuhle la veille.

Un groupe d’Antibalaka investit 9 villages et fait plus de 12.000 déplacés Un groupe de miliciens Antibalaka, parti de Mala dans la Kémo (centre-sud) en passant par Bakala dans la Ouaka (centre), est arrivé dans la sous-préfecture des Mbrés dans la Nana-Gribizi (nord-centre). Ces miliciens ont investi 9 villages contraignant plus de 12.000 habitants à fuir leurs maisons pour trouver refuge aux Mbrés, ville située à 91 kms de Kaga Bandoro, chef-lieu de la Nana-Gribizi.
 
« A leur arrivée dans ces villages, ils exigent à tout le monde de rentrer en brousse. Ils disent qu’ils sont là pour combattre les Séléka. Tous ceux qu’ils vont croiser en ville seront considérés comme des complices des Séléka et seront traités comme tels », rapporte une autorité municipale des Mbrés qui accueille ces déplacés.

Le notable poursuit que, « C’est depuis deux semaines que ces assaillants sont en progression. Ils parcourent même des villages reculés pour, disent-ils, traquer les ex-rebelles Séléka ».

Il ajoute que « Tous ceux qui sont suspectés d’intelligence avec les Séléka sont systématiquement maltraités, se voient une de leurs oreilles coupée, ou sont passés à tabacs ».

Les villages se trouvant dans ces localités continuent de se vider de leurs habitants. « Samedi, ces assaillants ont fait prisonniers 2 chefs de villages sur l’axe Kaga-Bandoro, exigeant d’eux une rançon de 100.000 francs CFA (152,449 Euro) chacun avant d’être libéré », s’est-il plaint, ajoutant que leur commune est en train de s’organiser pour mettre en place un comité de crise pouvant porter assistance aux déplacés qui continuent d’affluer. Pour l’instant, ils sont sans assistance, à la merci des intempéries et des maladies.

Non loin de là, à Dékoa localité située à 70 kms de Kaga-Bandoro toujours dans le centre-nord, un affrontement a opposé toute la journée du dimanche 7 juillet, les miliciens Antibalaka aux ex-rebelles Séléka basés dans la ville. « Dès que les ex-Séléka ont intercepté un jeune Antibalaka de passage non loin de leur camp, ils ont lancé une forte offensive contre les Antibalaka dans la ville. Ils ont poussé les violences jusqu’en plein marché faisant de nombreux blessés », a expliqué une source proche de l’église catholique Sainte Anne de Dékoa.

« Ils ont beaucoup tiré si bien que toute la ville est prise de panique. Ces ex-Séléka qui, jusque-là, sont cantonnés, en ont profité pour sortir et se lancer dans des pillages des biens des habitants de ces villages. Les forces internationales de la Misca et la Sangaris sont aussi sorties pour essayer de calmer la tension », ajoute le prêtre, tout en précisant que la tension était encore très tendue jusqu’en milieu d’après midi.

Brice Emotion Namsio, porte parole national des Antibalaka, rejette en bloc l’accusation portée contre les miliciens. Pour lui, c’est une orchestration de toutes pièces tendant à incriminer les Antibalaka.

Ces nouvelles violences interviennent au moment où l’ONU recommande à l’Etat centrafricain plus de fermeté envers les groupes armés dans le pays. C’est dans un rapport d'étape sur la situation en République Centrafricaine publié vendredi à New-York par le groupe d'experts des Nations-unies. L’ONU demande également aux autorités centrafricaines de veiller à ce que les membres de ces groupes qui continuent d’exercer des fonctions au sein des forces de défense et de sécurité soient relevés de leurs fonctions.

A Bangui, l’accord de cessez-le-feu entre les leaders des ex-Séléka, responsable du coup de force contre le régime du président François Bozizé-Yangouvonda en mars 2013 et les miliciens Antibalaka prévu le 3 juillet a été reporté à une date ultérieure. Un report qui serait lié à un problème de communication sur les documents qui devraient être rendus publics, selon un communiqué de l’ONG Pareto (Paix-Réconciliation-Tolérance) qui pilote le projet.

Toujours à Bangui, la problématique du rétablissement de la cohésion sociale et du vivre ensemble dans les 5e et 3e arrondissements a été au centre ce lundi d’un échange entre Antibalaka, communauté musulmane et syndicat des conducteurs des taxis et bus à la Faculté de théologie biblique de Bangui (FATEB). L’objectif de cette rencontre tripartite est de trouver des solutions adéquates pour la réouverture des avenues Koudoukou, France et Barthélémy Boganda menant au Km5 dans le 3e arrondissement.

Selon Maitre Emmanuel Koudoubada, directeur exécutif de l’ONG nationale ‘‘Vitalité Plus’’, la libre circulation des biens et des personnes sur ces avenues est indispensable pour  désamorcer la crise actuelle au niveau de la capitale.

« En tant qu’ONG qui œuvre pour la paix et la sécurité, nous ne pouvons pas baisser les bras. Nous sommes donc engagés à convier les Centrafricains, qui mettaient en avant des intérêts égoïstes, partisans pour s’entretuer, se déchirer pour empêcher les autres de circuler librement, d’essayer de diagnostiquer l’origine de ce blocage autour du Km5 et ensemble, trouver les solutions qui peuvent permettre la libre circulation des personnes et des biens non seulement vers le Km5 mais dans toute la ville de Bangui », a fait savoir Maitre Emmanuel Koudoubada.

Initialement prévue tous les 26 juin depuis 1987, la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogue est célébrée ce vendredi 4 juillet en différé en République Centrafricaine. La journée est célébrée autour du thème national : ‘‘Drogue, violence et criminalité. Quelles solutions pour un environnement favorable à la paix et cohésion sociale ?’’.
 
Le ministre centrafricain de la Sécurité publique Dénis Wangao Kizimalé a saisi l’occasion pour appeler la population à une prise de conscience.

Le trafic et l’abus de drogue constituent un obstacle majeur au développement du pays. L’utilisation de la drogue entraîne de nombreux risques sanitaires et la prise en charge des toxicomanes est souvent insuffisante en Centrafrique.

Le comité interministériel de lutte contre la drogue a organisé ce 4 juillet une journée de réflexion sur la question à la direction générale de la police à Bangui.

Le mercredi 11 juin dernier, cinq nigérians avaient déjà été interceptés par la police centrafricaine à l’aéroport Bangui M’Poko en provenance de Sao Polo au Brésil. Ils avaient ingurgité une quantité totale de 660 grammes de cocaïne estimé à 70 millions de francs CFA. Selon le ministre Denis Wangao Kizimalé, toutes ces personnes avaient été porteuses de faux documents de voyages.

Et pour rétablir la sécurité, le bataillon amphibie a repris ses activités depuis jeudi après plusieurs mois d’inactivités. Cette force qui assure la surveillance des frontières fluviales entre la Centrafrique, la République démocratique du Congo et le Congo Brazzaville, a été réinstallée par Denis Wangao Kizimalé, ministre de la Sécurité publique, assurant l’intérim de son collègue de la Défense  nationale.

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