Préoccupé, le MAP avoue un contact avec un ravisseur d'Armel Sayo La Mouvance patriotique pour l’avenir (MPA), l'un des démembrements de l'ancienne coalition Antibalaka, se dit préoccupée par l'enlèvement du ministre Armel Mingatoloum Sayo. Le président de cette mouvance Sébastien Wénézouï n'a pas caché son inquiétude. Les ravisseurs selon lui ne sont autres que ceux qui avaient pris en otages les deux humanitaires.

« Ce que je comprends, c'est la même équipe qui a kidnappé Mme Claudia Priest qui continue avec le kidnapping des personnalités de ce pays », a déclaré ce mercredi Sébastien Wénézouï à RNL.
 
« Dès qu'Armel Sayo a été arrêté, j'ai appelé sur son propre numéro. J'ai trouvé quelqu'un qui se trouve être son ravisseur avec toute son équipe. J'ai essayé de discuter avec eux. Jusque là, on ne les voit pas », a-t-il expliqué.

Sébastien Wénézouï  lance l'appel à l'une union sacrée des ex-Antibalaka pour barrer la route à cette nouvelle stratégie qui consiste à kidnapper qui gagne du terrain en République Centrafricaine. « Je demande simplement à nos compatriotes Antibalaka de s'unir et de barrer le chemin à ce fléau qui risque de s'étendre sur l'ensemble du territoire national », a-t-il souhaité.

« Nous mêmes cadres des Antibalaka, avons négocié la libération de la Française Priest, mais cet effort n’est pas reconnu, bien au contraire des gens nous ont accusé », a ajouté le président de la Mouvance patriotique pour l’avenir.

Dans une déclaration publiée mardi 27 janvier, la Mouvance patriotique pour l’avenir a constaté que tous les efforts menés en faveur de la paix, la réconciliation et la cohésion sociale ont été remerciés en « monnaie de singe ». Le document a mentionné que : « Ce genre d'opération ressemble à ceux de Boko Haram où à des terroristes et ne s'inscrit pas dans l'objectif des Antibalaka ».

« Nous, ex-combattants, sommes à pied d’œuvre nuit et jour pour obtenir la libération de Monsieur Armel Sayo auprès de ces ravisseurs qui ne sont encore identifiés », a précisé la déclaration.

Le MAP compte sur la collaboration du gouvernement qui devra renouer le contact avec les différents groupes armés afin de privilégier le dialogue et la cohésion sociale et surtout aboutir à la libération d'Armel Mingatoloum Sayo.

Parlant justement de cet enlèvement, le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) a également réagit en condamnant ce rapt à travers un communiqué de presse publié mardi à Bangui.

Le PNCN appelle les autorités de la transition, les partis politiques et toute la population à une mobilisation sociale afin d’arrêter ce dangereux phénomène étrange qui peut ébranler le socle de l’unité nationale.

Les voix qui continuent de s'élever appellent à la libération du ministre Armel Mingatoloum Sayo, kidnappé dimanche depuis le 25 janvier 2015 dans le 8e arrondissement de Bangui.

Libération d'Armel Sayo : des voix s'élèvent encore Les hommes armés de Révolution Justice (R.J) sont montés au créneau ce mardi pour dénoncer le kidnapping de leur leader, Armel Mingatoloum Sayo, ministre de la Jeunesse et des Sports. Les combattants exigent purement et simplement la libération de leur chef de fil. « Nous demandons à l'opinion internationale et au gouvernement que nous voulons sa libération dans l'immédiat », a sommé le chef d'état-major de R.J joint au téléphone depuis Paoua dans l'Ouham Péndé.

« Il était arrêté depuis dimanche alors qu'il travaille pour le pays. C'est ça qui nous a choqué le cœur.  Il est fils de ce pays, pourquoi l'arrêter et l'amener dans une direction inconnue ? », s'est interrogé la même source.

Lundi, le ministre de la Sécurité Publique, Nicaise Samedi Karnou a déclaré que les agitations, ayant abouti à des actes de kidnapping, ont été orchestrées et pilotées depuis Naïrobi au Kenya. Ces actes ont pour but de bloquer l'effort du retour à la normale.

« Selon les informations concordantes en possession du gouvernement, notamment les échanges et relevés téléphoniques, il ressort clairement que ce groupe terroriste est agité de l'extérieur depuis Naïrobi dans le dessein de saper le processus de retour à la paix et la concorde sociale. Il s'agit aussi d'empêcher par tout moyen la concertation de la base pour pouvoir empêcher le peuple centrafricain de trouver des solutions à sa souffrance », a expliqué Nicaise Samedi Karnou.

« Le gouvernement communique ce qui suit : les violences et les menaces contre le peuple centrafricain et ses dirigeants ne resteront pas impunies », a martelé le membre du gouvernement.

L’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l'aile ex-Séléka sous le commandement du général Ali Ndarass basé à Bambari, a également condamné cet enlèvement.

« L'UPC dénonce l'acte crapuleux et terroriste perpétré par les Antibalaka au vu et au su de la communauté nationale et internationale. Il souligne l'incapacité du gouvernement de protéger ses propres membres. Nous condamnons l'enlèvement du commandant Armel Sayo », a déclaré le porte parole de l’UPC, Amhat Nedjad Ibrahim, joint au téléphone lundi.

Le groupe politico-militaire a appelé à la libération sans conditions du membre du gouvernement. « Nous demandons la libération immédiate de ce ministre. Nous demandons aussi au gouvernement central de déployer les moyens possibles y compris le soutien de la communauté internationale pour que ce monsieur soit libéré dans un bref délai », a-t-il exigé.

Le rapt du ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Mingatoloum Sayo a aussi été dénoncé par le Parti centrafricain pour l’Unité et le Développement, (PCUD), l’ex mouvement Antibalaka. L’ancienne coordination des Antibalaka s’est désengagée cet acte.

Armel Mingatoloum Sayo a été enlevé par des présumés Antibalaka alors qu’il rentrait du culte dimanche avec sa famille. Il s'est passé 72 heures aujourd’hui, aucune information sur le lieu de sa détention, de ses ravisseurs et de leurs revendications n'est connue.

Le PCUD se dissocie du kidnapping d'Armel Sayo  Le Parti centrafricain pour l'unité et le développement (PCUD), ex-Antibalaka, dit ne pas se reconnaître dans le kidnapping du ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Mingatoloum Sayo. Dans une déclaration ce lundi sur Radio Ndeke Luka, le PCUD dénonce la dégradation de la situation sécuritaire de ces derniers jours en République Centrafricaine. 

« Le PCUD condamne et décline toute responsabilité dans ce qui concerne le kidnapping du ministre Armel Sayo. Le Parti centrafricain pour l'unité et le développement ne connaît pas les ravisseurs », a déclaré Igor Beranger Lamaka, porte-parole du PCUD. 

Le parti affirme ne pas connaître les ravisseurs qui ont œuvré sur des directives venant de Naïrobi. « D'après les informations en notre possession, c'est orchestré et piloté depuis Naïrobi avec la complicité des éléments de la Révolution Justice (RJ) et un petit groupe d'ex-Antibalaka manipulés. Le PCUD se désengage totalement de ce petit groupe manipulé depuis Naïrobi » , a ajouté Igor Beranger Lamaka.

Le PCUD appelle les autorités de la transition à la vigilance et propose une concertation d'urgence entre la présidence de la République, le gouvernement et le ''G7 Siriri'', la plateforme des groupes armés.

« Nous lançons un appel à la présidence de la République et au gouvernement de se réunir vite autour d'une table ensemble avec le ''G7 Siriri'' pour trouver les solutions qui s'imposent. Nous voulons la paix », a souhaité le porte-parole du PCUD.

24 heures après son kidnapping, toujours pas de nouvelle du ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, Armel Mingatoloum Sayo est gardé dans un lieu secret. Jusqu'à l'heure, on ignore tout sur l'identité des ravisseurs et leurs intentions.

Suite à ce kidnapping, des réactions surgissent également du milieu sportif à Bangui. Le représentant de la Fédération centrafricaine de Karaté et Arts martiaux affinitaires d’Europe, Freddy-Michael Guélé, trouve que l'insécurité va grandissante dans le pays. 

« C'est triste ! Il ne se passe pas un jour sans que les filles et fils de la Centrafrique subissent des assassinats, pillages, brimades et maintenant ce sont des kidnappings touchant des hautes personnalités », a indiqué Freddy-Michael Guélé.

Le représentant de la Fédération centrafricaine de Karaté et Arts martiaux affinitaires d’Europe interpelle le gouvernement sur ses responsabilités. « Je demande solennellement à ce que le gouvernement puisse prendre ses responsabilités et que nos frères, qui sont animés de l'esprit de colère, puissent recevoir un apaisement et libérer le fils de la République, Armel Sayo, ministre de la Jeunesse et des Sports », a conclu  Freddy-Michael Guélé.

C’est la troisième fois cette semaine que des personnes sont enlevées dans la capitale centrafricaine. En début de semaine, un religieux centrafricain et une  humanitaire française ainsi qu’une employée de la Mission de l'ONU en Centrafrique avaient été kidnappés. Après des négociations ces trois otages ont été libérés. 

Dimanche dans la Nana-Grébizi au centre de la Centrafrique, les membres de la mission chargée des consultations à la base ont été pris en otage par les ex-Séléka à Kaga-Bandoro au village Ndomété à 10 Kms de la ville. Près de huit personnes dont le préfet de la région, Gaston Yéndémon, le maire de la ville de Kaga-Bandoro, Thomas Ndomété, le sous-préfet des Mbrés, Patrice Abakar ainsi que des éléments de la sécurité ont composé la mission. 

Aux dernières nouvelles ce lundi, les otages ont déjà été libérés.

 

Kidnapping d’un membre du gouvernement à Bangui Le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, commandant Armel Mingatoloum Sayo, a été enlevé dimanche 25 janvier à Bangui par des hommes armés assimilés à des Antibalaka. « Oui, mon mari est effectivement enlevé au quartier Galabadja dans le 8e arrondissement. C’était ce matin aux environs de 09h alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture de commandement. Nous étions trois dans le véhicule en train de rentrer de l’église. Les ravisseurs sont arrivés à bord d’un taxi non numéroté ni immatriculé », a expliqué son épouse Nicaise Danielle Sayo.

« Ils lui ont instruit de s’arrêter. Ce qui fut fait. Ayant résisté d’obtempérer à leur ordre de descendre, ils ont ouvert des rafales pour le contraindre. Ils l’ont tiré de force de son véhicule pour le mettre dans leur voiture et partir avec lui à destination de Boy-Rabe, leur fief », a-t-elle poursuivi, fondant en larmes.

Les ravisseurs ont emporté le sac-à-main de la femme, deux téléphones portables dont celui du ministre.

« Nous exigeons sa libération car, c’est quelqu’un qui n’a de compte à rendre à personne », a souhaité Mme Sayo.

Après le rapt, l’épouse du ministre s’est rendue à la base des forces européennes Eufor-RCA sise à la Cité Ucatex non loin du lieu du rapt pour rendre compte des faits et solliciter leur implication.

Commandant Armel Mingatoloum Sayo est le chef du mouvement politico-armé Révolution Justice (RJ), groupe signataire de l’Accord de Brazzaville au même titre que le mouvement Antibalaka.

Le rapt de ce membre du gouvernement intervient 48 heures après la libération de deux otages humanitaires dont la française de 67 ans Claudia Priest qui regagne son pays d'origine ce dimanche.

 

Plusieurs réactions se sont faites entendre après la prise d’otage des humanitaires à Bangui. Les partis politiques, des membres du gouvernement et des organisations ainsi que le secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) se sont exprimés au micro de Radio Ndeke Luka.

« Je le dis de manière ferme : le gouvernement suit de près la situation cet otage française, âgée de 67 ans. Je demande à ses ravisseurs, qui sont connus, que le gouvernement a pris toutes les dispositions et qu'il y aura la justice » a martelé jeudi 22 janvier le ministre de la Sécurité publique, Nicaise Samedi Karnou, qui a annoncé des mesures en cours d’exécution. « Le gouvernement et le Ministère de la sécurité publique en particulier ont pris les mesures pour sécuriser les voies pour la libre circulation des biens et des personnes. Nous allons assurer la sécurité des étrangers pour qu'ils puissent être respectés et marcher en toute quiétude », a souligné le membre du gouvernement de la transition.
 
Dans une interview accordée le 22 janvier à Radio Ndeke Luka, le porte-parole du gouvernement, Modibo Bachir Walidou, a condamné ces prise d'otage qu'il qualifie d'actes terroristes qui n'honorent pas les auteurs.

« Les prises d'otage d'où qu'elles surviennent, de quelques façons qu'elles se fassent sont à condamner. Nous ne voulons pas que des mouvements considérés comme non conventionnels, susceptibles d'appartenir progressivement à notre classe politique, se transforment brusquement en des mouvements terroristes avec lesquels nous n'aurions rien à dire », a signifié le ministre Modibo Bachir Walidou.

Jeudi, Sébastien Wénézoui, président de la Mouvance patriotique d’avenir, émanation des Antibalaka, a demandé la libération des deux otages, l'humanitaire Française et le religieux centrafricain. « Depuis plus de trois jours le commandement des compatriotes Antibalaka est à pied d’œuvre pour obtenir la libération de Claudia Priest et Frère Gustave, aux côtés de Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, de Pasteur Nicolas Guérékoyamé-Gbangou et quelques autorités politiques municipales. Nous nous battons pour cet objectif, mais sommes confrontés à un entêtement inexplicable d'une seule personne incontrôlée. Cet élément revendique la libération de Rodrigue Ngaïbona alias Général Andjilo. Cette réaction n'a rien à voir avec la vision des ex-Antibalaka », a expliqué Sébastien Wénézoui.

Il a appelé tous les Antibalaka à se joindre à l’équipe de négociation dirigée par l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga et le Pasteur Nicolas Guèrèkoyamé-Gbangou en vue d’un dénouement rapide de la situation.

Dans un communiqué publié en début de semaine, le CEEAC a exprimé sa vive préoccupation et son indignation face à ces prises d’otage. Il condamne avec la plus grande fermeté ces agissements barbares qui viennent compromettre les efforts en cours en vue d’une paix durable en Centrafrique. La CEEAC a exprimé sa solidarité et sa sympathie aux organisations et familles des personnes enlevées et a demandé par ailleurs la libération sans condition des otages.

La médiation de l’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga qui est au cœur des tractations n'a pas encore abouti. Enlevés lundi 19 janvier à Bangui par des proches du général Antibalaka Rodrigue Ngaïbona, ces humanitaires sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs.

Libération de deux otages à Bangui : les négociations continuent   Les négociations menées par l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, pour obtenir la libération d’une humanitaire française de 67 ans et d’un religieux centrafricain de la Coordination Diocésaine de la Santé (CODIS) enlevés lundi dernier par les Antibalaka, se poursuivent. Mardi soir, une employée de l’organisation des Nations Unies, enlevée plus tôt dans la journée, a été libérée.
 
C’est dans le quartier de Boy Rabe que Mgr Nzapalaïnga mène ces négociations délicates. La libération de Rodrigue Ngaïbona plus connu sous le nom de « Général Andjilo », un des chefs des Antibalaka arrêté le week-end dernier, est la condition pour que les ravisseurs laissent partir l’humanitaire et le religieux. Un groupe d’Antibalaka qui s’oppose à ces prises d’otages participent également dans ces négociations. Igor Lamaka, le porte-parole du mouvement Antibalaka qui dit s’opposer à ces enlèvements a récupéré l’employée de l’ONU à Bangui hier soir. La remise de l'otage s’est faite à l’entrée du quartier de Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de la ville.
 
«Nous avons obtenu la libération de l’employée de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique). Nous venons de la remettre à la Minusca en présence des soldats français de Sangaris», a-t-il déclaré M. Lamaka à Radio Ndeke Luka mardi en fin de journée.
 
Le porte-parole de l’organisation des Nations unies à New York, Stéphane Dujarric, a confirmé la libération. L’employée de l’ONU avait été enlevée mardi matin au quartier Combattant dans le 8e arrondissement, près de l’aéroport, alors qu’elle se rendait à son travail dans un mini-bus des Nations unies.

Une onusienne prise en otage ce mardi à Bangui Une employée de la Minusca de nationalité Kurde, membre de la section communication et nouvelles technologies de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca a été enlevée ce mardi par des hommes armés aux environs de 7 heures (6 heures TU) dans le 8e arrondissement.  L'otage onusien a été conduit à une destination inconnue.

Il s'agit d'une deuxième prise d'otage perpétrée en l’espace de deux jours dans la capitale centrafricaine, Bangui. Selon les témoignages, l'enlèvement de l'onusienne est intervenu au niveau du marché Combattant non loin de l’aéroport internationale Bangui-M'Poko.

D'après les informations recueilles, l'otage Kurde était à bord du bus de transport du personnel de la Minusca accompagné d'un de ses collaborateurs de nationalité ougandaise qui a réussi à s'échapper.

« Des hommes armés non identifiés ont enlevé mardi une femme travaillant pour la Minusca après avoir stoppé son véhicule. Une tentative de rapt similaire avait échoué un peu avant », a dit la Minusca dans un communiqué.
 
« La Minusca condamne fermement cet acte intolérable qui fait suite à l'enlèvement d'un religieux centrafricain et d'une travailleuse humanitaire française », a précisé le document.

La veille, le Quai d'Orsay avait condamné l'enlèvement dans le 4e arrondissement de deux humanitaires, dont une sexagénaire française (67 ans) travaillant pour l'ONG médicale Catholique, CODIS « contraire au droit humanitaire », et appelé ses responsables à libérer au plus tôt leur otage.

Les prises d’otages sont revendiqués ce mardi par les proches de Rodrigue Ngaïbona, alias général Andjilo arrêté samedi dernier par les Casques bleus dans le nord de la Centrafrique.

Un membre de la famille, sous le couvert de l'anonymat demande sa libération, « J'exige que le général Andjilo soit mis en liberté. A cette seule condition, nous allons libérer les otages qui sont avec nous ».

« Les otages sont bien traités sur le plan nutritionnel et humanitaire. Je ne vais donner le nombre des otages », a indiqué la même source.

« Je ne me retrouve pas dans ce qui s'est passé. Andjilo est un défenseur du peuple centrafricain. Tout ce qu'il fait concoure pour le bien être de la population », a-t-il conclu. 

Jusqu'à présent, les otages sont toujours entre les mains des ravisseurs et les négociations sont en cours pour obtenir leur libération.

Par ailleurs, la coordination des Antibalaka transformé en parti politique annonce revoir sa position quant à sa participation aux travaux de la commission préparatoire du Forum de Bangui. Dans un communiqué de presse publié ce mardi à Bangui, la coordination estime qu'il s’agit des dispositions teintées de provocations mises en place par les forces onusiennes pour torpiller les efforts que déploient les bonnes volontés pour ramener la paix en république Centrafricaine.

Le Parti centrafricain pour l'unité et la démocratie (PCUD), ex-Antibalaka  prend à témoin l’opinion nationale et internationale au regard des conséquences qui pourraient advenir suite à l'arrestation de Rodrigue Ngaïbona, alias général Andjilo.

Le parti appelle la population centrafricaine au calme et demande aux ex-Antibalaka de bannir la violence et d’attendre la suite des événements.


 


Bangui : deux humanitaires kidnappés par des Antibalaka Les miliciens Antibalaka ont kidnappé deux humanitaires ce 19 janvier à Bangui en représailles à l’arrestation de leur chef Rodrigue Ngaïbona autoproclamé général Andilo, arrêté samedi dernier par les forces internationales dans le nord de la Centrafrique. Les deux otages, un personnel local et une expatriée de nationalité française (67 ans) en mission à Bangui, travaillent pour le compte de l'ONG médicale catholique Coordination diocésaine de la santé (CODIS). L’enlèvement a eu lieu aux environs de 8 heures (7 heures TU) au quartier Foûh dans le 4e arrondissement.
 
Les humanitaires étaient trois à bord de leur véhicule, une Hilux 4x4 en provenance de Damara (Ombella M'Poko) où ils s'étaient rendus en mission sanitaire. Selon le chauffeur du véhicule, un religieux relaxé après être dépouillé de tout ce qu’il possédait dont son téléphone portable, ses documents bancaires et une somme d'argent, ils ont été arrêtés par un groupe de quatre Antibalaka armés de Kalachnikov.

Le véhicule, transportant des médicaments, des kits médicaux, des effets personnels, et les deux personnes, dont la sexagénaire française, ont pris la direction du quartier Boy-Rabe, quartier général du mouvement Antibalaka.

L’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, les autorités locales du 4e arrondissement et certains responsables du mouvement Antibalaka, multiplient les médiations afin d’obtenir la libération des otages.

Un responsable du mouvement, joint lundi au téléphone à 17 heures (16 heures TU) a rassuré que la cachette des ravisseurs a été repérée et, qu’une équipe a été envoyée pour ramener les otages.

Le pouvoir de Bangui de son côté ne s'est pas encore prononcé sur cet enlèvement.

Les miliciens Antibalaka mécontents de l’arrestation de leur chef, général Andilo, multiplient des menaces de tout genre depuis dimanche pour obtenir sa libération. Des tirs nourris ont été entendus toute la nuit de dimanche à lundi dans les quartiers nord de Bangui. Les forces internationales de la Minusca et de l'opération française Sangaris ont bouclé le secteur pour prévenir toute éventuelle action des miliciens armés.

Il convient de signaler qu'un cas de braquage à mains armées a été enregistré dans la journée du lundi, quelques heures après le kidnapping, au siège d’une ONG humanitaire nationale, Vitalité Plus. Les agresseurs ont emporté la somme de 3 millions de francs CFA  (4.573,47 Euros), représentant les frais d'implantation des foyers féminins à Bossangoa dans le nord de la Centrafrique. Plusieurs autres effets ont également été volés.

Jusqu'à l’heure, même si la circulation se poursuit dans cette partie nord de Bangui, la psychose est toujours présente.

Tension encore visible à Bria La tension est restée vive à Bria, chef lieu de la Haute Kotto, à 698 Kms de Bangui dans l'est de la Centrafrique. Ce lundi, les activités n’ont pas toujours repris dans la ville. Les commerces sont restés fermer et les bureaux administratifs paralysés. Selon les informations recueillies sur place, des barricades sont érigées dans presque toute la ville. L'aérodrome est bloqué par les manifestants qui conditionnent leur retrait par le départ des soldats français de l'opération Sangaris, malgré la médiation menée par la force onusienne, Minusca.
 
« Depuis deux jours, la ville est devenue morte. Le marché, toutes les boutiques et l'administration sont fermés », a raconté sous le couvert de l’anonymat un habitant joint au téléphone.

La même source a indiqué qu'il s'agit « d'une groupuscule de personnes qui a pris d'assaut l'aérodrome de la ville empêchant l’atterrissage et le décollage des avions ».
 
« Les manifestant exigent le départ des soldats français de la ville », a poursuivi le témoin.

Déjà samedi, une marche de protestation contre les forces françaises de la Sangaris a  tourné au vinaigre. Les manifestants qui se rendaient en masse sur le site de cette force française sis à l’aérodrome avaient été repoussés par des tirs, à en croire des habitants. Jusqu'à présent la force Sangaris n’a pas repris ses patrouilles dans la ville.

Selon le porte-parole de l'opération Sangaris, Laurent Bastide, contacté par une radio internationale, les soldats les militaires français basés à Bria n’ont pas tiré en direction de la foule venue protester samedi près de leur base.

Le soldat a même expliqué que leurs éléments ont compté des jets de pierre et un jet de grenade venus de la foule qui manifestaient. Il n’y a eu aucun tir venu de Sangaris, a conclut le porte-parole.

A  Bangui, la coordination de l’ex-Antibalaka somme les commandants de zone des villes de  province de cesser avec les hostilités. L'appel est lancé ce lundi lors du point de presse tenu au quartier général de ce mouvement dans le 4e arrondissement. « Je lance un appel à tous les commandants de zone de cesser avec les hostilités », a martelé Dieudonné Ndomaté, coordonnateur chargé des opérations de l’ex-Antibalaka.

Les responsables de ce mouvement ont assuré qu'une mission de la coordination centrale fera une descente dans l'arrière pays pour délivrer de nouveaux mandats au nom du Parti centrafricain pour l’unité et le développement (PCUD).

Selon les dirigeants de cette ancienne milice, les mandats délivrés par l’un des anciens responsables à certains éléments est à l’origine des affrontements qui ont opposé cette semaine à Bambari deux groupes rivaux Antibalaka. « Ce qui se passe est un malentendu entre nos éléments sur les mandats délivrés par un de nos responsables. Le jour de l'assemblée générale de transformation de notre mouvement en parti politique, Parti centrafricain pour l’unité et le développement, les responsables de l'arrière pays étaient présents. A leur retour, le commandant Mokpème leur a délivré des mandats. Arrivée dans leurs zones respectives, ceux détenant les mandats se réclament des vrais Antibalaka et ceux qui n'en ont pas sont des faux Antibalaka. C'est là le nœud du problème », a expliqué le coordonnateur chargé des opérations de l’ex-Antibalaka.

Toujours en sécurité, les auxiliaires de police sont mécontents. Ils revendiquent leur intégration dans le corps de la Police nationale. Ils étaient une centaine à manifester ce lundi devant le Ministère de la Sécurité publique.

Selon les manifestants, certains sont recrutés comme auxiliaires en 2002 et d'autres en 2003. Ils ont exigé du gouvernement la révision de leurs statuts.

« Le but de notre revendication est notre intégration dans le corps de la Police nationale. C'est depuis 2002-2003 que nous sommes là sans intégration malgré tout cela, nous travaillons. A l'occasion des recrutement, nous sommes oubliés au profit des civils », a expliqué l’un d’eux sous couvert de l’anonymat.

Contactés pour leur version des faits, les cadres du Ministère de la Sécurité publique ont affirmé qu’ils ne sont pas habilités à se prononcer sur la question. RNL attend donc la réaction du chef de ce département.

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