Centrafrique: Mise en garde de Jean-Serge Bokassa aux chefs de guerre Le gouvernement centrafricain assure que les auteurs des « violences de ces derniers jours dans les localités de Koui et de Kouango seront poursuivis ». Annonce faite ce lundi à RNL par Jean Serge Bokassa, ministre de l'intérieur, de la sécurité publique et de l'administration du territoire.

Pour ce dernier, « les régions de l'Ouham Péndé et de la Ouaka ont été le théâtre de violences meurtrières perpétrées par des hommes armés ». Des violences qui auraient fait de « nombreuses victimes et des centaines d'habitations incendiées », selon le membre du gouvernement qui s'estime préoccupé par la situation.

« Le président de la République a ouvert un dialogue avec tous les chefs de guerre, il est attaché à toutes les vertus de la guerre »,a rappelé Jean Serge Bokassa, ministre de l'intérieur, de la sécurité publique et de l'administration du territoire. Pour ce dernier, « avec le dialogue,nous pouvons arriver à un niveau de compréhension », ajoutant par ailleurs « qu'il est hors de question que cela puisse être interprété comme un mandat donné à un chef de guerre », a-t-il précisé.

Tenant absolument à rétablir cette vérité, Jean Serge Bokassa a indiqué que « le chef de l'Etat n'a mandaté aucun chef de guerre » pour faire « quoi que ce soit au nom de l'Etat », qualifiant d' «une usurpation flagrante, une calomnie honteuse » le fait pour le chef rebelle Sidiki d'annoncer avoir reçu l'aval du chef de l'Etat de contrôler toute la zone nord-ouest sous sa juridiction.

Le Ministre explique par ailleurs que le gouvernement « prendra toutes ses responsabilités non seulement par rapport aux actes posés par certains chefs de guerre » mais, également « en rapport aux propos tenus par ces gens » qui, selon Jean Serge Bokassa « ne font qu'ajouter aux charges supplémentaires qui pèsent sur eux ».

 

 

 

Centrafrique : le gouvernement veut évaluer la crise sécuritaire à Kouango Une mission conjointe gouvernement  et Minusca est prévue dans les tout prochains jours dans la localité de Kouango afin dévaluer la situation sécuritaire qui prévaut dans la ville. Cette mission a été décidée au cours d'une rencontre du Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji et une délégation de la Mission onusienne en Centrafrique.

Selon les responsables de la Minusca, « des mesures ont été prises après les violences enregistrées le 10 et 11 septembre sur l’axe Kouango-Bianka ».
 
Des violences qui auraient, selon la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), fait « 19 morts, 3500 déplacés et 481 maisons brûlées ». Ces actes de violences sont attribués selon les informations de RNL, aux combattants de la Seleka et concernent les « villages situés entre les PK9, PK13 et ceux du secteur fleuve à Kouango ».

De sources concordantes, « ce serait une histoire de jalousie soldée par la mort d'un jeune musulman », qui est à l'origine de cette nouvelle montée de tension dans la localité.

Centrafrique : plus de 6 personnes tuées à Koui dans l'Ouham-Pendé Six morts et environs 800 maisons incendiées, c'est le bilan provisoire d'une attaque qui a eu lieu au courant de la semaine à Koui dans l'Ouham Péndé. Un bilan susceptible de s'alourdir à en croire plusieurs autorités locales contactées par RNL.

« Depuis plusieurs jours, les rebelles du colonel Sidiki ont attaqué plusieurs villages  notamment Sangré 3, Bouzou, Sangaldoro et Kélamawélé », a déclaré Euzebe Ngaïssé, député de Koui au travers d'une interview exclusive à RNL. Selon l'élu de cette ville, « ces rebelles ont tué ce 19 septembre plusieurs personnes au village Dangobira ». Parmi ces victimes, figurent « le chef de village Sène Jacob »,  et « 2 autres personnes dont une femme enceinte au village Jahourouboutou » a précisé le député de Koui.

Cette attaque attribuée aux rebelles du Colonel Sidiki actuellement basée à Sangrélim à environs 10 Km de De Gaulles, a fait fuir les « habitants de la région qui ont trouvé exil dans les villes de Bocaranga, Bouar et Bohong »,a-t-il expliqué.

Selon des sources concordantes, « les rumeurs d'une offensive des Antibalaka sur les positions des éléments du colonel Sidiki en mouvement dans la région auraient impulsé cet assaut ».

Tout en condamnant cette attaque contre la population civile, Euzene Ngaïssé sollicite une intervention d'urgence du gouvernement afin dit-il, « de mettre hors d’état de nuire ces rebelles ». Dans leur folie, rajoute l'élu de la nation, les rebelles du colonel Sidiki ont « incendié plus de 800 maisons et pillé les biens des villageois ». Il ajoute également que la présence des rebelles du colonel Sidiki

Ces violences interviennent après celles de Kaga-Bandoro qui ont officiellement fait 6 morts selon un bilan donné par le gouvernement et la Minusca. Mais d'autres sources affirment que les exactions de Kaga-Bandoro auraient fait plus d'une vingtaine de morts parmi les populations civiles.

 

 

 

 Centrafrique : Calme précaire à Kaga-Bandoro Un calme précaire règne depuis 24 heures à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi après les violences des 16 et 17 septembre derniers. Une brève accalmie qui a permis aux habitants de la localité de reprendre timidement leurs activités tout comme quelques boutiques qui ont rouvert.

Des sources contactées par RNL confirment que la majeure partie de la population craint encore un regain de violences en dépit du dispositif militaire de la Minusca qui est renforcé dans la ville. Contrairement à certaines informations, certains habitants ne confirment pas les affrontements signalés entre Ex séléka et Anti-balaka à 10Km de Kaga-Bandoro mais parlent plutôt de « représailles des ex séléka en réaction à une agitation des anti-balaka pour le contrôle de certaines barrières ».

Ce regain de tension sécuritaire dans la localité de Kaga Bandoro fait réagir la COSCIPAC, Coordination des Organisations de la Société Civile pour la paix en Centrafrique qui s'interroge sur l'efficacité de la mission de l'ONU pour la paix dans ce pays.

«La situation sécuritaire est restée précaire depuis l'arrivée de la Minusca dans le pays avec des morts d'hommes partout », a déclaré Boniface Gona Bandadele, Vice-coordonnateur de la COSCIPAC au cours d’un point de presse tenu ce 19 septembre.

Prenant le cas de Kaga-Bandoro, le vice-coordonnateur de la COSCIPAC n'arrive pas à comprendre que les forces onusiennes soient présentes dans la ville mais « qu'un groupe armé non conventionnel se permette le luxe de poser des actes macabres contre les populations ».

A cet effet, la COSCIPAC, renchérit  Boniface Gona Bandadele, va mettre en circulation « une pétition pour demander le retrait de la Minusca de la RCA ». L’organisation met aussi en garde le gouvernement centrafricain qui, selon elle, « ne fait pas assez pour garantir la sécurité de sa population ».

 

 

 

 Centrafrique : une vingtaine de personnes tuées à Kaga-Bandoro A Kaga-Bandoro dans le Bamingui-Bangoran, plus d'une vingtaine de personnes ont perdu la vie ces dernières 48 heures. Des scènes d’assassinats et de pillages massifs y sont perpétrées les 16 et 17 septembre dans la région. Des actes attribués aux hommes armés présentés comme des éléments Seleka basés à Kaga-Bandoro.

Selon des sources locales contactées par RNL, les ex-seleka « ont déjà occasionné la mort de 19 personnes à Ndomete au PK10 de Kaga-Bandoro et, de 5 autres au centre de la ville ».  En plus de ces assassinats, la paroisse Sainte Nativité de Kaga-Bandoro, la radio locale ainsi que plusieurs maisons de commerces en plein centre ville ont été pillés.
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Des actes commis en « représailles », dit-on, d'une « tentative d’assaut des antibalaka sur Kaga-Bandoro ». Selon de sources concordantes, les miliciens antibalaka venus de plusieurs villages de la région se sont regroupés au village Ndomete à 10 Kms de Kaga-Bandoro en vue « d’exiger la délocalisation de ces ex-combattants accusés de prendre en otage la population de Kaga-Bandoro ». Sans combattre, les antibalaka se sont donc retirés de la localité immédiatement assiégée par les Seleka qui s’en sont pris à la population civile.

Conséquence, la localité de Kaga-Bandoro est sous tension. Les forces de la Minusca basées dans la ville, n’arrivent pas encore à maîtriser la situation afin d’assurer la protection des civils ainsi que des sites administratifs. Toute fois, nos sources indiquent que les forces internationales auraient procédé à un « regroupement du personnel des agences des Nations-Unies en vue de leur rapatriement sur Bangui ».

Contactée à cet effet, la Minusca annonce qu'une réunion de crise s'est tenue depuis hier  sur le sujet afin d'y trouver une solution.

 

 

 

 Centrafrique, la situation sécuritaire reste fragile Dans une interview exclusive à RNL, le ministre de la sécurité publique et de l'administration du territoire, Jean Serge Bokasa estime que « la sécurité reste encore fragile dans le pays et il faut faire plus pour protéger la population ».

Selon le membre du gouvernement, cette fragilité de la situation sécuritaire dans le pays pousse son département à mettre la bouchée-double pour favoriser la libre circulation dans l'ensemble du pays.

« Je suis insatisfait parce que je pense que nous devons toujours faire plus et aller plus loin », a déclaré Jean Serge Bokassa, ajoutant qu'un « sentiment de satisfaction pourrait nous emmener à dormir sur nos lauriers »,ce qui constitue à ses yeux « un danger ».

Le ministre de la sécurité publique estime qu'il  « faut rester éveillé pour améliorer le travail qui est fait » et tenter d'y apporter des débuts de réponse, relevant par la même occasion que son département enregistre au quotidien des « plaintes relatives au comportement des forces de l'ordre » mais promet-il d'y veiller.

Jean Serge Bokassa précise par ailleurs que le gouvernement entend « renforcer le niveau de sécurité »  et ne plus voir des « no man's land » où d'états dans un État comme il en est le cas actuellement dans certaines villes de la République Centrafricaine.

Dans cette dynamique, il annonce que dans la Capitale, tous les arrondissements et quartiers se doivent d'être « totalement libérés », indiquant que « les groupes armés qui continuent de s'octroyer le droit de faire ce qu'ils veulent doivent être neutralisés ».

Dans ce contexte d'insécurité, à Ndélé dans le Bamingui-Bangoran, les populations dénoncent la récurrence des braquages et autres formes de violences. Pour illustration, des hommes armés ont fait irruption au courant de cette semaine à la Paroisse Sainte Marie de Ndélé où, après avoir immobilisé le Curée, ont réussi à emporter une importante somme d'argent, des appareils électro-ménagers, deux motocyclettes, des téléphones portables et de nombreux autres objets.

Ce qui fait dire au Sous-préfet de Ndélé, Célestin Guedefara que « la population de sa localité est ainsi prise en otage par les groupes armés ».

 

 

 

 

Centrafrique : une nouvelle feuille de route pour l'armée Dans le cadre de la reforme du secteur de défense et de la sécurité en Centrafrique, l'armée nationale vient de se doter d'une nouvelle feuille de route. Le nouveau plan d'action a, officiellement été validé ce 14 septembre par le ministre de la défense nationale Joseph Yakete et la mission européenne EUTM.

« Cette feuille de route, c'est l'outil qui va permettre de donner une nouvelle orientation au fonctionnement de notre armée », a déclaré le ministre de la défense Joseph Yakété. Satisfait de cet outil, le patron de la défense explique que « les instructions ministérielles en la matière vont servir de guide sur plusieurs volets parmi lesquels le recrutement au sein des forces de défense et de sécurité ». 

Entre autres thématiques contenues dans cette nouvelle feuille de route, l'organisation de l'armée, la gouvernance et doctrine, la formation, les ressources humaines, les sciences de l'information et de la communication, la logistique, le renseignement ou encore le budget.

« … l'état des lieux des 8 groupes de travail permet d'inscrire l'action de l'EUTM en soutien aux FACA dont les travaux ont été engagés et lancés par le ministre de la défense », souligne le général de division Raysz Hautecloque de la mission EUTM.
                                    
Des sources proches du ministère de la défense nationale indiquent que ce document est « unique en son genre en Centrafrique depuis l'existence des FACA » et devra à terme « faciliter la mise en place d'une armée républicaine ».

 

 

 

 DDRR : le gouvernement centrafricain et le FDPC en discussion à Zoukombo A Zoukombo, localité située à environs 80 KM de Bouar – chef-lieu de la Nana-Mambéré, le ministre centrafricain de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa a entamé au nom du gouvernement, une discussion avec les groupes armés notamment le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine.

Des discussions qui ont tourné autour de « la problématique d'un nouveau cantonnement en vue de libérer les bâtiments de l'école Zoukombo occupés depuis plusieurs mois par ce mouvement rebelle, leur prise en charge nutritionnelle et sanitaire et la cessation de toute activité militaire afin d’éviter des pertes humaines dans leur rang ».

Une proposition accueillie à bras ouverts par le FDPC qui, par le truchement de son porte-parole Gustave Nguetemandji, se dit « prêt à contribuer au processus de retour de la paix dans le pays ». Mais, ils conditionnent leur participation à ce processus « à la prise de responsabilité du gouvernement centrafricain en vue de faciliter le DDRR ». 

En réponse, Jean Serge Bokassa a rassuré les responsables du FDPC que « leurs revendications seront fidèlement transmises au Président de la République » afin, dit-il, que « des solutions urgentes y soient apportées ».

Parlant du processus DDRR présenté par les nouvelles autorités comme la seule voie pour le retour à la stabilité et la cohésion sociale, le chercheur français Roland Marchal estime quant à lui que « le DDRR et la Reforme du Secteur de Sécurité ne sont pas l’unique solution à la crise en Centrafrique ». Selon lui, « une politique de réconciliation entre communautés doit être mise en place pour ressouder les liens sociaux ».

 

 

 

Centrafrique : des habitants de Bakala réclament le droit à la vie Ils se disent « être pris en otage par des combattants ex-seleka, privés de toute assistance et de la liberté d'aller et venir », depuis 4 ans. Ils, ce sont les habitants de la sous-préfecture de Bakala dans de la Ouaka qui réclament ce qu'ils considèrent comme « le droit à la vie ».  Sortir même de la région est conditionnée à « une autorisation expresse des ex-seleka qui contrôlent la localité de Bakala », et au « respect du délai de retour indiqué dans le document de sortie ».

Selon les informations recueillies par RNL, ces compatriotes éprouvent des difficultés de tous ordres notamment «  sanitaire, nutritionnel, scolaire et sécuritaire ». A celles-ci, il faut ajouter « les effets néfastes de l’effondrement des terres fréquents dans les chantiers des mines, des cas d'inondation avec comme corollaire le paludisme ».

Une situation qui interpelle les bonnes volontés à commencer par le gouvernement centrafricain censé apporter la protection aux citoyens sur toute l'étendue du territoire national. Simplice Kpabadia, président du comité sous-préfectoral de la Croix Rouge Centrafricaine de la sous-préfecture de Bakala appelle le gouvernement et les promoteurs des droits humains à « voler au secours de cette population en détresse ».

Conséquences, la cherté du coût de la vie à cause justement de cette baisse de productivité dans les domaines agricoles, miniers et commerciaux. Ce qui entraîne un exode de la part de certains habitants qui, s'ils en trouvent l'occasion, n'hésitent pas à abandonner la localité où des services étatiques ne sont plus fonctionnels.

 

 

 

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