Journée internationale des casques bleus sous le signe d'assainissement à Bria La Journée internationale des Casques bleus a été officiellement lancée ce mercredi à Bria chef-lieu de la Haute-Kotto, à travers des travaux d’assainissement de la ville. « Rendons hommage à nos héros » est le thème retenu cette année pour commémorer cette Journée.

Des hommes et des femmes - Casques bleus, ex-combattants Séléka, et population civile - tous munis de pelles, faucilles et houes, sont déployés dans la rue pour nettoyer la ville de Bria afin de redorer son blason et lui redonner son nom datant de « Bria la scintillante ».

« Nous avons une semaine d’activités ici. Et nous commençons par cette activité dénommée ''keep Bria clean'' pour que notre ville que nous aimons tant devienne Bria la scintillante comme nous l’avons connu dans le passé », a déclaré Colonel Takougnadi, Public Information Officer (Officier d'information publique) de la Minusca pour le secteur est.

L'action se veut symbolique et montre l’autre facette du travail du Casque bleu.

« Nous avons voulu faire quelques choses de symbolique en  mélangeant tous nos contingents. Nous avons Zambatt, nous avons Morbatt, nous avons des médecins rwandais, des sri-lankais, des népalais, les policiers, plus les ex-combattants et les habitants de Bria. Donc symboliquement pour montrer que le casque-bleu n’est pas qu’une arme mais peut aussi prendre une pelle. Nous avons aussi des médecins qui ont laissé la blouse aujourd’hui pour venir se joindre à nous », a indiqué Oumar Ba, Chef de Bureau de la Minusca pour le secteur est.

C'est un sentiment de satisfaction du côté des autorités administratives comme l'exprime Serge Yvon Lessene, Préfet intérimaire de la Haute-Kotto.

« Je suis très ému pour cette journée internationale des Casques bleus. Depuis que les Nations Unies sont à Bria, les forces travaillent pour le retour de la paix. Nous remercions la Minusca d'avoir pensé au quartier Bornou où va commencer les activités de cette première journée en ce qui concerne le nettoyage de la ville et dimanche ce sera la grande fête ».

Dans son message pour marquer la Journée, Ban Ki-moon, le secrétaire général a déclaré : « Ils incarnent les aspects les meilleurs de la solidarité mondiale et servent avec courage dans des environnements dangereux pour assurer la sécurité de certaines des populations les plus vulnérables ».

« Nous saluons avec gratitude la mémoire des plus de 3400 Casques bleus qui depuis cette date ont trouvé la mort dans l’exercice de leurs fonctions. Nous leur sommes à jamais reconnaissants. Nous nous engageons aujourd’hui à réaliser le plein potentiel des opérations de maintien de la paix des Nations Unies pour faire advenir un monde meilleur », a souligné Ban Ki-moon.

En Centrafrique, plus de 11.000 Casques bleus sont présents depuis fin 2014. Aujourd'hui, plus de 124.000 militaires, policiers et civils sont déployés dans 16 opérations de maintien de la paix sur quatre continents.

  Annoncé mort, le conducteur du taxi moto est vivant, le parquet ouvre une enquête Le conducteur de taxi-moto annoncé mort hier des suites d'un coup de matraque d'un élément de la police sur la tête est vivant. Ce 17 mai, en compagnie de Jacqueline Koyambonou, directrice des services de la police judiciaire, Vianney Lingomo - la victime  gravement blessée à la tête, a fait le déplacement de RNL.

Au micro de RNL, Vianney Lingomo confirme la brutalité dont il a été victime de la part des agents de police en poste à la brigade criminelle. « De passage tout juste à la sortie de la ruelle longeant l'Ambassade des États-Unis, j'ai aperçu le policier matraque à la main devant moi. Sans pour autant m'arrêter, il m'a donné un coup sur la tête. Avec les passagers que je transportais, nous sommes tombés. Avec les autres policiers, il m'a conduit à l'hôpital expliquant qu'ils m'ont retrouvé en route suite à un accident. Après les soins, ils m'ont ramené jusqu'à Fatima », a expliqué Vianney Lingomo, le conducteur du moto-taxi.

Un comportement dénoncé aussi bien par Jacqueline Koyambonou, directrice des services de police judiciaire (DSPJ), que le ministre de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa.

« Je suis désolé du comportement du policier qui a tapé directement sur un usager », déclare Jacqueline Koyambonou qui indique « qu'il était formellement interdit aux agents de la police de la DSPJ d'effectuer des contrôles aux alentours de la DSPJ et que le commissariat du 1er arrondissement, la FICU et la CNS sont là pour ce travail », a-t-elle indiqué.

La directrice des services de police judiciaire annonce que « l'agent qui a commis le forfait sera traduit devant la justice », d'autant plus que le parquet de Bangui a déjà ouvert une enquête afin d'établir les responsabilités dans ce dossier.

 

 

 

 Dix blessés dans une attaque des hommes armés sur l'axe Sibut Au village Amou située à 30 km de Sibut sur l'axe Grimari, des hommes armés présentés comme des ex-séléka ont pris pour cible un véhicule de transport en commun. Les faits se sont déroulés au début de cette semaine. Le bilan fait état de 10 blessés.

Joint par RNL, Lazard Morales Ngaya, Préfet de la Kémo explique qu'il « y a un groupe d'ex-seleka basé à Kaga-Bandoro qui a emprunté les couloirs de transhumance pour arriver à Amou, un village situé à 30 Km sur l'axe Sibut-Grimari pour attaquer un véhicule avec des passagers. Ils ont emporté leurs matériels ainsi que des fonds ».

Selon les autorités locales, l'intervention des éléments de la Minusca a occasionné des échanges de tirs qui ont fait une dizaine de blessés dont certains ont été transférés à Bangui pour des soins appropriés. Les malfrats ont aussi dépouillé les passagers de leurs biens. 

« L’intervention de la Minusca a découlé sur des échanges de tirs avec ces malfrats et une dizaine de passagers ont été blessés, 3 ou 4 d'entre eux ont été évacués sur Bangui pour des soins tandis que d'autres sont à l'hôpital de Sibut pour des soins », a ajouté le préfet.

Dénonçant ces actes, le préfet de la Kémo interpelle les autorités du pays sur le redéploiement des FACA. « Aujourd'hui, il y a des difficultés même pour aller au champ et la population réclame la sécurité. Et les gens qui peuvent aujourd'hui assurer la sécurité de la population, c'est l'armée », a précisé  Lazard Morales Ngaya.

« Le redéploiement rapide des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur le terrain peut régler cette situation », a conclu le préfet de la Kémo.


 

 

 

Les ravisseurs menacent de tuer les otages de Baboua Après dix mois d'attente, les ravisseurs du Sous-préfet de Baboua, du Maire de la ville de Baboua et du Pasteur de l’Église Apostolique de Aba, donnent trois jours francs à compter de ce mardi pour exécuter les trois otages. L'ultimatum est lancé aux nouvelles autorités centrafricaines ainsi qu'aux parents des otages.

Ce 10 mai, lors d'un entretien téléphonique, les bourreaux n'ont pas caché leur intention de tuer les deux autorités politiques et administratives et l'autorité religieuse. Dans la conversation avec Flavien Bolobo, coordonnateur des Églises Apostoliques secteur Baboua-Aba, ils annoncent clairement l'exécution des otages au cas où l'ultimatum arrivait à expiration.

« Ce matin, j'ai reçu un appel de la part des frères qui sont en brousse. Ils m'ont dit qu'ils ont attendu dix mois jusqu'à l'élection du nouveau président et qu'ils ne peuvent pas attendre. Voilà pourquoi, ils ont demandé au Pasteur d'appeler des parents pour leur signifier que dans trois jours, ils vont les exécuter. J'ai parlé au Pasteur qu avait les larmes aux yeux », a expliqué Flavien Bolobo, qui ajoute qu'il éprouve des difficultés à joindre le numéro qui a appelé.

Le rapt a eu lieu le 19 juillet 2015. Les ravisseurs, selon le gouvernement de Transition, étaient assimilés aux éléments du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) de Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine

Depuis la prise d'otages, de vaines tentatives de négociations ont été lancées par le gouvernement de la Transition mais n'ont pas été approfondies pour aboutir à la libération des trois personnes, sommées de mort.

Echange de tirs du BARC, le langage de fermeté du gouvernement « L'auteur des coups et blessures sur les agents de la police se trouve en détention et répondra de ses actes devant la Justice », a annoncé le ministre de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa dans une interview exclusive accordée à RNL.

Cette annonce du ministre Jean Serge Bokassa intervient au lendemain de la réunion de crise convoquée par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji suite à l'incident du 8 avril survenu au BARC (Bureau d’Affrètements Routiers de Centrafrique). Réunion au cours de laquelle le gouvernement a tenu un langage de fermeté vis-à-vis des ex-Séléka qui ont pris en otage un policier et blessé deux autres dont un lieutenant des FACA.

« La police intervenue sur les lieux a pu maîtriser un sujet qui était en compagnie de celui qui était à l'origine du vol de la moto et qui a fini par être écroué à la CNS », déclare Jean Serge Bokassa qui explique par ailleurs que ces ex-Séléka sont « allés appréhender un policier qui était en faction devant l'hôpital communautaire. Ils l'ont enlevé avec ses armes, nous avons estimé que c'est un acte assez grave...qui ne se justifie point ».

Ce qui, selon le ministre de la Sécurité publique relèvera de la loi car « lorsque des infractions à la loi ont été commises, il revient à la justice de faire son travail », précise-t-il.

Dans la même dynamique, la cellule de crise mise en place par le Premier ministre, indique Jean Serge Bokassa, a donné naissance à une prise de position du gouvernement qui est celle « de ne pas négocier, de ne pas faire d'échange entre le prisonnier qui est sous le coup de la loi et le policier qu'il détenait, nous avions demandé à ce qu'il libère le policier sans condition ».

« Tout citoyen qui se permet des actes d'une telle nature, il est évident que dans un Etat qui se veut un Etat de droit, que des mesures soient prises pour les sanctionner », a-t-il ajouté avant de repréciser que « cela représente non seulement un danger pour la sécurité du Président de la République mais aussi pour les populations ».

Par rapport à ce regain de tension aux relents sécuritaires notamment, Jean Serge Bokassa annonce une réflexion afin de « ré-apprécier les règles de cantonnement mais aussi cet accès aussi facile de ses anciens combattants à un tel armement de guerre ».

Les échanges de tirs du 8 avril qui font suite à cette histoire de moto volée par un ex-Séléka et retrouvée au niveau du BARC par le propriétaire ont entraîné des dégâts matériels et physiques assez importants.

 Échanges de tirs entre CNS et ex-Seleka du camp BSS, Faustin Archange Touadera sur les lieux Des tirs à l'arme automatique ont été entendus ce 08 mai aux alentours du BARC (Bureau d’affrètement Routier Centrafricain) à Bangui, créant ainsi la psychose dans le secteur.  Le Chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera s'est rendu au Camp BSS et s'est entretenu avec les ex-Combattant Seleka dudit camp. Pendant ce temps, le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, après une descente sur les lieux de l’événement en compagnie de son ministre de la sécurité publique, a convoqué une réunion de crise à cet effet.

Selon des témoignages recueillis sur place par RNL, tout serait parti du braquage d’une moto par un ex Séléka. De passage sur l’avenue de l’indépendance, le propriétaire de la moto volée l’a reconnu ce dimanche matin devant le BARC et l’a intercepté avec l’appui de certains jeunes. Mécontent du fait que la moto leur a été arrachée, l’un des deux Séléka alerte ses paires basés au Régiment de Soutien.

Le sous brigadier de police BARC Grégoire Agoa dont les hommes ont pu mettre la main sur la moto volée ainsi que le braqueur explique en effet « qu'il ne connaît pas précisément quand est-ce que cette moto a été braquée », mais, précise-t-il « subitement, le propriétaire de la moto a vu sa moto puis a arrêté le braqueur. Ils ont commencé à se tirailler sur la moto quand avec mes éléments, nous sommes intervenus pour récupérer la moto et le braqueur que nous avions emmenés au poste de police ». 

Il indique par ailleurs que « la CNS arrivée sur les lieux nous a porté secours en faisant des tirs de dissuasion qui ont permis de baisser la tension », avant de demander aux autorités centrafricaines de doter « le poste de police BARC en matériels adéquats pour le service ».

Sortis en masse en représailles, certains éléments de la Séléka du BSS ont fait irruption au poste de police BARC tandis que d'autres ont investi le camp militaire Fidèle Obrou et ont poignardé Valentin Nguindo, Lieutenant des FACA qui se trouvait chez lui.

« Les Séléka qui sont cantonnés au Régiment de Soutien sont sortis en masse et ont pris d'assaut le camp où sont logés les militaires. Ils sont arrivés au domicile du Lieutenant Nguindo qu'ils ont poignardé avant qu'il ne soit emmené d'urgence à l’hôpital des MSF », a déclaré sous couvert de l'anonymat, un élément des FACA présent sur les lieux.

Cette nouvelle situation d’insécurité qui a une fois de plus plongé les habitants des quartiers environnants dans une psychose généralisée, soulèvent ipso facto cette question de délocalisation de ses ex-combattants du camp BSS ou leur désarmement. Ce que demandent les quelques centrafricains interrogés par RNL.

 

 

 

Démonstration aérienne Sangaris-Minusca en présence de Touadéra C'est sur un aérodrome privé au PK55 au nord de Bangui axe Damara et en présence du Président de la République, Faustin Archange Touadéra, que la Force de la Minusca a fait une démonstration de sa capacité aérienne au cours d’un exercice conjoint mené ce vendredi avec l’opération Sangaris.

« Nous voyons que leur capacité en matière d'intervention monte en puissance et ça nous aide dans la recherche de la paix. Ce qu'ils nous ont présenté n'est pas une volonté agressive mais une volonté de dissuasion pour montrer au peuple centrafricain leur volonté de pouvoir sécuriser la population centrafricaine », a expliqué le Chef d’État centrafricain.

« Nous sommes très rassurés, les deux forces sont complémentaires dans leurs actions et c'est une bonne chose. On nous a fait une démonstration pour permettre de voir la montée en puissance de ces deux forces qui sont là pour le maintien d'ordre et la sécurité », s'est-il félicité.

Dénommé « Bamara » (lion en langue nationale, Sango), l'exercice de la Force de la Minusca a consisté à confirmer aux autorités centrafricaines et à l'opinion internationale que le retrait des soldats français de l'opération Sangaris ne laissera aucun vide sécuritaire. La Minusca a dorénavant la capacité opérationnelle de surveiller l’espace aérien centrafricain et de fournir l’appui feu nécessaire aux troupes au sol.

Désormais, les hélicoptères MI35 de la Mission onusienne effectueront seuls les travaux qui étaient jusqu’aujourd'hui communiés entre les Casques bleus et la Sangaris. Ces appareils sont fonctionnels, notamment pour la sécurisation des convois commerciaux. Ils ont déjà servi lors de la cérémonie de prestation de serment du Président Faustin Archange Touadéra.

La Sangaris a, quant à elle, fait usage de deux avions de chasse dits  ''Rafales'', basés à Ndjamena au Tchad pour montrer sa puissance de frappe et de nuisance. Pouvant transporter quatre missiles (engins de destruction massive), les ''Rafales'' sont dotées d'une extrême rapidité, qui constitue dans un premier temps un moyen d'intimidation pour l'ennemi.

L’annonce avait été faite par le Porte-parole de la Force onusienne, lieutenant-colonel Rachid El Meckaoui, au cours du point de presse hebdomadaire de la mission onusienne, mercredi à Bangui. L'exercice s'inscrit dans le mécanisme du retrait progressif de la Sangaris prévu pour d'ici fin 2016 et de la montée en puissance des Casques bleus en Centrafrique.

Le Président du Conseil National de Transition, Alexandre Ferdinand Nguéndet, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, les ministres de la Défense, de l'Intérieur et la Sécurité Publique, des Affaires Etrangères, le Représentant spécial des nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga Anyanga, les ambassadeurs de la France, Charles Malinas et  celui des Etats Unis, Jeffrey Hawkins, tous deux en poste à Bangui assistaient à cette démonstration.

 Pour une armée moderne et professionnelle au service de la nation Au Camp MOANA situé à UCATEX dans le 8ème arrondissement de Bangui, se déroulent depuis quelques semaines, des séries de formations données par les instructeurs de la mission de conseil militaire de l'UE (EUMAM) à l'endroit des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Des cours de haut niveau axés sur les soins médicaux d'urgence, l'Informatique et le commandement.

L'objectif étant de permettre aux éléments des FACA d'acquérir l'autonomie et l’expertise nécessaire afin de renforcer la chaîne de commandement et constituer une armée moderne et professionnelle au service de la population. Cette vaste opération de formation des FACA en vue de leur réhabilitation après la récente crise qui a secoué la République Centrafricaine est décidée par la communauté internationale de commun accord avec les autorités centrafricaines.

Pour Joseph Yakete, l'armée d'aujourd'hui ne peut se passer de la nouvelle technologie, ce qui explique à ses yeux l'importance des cours d''informatique également au menu de cette formation.  « L'informatique, c'est un vecteur de modernisation. L'armée centrafricaine qui est appelée à se moderniser doit se doter de tous les moyens qu'offrent les nouvelles technologies pour pouvoir être à jour sur plusieurs plans car l'informatique, c'est l'administration, c'est l'armée et c'est la vie », a-t-il déclaré.

Accompagné du général Dominique Laugel, commandant de l'EUMAM, le ministre centrafricain de la défense Joseph Yakete a visité ce 28 avril, les locaux du Camp MOANA qui abrite la série des formations des formateurs des FACA.

Le ministre de la défense a par ailleurs invité les apprenants à mettre en application les enseignements reçus au cours de cette formation en restant disposé « à bien apprendre, à se concentrer et à mettre en avant l'intérêt supérieur de l'armée centrafricaine et donc de la nation ».

Des formations d'une si grande utilité, affirment les apprenants, tant il s'agit d'une formation des formateurs qui donnera l'occasion aux militaires formés d'aller former d'autres éléments afin que les plus de 7,000 FACA identifiées puissent en bénéficier.

Approuvé le 16 mars dernier par le Conseil des ministres des affaires étrangères européens, EUMAM RCA succède ainsi à la force opérationnelle européenne en République centrafricaine (EUFOR RCA), qui a pris fin le 15 mars. Sa mission consiste à « soutenir les autorités du pays dans le cadre de la préparation d'une réforme du secteur de la sécurité concernant les forces armées de la République centrafricaine ».

 

 

 

Le processus DDRR en marche en République Centrafricaine Au moins 3000 ex-combattants de la capitale centrafricaine s'identifient depuis ce lundi dans le cadre du processus de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement des ex-combattants (DDRR). Les opérations, lancées par la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca)  et le gouvernement, se déroulent à Boy Rabe dans le 4e arrondissement où 1500 ex-Antibalaka devront être recensés.

A la différence des activités du pré-DDR réalisées dans certaines régions de la République Centrafricaine, les 3000 ex-combattants attendus à l'issue de cette identification bénéficieront du projet « Réduction de violences communautaires ». 1500 seront recensés au sein de la milice Antibalaka et 1500 autres parmi les groupes d'auto-défense de PK5.

« Il est clair que les bénéficiaires, après l'enregistrement et le profilage socio-professionnel, vont être regroupés par pilier professionnel, tous ensemble et mélangés. On ne va pas faire une association d'agriculteurs pour les Antibalaka et une association d'agriculteurs pour des gens qui sortent des entités armées du 3e Arrondissement. Nous allons former une seule association où ils seront mélangés », a expliqué Hervé Hesse de la division DDR de la Minusca.

La Représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations Unies, Diane Corner, se félicite de ce projet qu'elle qualifie d'appréciable.

« C'est un projet très important. Qu'est-ce qu'on espère faire dans ce projet ? D'abord, c'est un peu donner un autre avenir pour ces éléments des groupes armés. On va les former sur des questions très importantes pour l'avenir de ce pays ».

Les membres des groupes armés estiment que ce nouveau projet pourrait contribuer à asseoir la cohésion sociale et apporter un plus dans leur vécu quotidien en attendant le DDRR.

« Cela va changer beaucoup de choses parce que nos éléments vont être formés sur des activités génératrices de revenu. Les Séléka seront ensemble avec les Antibalaka pour subir la formation. C'est une solution qui va aider dans le cadre de la cohésion sociale », s'est réjouit Judicaël Ez Moganazoum, secrétaire général de la Coordination des Antibalaka.

L'opération  d'identification des ex-combattants se fera de manière régulière à Bangui et dans les zones périphériques jusqu'au recensement complet des 3000 éléments.

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