Lutte contre les mines et engins explosifs, une priorité de l'ONU Le Service de lutte antimines des Nations unies (UNMAS), arrivé en Centrafrique en janvier 2014, a réalisé de nombreuses activités à Bangui. Le bilan de ces activités a été présenté jeudi 2 avril lors de la 10e édition de la journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de la lutte antimines à l'école Lakouanga dans le 2e arrondissement de Bangui. Le thème retenu pour la célébration : « Bien plus que des mines ».

Une séance de démonstration de destruction d'une grenade et des armes de guerre à la cisaille hydraulique a été faite devant les élèves de ladite école.

Depuis janvier, UNMAS-Bangui a inspecté et identifié 100 tonnes de munitions mal stockées. Il s'en est suivi une opération de dépollution. En coordination avec l'Union africaine et les forces françaises de l'opération Sangaris, ce service des Nations unies a détruit 7 tonnes de munitions. UNMAS-Bangui a dépollué 3 soutes à munitions. Il a sécurisé et catégorisé les armes et munitions collectées suite à la relocalisation d'ex-combattants. Le service a également détruit 790 armes grâces à la nouvelle technologie, la cisaille hydraulique. En action coordonnée, le Service de lutte antimines des Nations unies a pu récupérer des mines dans des lieux publics et camps de déplacés. Il a contrôlé avec HALO Trust, une structure connexe, 2129 armes et 80 grenades aux camps RDOT et M'Poko à Bangui. UNMAS-Bangui est en phase de construction d'un dépôt temporaire et armurerie permanente pour stocker les munitions identifiées dans la ville. 4000 écoliers ont aussi été sensibilisés sur les risques des engins explosifs.

« La priorité de la Mission des Nations unies en Centrafrique est de veiller sur la protection de la population face au danger des mines et engins de guerre », a déclaré le général Babacar Gaye, chef de la Minusca et Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, à l'occasion de la journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de la lutte antimines.

« A l'heure actuelle en Centrafrique, il n'y a pas de menace avérée de mines. Il n'a été fait aucun rapport qui confirme la présence de mines antipersonnelles ou de mines antichars, antivéhicules en Centrafrique, ce qui est une excellence chose pour la population centrafricaine », s'est félicité Richard Derieux, directeur de programme de UNMAS-Bangui.

« Mais suite au récent conflit, il y a eu une dispersion, une propagation de petites munitions et principalement de grenades. Ce sont principalement ces grenades qui affectent la vie des enfants, de la population, qui font l'objet de toute notre attention pour leur destruction et pour assurer la protection des civils », a-t-il expliqué. 

Richard Derieux indique que « La campagne de sensibilisation s'adresse principalement aux enfants. Ce sont eux qui habituellement sont les premiers à être en contact avec ces engins de destrcution, ces engins explosifs qui présentent un danger ».

Le directeur de programme de UNMAS-Bangui ajoute que « Les écoles sont les cibles prioritaires en terme de sensibilisation pour que, justement, tous les enfants puissent accéder à ces séances de sensibilisation pour les aider quand ils vont être chez eux dans leurs quartiers, sur la route pour pouvoir identifier cette menace et pouvoir y répondre au mieux et surtout éviter les accidents ».

Depuis janvier 2014, le nombre limité d'équipes oblige à développer des activités au niveau de Bangui. La fondation suisse de déminage et des partenaires nationaux dont l'organisation non gouvernementale IRAD effectuent des sensibilisations surtout auprès des écoliers.

Des actions en direction des provinces de la Centrafrique sont en vue d'après le directeur de programme de UNMAS-Bangui. « Nous prévoyons, à partir des mois de juillet-août, le démarrage d'un projet de réduction des violences armées. Ce projet va couvrir toute la Centrafrique dans la mesure où les zones sont accessibles par rapport à la sécurité. Ce projet va concerner essentiellement à effectuer de la sensibilisation auprès de la population pour réduire ces violences armées et à faciliter également la remise volontaire d'armement et de munitions que la population locale détient dans les foyers. Nous allons commencer ce travail à partir du troisième trimestre 2015 », a-t-il signalé.

A l'occasion de cette journée internationale, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé l'importance que revêt le service mis en place par le Conseil de sécurité de l'ONU. « UNMAS est une ressource précieuse au sein des Nations unies. Ce service travaille avec professionnalisme, rapidité et efficacité. Ses actions sont motivées par les besoins humains. UNMAS est une composante essentielle pour acquérir la paix, la sécurité et la stabilisation mais aussi pour faciliter les missions de paix entreprises par l'ONU », a souligné Ban Ki-moon.
 
La situation sécuritaire en République Centrafricaine (RCA) s'était complètement dégradée en 2013 à la suite de la crise militaire et politique. Des quantités considérables d'armes, munitions obsolètes, restes d'explosifs de guerre et munitions et petits calibre ont circulé et circulent encore sur l'ensemble du territoire national.  Des groupes armés, notamment Séléka et Antibalaka, se sont saisis des armes. La présence de munitions dans des infrastructures de stockage inappropriées à Bangui s'ajoute aux risques sécuritaires et humanitaires. Des conditions modérées de stockage, l'absence d'une législation efficace pour la gestion de munitions ainsi que l'instabilité sécuritaire régnante menacent la vie civile et les infrastructures locales.

Photo: Richard Derieux, directeur de programme de UNMAS-Bangui

Rejet d'accusation d'enlèvement de Camrounais par le FDPC Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Martin Koumtamadi alias Abdoulaye Miskine, rejette sa responsabilité dans l’enlèvement de plus d’une vingtaine de ressortissants camerounais le 20 mars dernier à l’ouest de la Centrafrique.

Selon le général Abdoulaye Miskine, le FDPC n’a aucun intérêt à kidnapper des camerounais après avoir obtenu sa libération.

« Vous savez que les opposants centrafricains avaient monté un coup contre moi pour que je reste au Cameroun où j'étais pour mes soins, raison pour laquelle mes hommes ont pris des gens en otages pour réclamer ma libération. On avait conclu avec les Camerounais le jour de ma libération. Il n'y a aucun intérêt de prendre des camerounais en otage. Quand les éléments du FDPC avaient pris des gens en otage, ils n'avaient réclamé ni un franc », a déclaré le général Martin Koumtamadi, alias Abdoulaye Miskine joint au téléphone ce mercredi depuis Brazzaville au Congo.

Il appelle par ailleurs le gouvernement centrafricain à se rapprocher des autorités camerounaises pour de plus amples informations. « Depuis ma libération, je ne suis plus sur le terrain. Mes éléments me tiennent informer de tout ce qui se passe par téléphone. Le gouvernement centrafricain fera mieux se rapprocher des autorités camerounaises pour plus d'informations », a insisté le chef de file du FDPC.

Le porte-parole du gouvernement de la transition, Modibo Bachir Walidou, avait condamné avec le derrière rigueur l'enlèvement qu’il a qualifié d’un acte terroriste et irresponsable.

Le 20 mars dernier, plus d’une vingtaine de ressortissants camerounais avaient été enlevés par un groupe armé non encore connu à l’ouest de Centrafrique.

Des ressortissants camerounais enlevés : le gouvernement hausse le ton Le gouvernement centrafricain condamne avec la dernière rigueur l'enlèvement de plusieurs ressortissants camerounais le 20 mars dernier par un groupe armé centrafricain à l'ouest du pays, une attitude qu'il qualifie d'acte terroriste et irresponsable.

« Ce sont des choses que généralement, on met sur le compte du FDPC, le mouvement d'Abdoulaye Miskine [Ndlr : Martin Koumtamadi] ou des Antibalaka qui pullulent dans cette zone. En tous les cas, ce sont là des actes terroristes que le gouvernement condamne avec la plus grande énergie, surtout que cela est fait en demande de, je ne sais quelle revendication ou de quelle demande politique. Cela est extrêmement grave. Et je voulais rappeler à tous que ce type d'acte, qui est totalement étranger à la pratique politique et à la pratique des mouvements de rébellion dans notre pays, est quelque chose d'absolument condamnable sur tous les plans », a martelé Modibo Bachir Walidou, ministre de l’Administration du territoire et porte-parole du gouvernement.

Le porte-parole du gouvernement affirme que des dispositions sont déjà prises pour rechercher les otages ainsi que l'identité et la motivation de leur ravisseurs.

« Des dispositions multiples sont dores et déjà mis en place. Il y' a des activités diplomatiques qui commencent, il y a des activités de vérification sur le terrain qui commencent, il y a des enquêtes qui sont lancées. Le gouvernement centrafricain,  depuis l'annonce de cette nouvelle ne reste pas inactif. Le gouvernement s'est mis en activité pour s'informer de l'exactitude des faits pour en reconnaître les responsables précis, pour déterminer quelles sont leurs motivations et localiser l'endroit où ils ont amené ces personnes », a souligné le membre du gouvernement.

Le 20 mars dernier, entre 17 et 29 ressortissants camerounais, dont une autorité locale, auraient été kidnappés par un groupe armé centrafricain dans la ville de Bertoua au Cameroun. On ignore pour l'heure l'identité des ravisseurs et l'endroit où sont détenus les otages.

Par ailleurs, l'armée tchadienne monte les enchères sur la libération des six habitants de la ville de Ngaoundaye dans le nord de la Centrafrique enlevés le 26 mars et conduits au Tchad.

Les quatre femmes et deux hommes dont un garçon de 12 ans sont loin de recouvrer la liberté malgré les multiples négociations. Faisant confiance aux autorités tchadiennes, une délégation centrafricaine s'est rendue à la frontière avec le Tchad afin de recevoir les otages. Elle s'est heurtée à une exigence des autorités tchadiennes qui ont posé d'autres conditions. Les choses se sont compliquées pour les otages, après les échanges entres les autorités des deux villes voisines et l'annonce de la libération des captifs le 30 mars. Mais déception et surprise se sont emparées de la délégation partie de Ngaoundaye pour la frontière tchadienne lorsque les autorités du Tchad ont posé d'autres conditions comme l'explique Abbé Bernard Dilla, joint au téléphone ce mardi depuis Ngaoundaye.

« Hier dans la journée, les autorités tchadiennes ont appelé pour nous informer qu'ils allaient libérer les quatre femmes arrêtées et emportées au Tchad, plus le jeune garçon. Cette joie a été avortée lorsque les autorités centrafricaines se sont rendues à la frontière tchadienne pour recevoir les concitoyens. Les Tchadiens qui les ont amenés ont imposé des conditions que la délégation n'a pas pu résoudre. Ils ont exigé la livraison des criminels qui ont assassiné des Tchadiens sur leur propre territoire et qu'une rançon soit versée avant la libération des six otages centrafricains », a indiqué le prélat.

Selon Abbé Bernard Dilla, les captifs, 4 femmes et un garçon de 12 ans étaient présentés par les autorités tchadiennes mais très affaiblis. Par ailleurs le 6ème otage, un homme âgé, n'est pas avec eux, ce qui confirme l'information selon laquelle il serait tué.

Les soldats tchadiens ont enlevé les six centrafricains en représailles à un acte de tuerie attribué à des combattants de la rébellion, Révolution Justice (RJ) de Armel Ningatoloum Sayo, l'actuel ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, sur le territoire du Tchad.

Au Km5 à Bangui, 4 femmes sont enlevées, une seule libérée
 
Malgré la reprise des activités au Pk5, plaque tournante de l'économie centrafricaine, l’insécurité demeure encore préoccupante. Au moins 4 femmes auraient été enlevées  dimanche dernier au marché de Pk5 par des hommes armés, alors qu’elles effectuaient leurs approvisionnements. Lundi, l'une d'entre elle, âgée de 30 ans, a été libérée et relate au micro de RNL les circonstances de leur enlèvement.

« J’étais allée payer des mèches. Un commerçant les vendait à un prix abordable et j’ai décidé de m’en procurer. Trois autres filles étaient sur les lieux avant moi. Pendant que nous effectuions le choix, un véhicule sorti de la ruelle de la mosquée Ali Babolo [Ndlr : une mosquée dans le secteur] nous a prises pour cible. Un homme à bord, nous a braquées avec son arme nous ordonnant de monter à bord. Prises de peur, nous avons exécuté. Aussitôt, nos yeux étaient bandés. Nous ne savons plus où nous étions conduites. Quant le véhicule s’est arrêté, nous avons été trainées dans la broussaille, dans une maison apparemment inhabitée », a-t-elle expliqué.

Triste, la jeune dame affirme avoir été violée par ses ravisseurs avant sa libération. « Le soir j’ai été violée par deux d’entre eux », a-t-elle dit tout en pleurant.

« L’un deux m’a reconnue et a expliqué qu’il jouait au football avec mes frères. C’est ainsi qu’il m’a demandé de communiquer le contact de mes parents. Il a appelé sur mon téléphone, qu'il m’a collé à l’oreille et j’avais juste eu le temps de dire à mes parents que j’ai été kidnappée, mais je ne sais pas où je suis en ce moment. Peu après, ils nous ont déplacées dans un autre endroit », a mentionné la jeune femme.

Avant la libération du témoin le lendemain, les ravisseurs ont expliqué le mobile de leur acte.  « Ils ont dit qu’ils nous ont enlevées parce que parmi nous se trouve une femme d’un chef Antibalaka. C’est ainsi qu’ils m’ont encore pris dans leur véhicule pour me jeter sur un pont. Quand j’ai ouvert les yeux, c’était le pont Yakité », a-t-elle raconté.

Craignant pour sa santé, la jeune femme de 30 ans s'est rendue au centre de prise en charge de Médecins Sans Frontières (MSF) situé au sein du centre hospitalier universitaire de Bangui pour des soins.

Déjà au Commissariat du 3e arrondissement, la police confirme le kidnapping et assure que des recherches sont en cours pour retrouver les trois autres femmes encore détenues otages dans un lieu secret.

Les responsables du commissariat attestent que des plaintes fusent ces derniers jours sur des supposés cas d’enlèvement dans le 3e arrondissement de Bangui.



Radio Ndeke Luka sous le signe de l'excellence et de la performance 27 mars 2000 - 27 mars 2015, il y a 15 ans aujourd'hui que Radio Ndeke Luka (RNL) succédait à la Radio Minurca, la radio des Nations-Unies. Le 15e anniversaire de cette radio indépendante privée est placé sous le signe de l'excellence et de la performance malgré quelques imperfections relevées ça et là par les auditeurs.
 
« Nous plaçons ce 15e anniversaire sous le signe de l'excellence et de la performance. Ndeke Luka, aujourd'hui a atteint un niveau où elle ne peut plus faire marche arrière. Il est question à, partir de ce 15e anniversaire de combler certaines failles dont on nous fait reproche et voir qu'est-ce qu'il faut faire pour donner satisfaction à toute la population centrafricaine. C'est qu'aujourd'hui, Ndeke Luka est au cœur de tous les Centrafricains, mais il y a encore des critiques. Nous tenons compte de tout cela pour essayer de corriger et donner le meilleur de nous même pour la paix et la cohésion sociale », a souligné Sylvie Panika, directrice de RNL.

Radio Ndeke Luka aura pour tâche de gérer sur ses ondes le processus électoral en cours dans le pays. « Le rôle de Radio Ndeke Luka dans les prochains mois va être essentiel pour couvrir les consultations électorales porteuses d’espoir pour les Centrafricains qui espèrent une sortie de crise », a mentionné Bernard Liot, chef de projet et représentant de la Fondation Hirondelle en Centrafrique.

Fondation Ndeke Luka, ONG de droit centrafricain, s'engage à appuyer les médias centrafricains. « Enfin la Fondation Ndeke Luka entend aussi soutenir le secteur des média en Centrafrique », a conclu M. Liot.

A 15 ans d'existence, Radio Ndeke Luka a œuvré pour faire la lumière sur multiples problèmes. Elle a joué un rôle capitale dans la crise qui a secoué le pays surtout dans ses moments forts, à l'exemple des enlèvements qui ont eu lieu à Bangui.

D'abord cette déclaration en provenance de la France. Il faut soutenir Radio Ndeke Luka, c’est le message que lance Claudia Priest, ex-otage française retenue pendant 5 jours en janvier près de Bangui. C’est la radio de paix, rappelle Mme Priest. Elle a été joint au téléphone depuis la France ce vendredi.

« Je pense que c'est très important parce que les populations écoutent vraiment cette radio. C'est la radio du pays, c'est celle qui les touche le plus profondément. C'est vous qui les informez quand il y a des choses et c'est vous êtes présents partout dans les provinces même si ça n'arrive pas toujours très bien. Je l'ai vu dans le village de Yassida où j'étais. C'est vraiment dommage que la radio ne va pas partout correctement. Mais en tout cas, elle est très très suivie. C'est vraiment la radio de leur cœur », a souligné Claudia Priest.

A Bangui, certains centrafricains réagissent pour mettre en évidence les points forts et les faiblesses de la station. C'est le cas de ce Centrafricain qui souhaite que la radio aille vers l'excellence.

« RNL ne doit pas baiser les bras, elle doit travailler davantage pour diffuser les informations et faire de sorte que la paix et la cohésion sociale soient un défi à relever pour la reconstruction de la Centrafrique. Sur le rapport d'écoute, RNL seconde RFI, pour dire que les Centrafricains aiment cette station », a indiqué un habitant du 8e arrondissement de Bangui.

Pour certains auditeurs, les critères de choix des intervenants sur les ondes de la radio ne répond guère au slogan : la radio de tous Centrafricains. « Ce que je déplore sur RNL, c'est le choix des invités. J'ai comme impression que RNL accorde beaucoup plus de crédit aux hommes politiques au détriment des autres. 90 % des invités du jour sont des hommes politiques », a fait remarqué sous couvert de l'anonymat ce jeune centrafricain du 5e arrondissement.

RNL a été la principale cible des différents pouvoirs qui sont passés à partir de l'année 2000. Pressions et menaces sont au menu du quotidien du personnel de RNL.

Le président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) et ancien ministre d’État à la Communication, Cyriaque Gonda, a reconnu que des menaces ont été proférées à l'encontre du personnel de la station.

« Dès que je suis arrivé en tant que ministre de la Communication, cette menace n'était pas une menace brandie et puis on agitait plus le spectre de la fermeture de Ndeke Luka, mais j'avais de temps en temps des relations tumultueuses avec cette radio, vous savez quand on est au gouvernement et qu'on avait des critiques parfois acerbes de certains interlocuteurs de cette radio, on reçoit les pressions de tout un gouvernement pour faire quelque chose. Ces menaces là, moi-même je ne l'ai jamais mis en application », a expliqué l'ancien ministre.

« C'est sur cette radio que j'intervenais beaucoup, beaucoup plus que la radio Centrafrique », a ajouté Cyriaque Gonda.

Et 15 ans après, RNL maintient sa place au sein des préoccupations des Centrafricains en matière d'information, d'éducation et de distraction. « Je pense que ce serait mentir (…) de dire que RNL n'a pas atteint son objectif. RNL a d'ailleurs dépassé son objectif. Pour moi, Cyriaque Gonda qui suis resté au pays durant cette dernière crise depuis le 24 mars 2013, j'ai vu comment RNL a bravé les menaces, la mort, les intimidations, les coups de feu pour essayer d'être aux côtés du peuple, aux côtés des Centrafricains », a-t-il fait savoir.

15 ans après sa création, RNL est la seule radio indépendante fonctionnant 24h/24. Elle émet sur les 100.9 FM à Bangui, Bouar, Bambari et Bozoum. RNL est également sur internet et sur la chaîne 248 de Canal+.

Créée par la Fondation Hirondelle (FH) et soutenue par plusieurs partenaires internationaux, Radio Ndeke Luka a gagné au fil des années la confiance des Centrafricains en partageant leurs réalités et en se développant dans un environnement humanitaire, sécuritaire et économique souvent désastreux. La radio au cœur des centrafricains projette d'étendre son réseau dans toutes les régions de la RCA. 

Bangui : une dizaine d'armes de guerre présentées à Mahamat Kamoun Plus d'une dizaine d'armes de guerre et de chasse et des munitions de guerre,   déposées par des éléments des Forces de défense et de sécurité et des civils, ont été présentées ce mercredi à Mahamat Kamoun, Premier minsitre de la transition. La cérémonie de présentation officielle de ces armes s'est déroulée au ministère de la Défense à Bangui.

Il s'agit des premiers fruits de l'opération de désarmement volontaire des Forces de défense et de sécurité, lancé lundi 23 mars par le ministère de la Défense nationale.

« L'activité ne s'inscrit pas dans le cadre du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). C'est un acte patriotique que le gouvernement a bien voulu lancer en ce qui concerne tous les élements des Forces de défense et de sécurité qui sont détenteurs d'armes et munitions de guerre, propriété de l'Etat centrafricain », a précisé Narcise Foukpio, président du comité d'organisation de l'opération de désarmement volontaire.

Le gouvernement a mis en place des mesures d'accompagnement pour toutes les bonnes volontés qui se feront enregistrées. « Ces éléments vont être enregistrés. Il y aura un suivi et dans le cadre de la récompense, le département de tutelle a prévu la mise en position de stage. Il y a l'opportunité d'avoir à titre exceptionnel des galons et des lettres de félicitations pour les militaires qui déposent volontairement les armes », a souligné Narcisse Foukpio.

« C'est un atout important dans la carrière d'un militaire », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre de la transition, Mahamat Kamoun, s'est félicité de cette opération. Le chef du gouvernement demande à tous les détenteurs illégaux d'armes et de munitions de guerre d’emboîter leurs pas. « Notre pays a assez souffert des différentes crises. Il était important que le gouvernement, à travers le ministère d'état à la Défense, puisse lancer une telle opération pour ramasser les armes de guerre et autres qui pullulent dans nos quartiers. L'exemple mérite d'être suivi par tous », a indiqué Mahamat Kamoun.

L'appel du gouvernement au désarmement volontaire des Forces de Défense et de sécurité est suivi par certains civils détenteurs illégaux d'armes et munitions de guerre et/ou de chasse. « Il se trouve qu'il y a des civils qui se sont manifestés. On ne va pas faire la différence. S'il y a des civils qui veulent bien ramener les armes qui se trouvent en leur possession, nous ne pouvons que nous en féliciter », a expliqué le chef du gouvernement Kamoun.

L'opération a été lancée à travers un communiqué radio publié le 18 mars dernier par la ministre d’État à la Défense et s'inscrit dans le cadre de la célébration du 54e anniversaire de la naissance l'Armée nationale centrafricaine prévue pour le 4 avril prochain.

Centrafrique : sécurité routière, une préocupation de l'heure 45 policiers en service à la Compagnie de circulation routière dont 11 femmes ont obtenu jeudi leurs attestations de fin de formation après deux semaines de renforcement de capacité. Organisée par le Groupe d'étude en conseil, en entreprise pour le développement (GECED), en partenariat avec la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), l'objectif de ce renforcement de capacité vise à outiller ces forces de sécurité intérieure en déontologie de régulation routière afin d'éviter les nombreux cas d'accidents de circulation régulièrement enregistrés ces derniers temps en République Centrafricaine.  

La cérémonie s'est déroulée à l’Ecole Nationale de Police en présence du représentant du ministre de la Sécurité publique et du chef des composantes de la Minusca.

Le président de l'ONG GECED, Jean Christophe Robémbé, initiateur de de cette activité, estime qu'il y a un impératif à recadrer, de nos jours, les agents de police de la circulation routière. « Aujourd'hui, il y a trop d'accidents entrainant des pertes en vies humaines. Il y a la désolation dans les familles. C'est ainsi que nous avons proposé à la Minusca d'aider à travers la formation des agents de police de la circulation routière pour leur permettre de réguler les transports et réduire le taux d'accidents », a-t-il expliqué.

« Il faut essayer d'abord de renforcer la capacité des agents de la police de la circulation routière », a ajouté Jean Christophe Robémbé.

Nadège Bagaza, une  policière ayant pris part aux travaux, se réjouit d'avoir un plus à son actif. Elle promet de mettre au service de la population les acquis de la formation. Elle invite les usagers d'engins, quelque soit leur marque, à veiller au strict respect des normes qui régissent la circulation dans le pays.

« Nous avons appris la réglementation des circulations, les constats d'accidents et le code de la route. Ce que nous conseillons aux usagers, c'est de respecter les règles élémentaires du code de la route », a-t-elle souligné.

La formation, qui s'est déroulée du  2 au 17 mars à l’Ecole Nationale de Police, est le premier du genre depuis le déclenchement de la crise en Centrafrique. Un autre atelier de ce type est prévu dans les jours qui suivent et concernera les cadres de la gendarmerie nationale. 

Il faut dire que le 12 septembre 2014, 30 personnes sont mortes et une quarantaine blessées dans un accident de circulation à une centaine de kilomètres de Bangui dans la région de Boali.

Une semaine avant, un accident similaire avait fait 12 morts et une cinquantaine de blessés dans la région de Mbaïki (sud-ouest).

Aujourd'hui, avec la prolifération des taxis-motos dans la capitale centrafricaine, les accidents de circulation routière sont devenus monnaie coutante.

Eufor-RCA passe la main à la Minusca ce 15 mars à Bangui L'opération militaire sous conduite de l'Union Européenne en Centrafrique Eufor-RCA transmet officiellement le flambeau à la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca ce dimanche 15 mars 2015.

Le général Philippe Pontiès, commandant l’opération Eufor-RCA qualifie de positif  les 11 mois de déploiement de leurs soldats en Centrafrique. « Aujourd’hui, nous quittons Bangui, nous quittons une ville apaisée. Les camps des réfugiés sont en train de se vider et, les déplacés rentrent chez eux, j’ai effectivement le sentiment que le devoir est accompli », a déclaré le commandant de l’Eufor-RCA dans son adresse à la presse à Bangui.

Philippe Pontiès évoque des avancées significatives en matière de dialogue, de la liberté de mouvement des populations et de la réconciliation nationale.

« Nous partons sur fond d’avancées en matière de préparation des consultations électorales, la reprise de la vie économique et sociale, une certaine sérénité retrouvée à Bangui, l’emblématique marché de PK5 qui a repris son développement, et des banguissois de toutes communautés qui amorcent des rapprochements en vue de retrouver leur vivre-ensemble », a ajouté général Pontiès.

L’opération militaire de l’Union Européenne en Centrafrique (Eufor-RCA) a été lancée en avril 2014 en soutien à l’opération française Sangaris. Eufor-RCA avait deux missions : contrôler l’aéroport et sécuriser deux arrondissements (3e et 5e) à Bangui, des secteurs plus sensibles qui ont été le théâtre d’affrontements communautaires.

Avec un effectif de 700 militaires, dont des gendarmes contre le millier d’hommes initialement prévu, la mission a trouvé du succès auprès de la population à Bangui. « On peut dire que leur présence a permis de rétablir un début de sécurité à Bangui. La présence de ces soldats européens a beaucoup rassuré la population », a reconnu un habitant du quartier de Miskine dans le 5e arrondissement.

« La mission a été positive en majorité car on sent que la spirale de la violence et des agressivités a baissé, même si cela n’est pas encore à un niveau appréciable », a témoigné pour sa part Innocent Kparè, professeur d’anglais à Bangui.

« Le seul fait pour moi d’arriver deux fois de suite au PK5 où l’on disait que les chrétiens ne pouvaient s’y aventurier est pour moi suffisant pour dire qu’Eufor a bien travaillé », explique un cadre de l’administration centrafricaine.

Cependant, certains sont restés sur leur soif. « Ils sont venus en Centrafrique pour désarmer tous les groupes armés dont Séléka et Antibalaka. Ils n’ont pas encore fini de le faire et, veulent rentrer. On est dans l’embarras », a déploré Hervé Konga, rencontré au centre-ville de Bangui. « Je vois que c’est négatif parce que la population ne vaque pas encore librement à ses occupations tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Donc Eufor ne nous a pas donné satisfaction », a témoigné pour sa part Eugénie, une mère de foyer.

Eufor-RCA se retire, mais après avoir préparé le terrain à une autre mission européenne, Eumam qui sera déployée d’ici fin mars pour aider à la restructuration des forces armées centrafricaines. « Eumam est une mission de conseil au profit des autorités centrafricaines pour les aider à formaliser leurs besoins en matière des forces armées centrafricaines, c’est-à-dire exprimer le modèle d’armée souhaité », a précisé le général Philippe Pontiès.
 
Aujourd’hui, Eufor se retire, la force onusienne en Centrafrique tire vers sa pleine opérationnalité ; malgré tout, Bangui fait encore face à une persistance de criminalité et de banditisme. Le commandant en force de Eufor recommande une approche judiciaire pour lutter contre l’impunité, réduire les activités criminelles ainsi que la circulation illégale d’armes dans la ville.

La Réhabilitation des FACA, une préoccupation de l'ONU La réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA) est au cœur des priorités de l’ONU. La déclaration est faite par la délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies en mission en Centrafrique il y a 48 heures. Au cours de la conférence de presse sanctionnant la fin de la mission mercredi à Bangui, François Delattre, ambassadeur de la France à l’ONU et président du Conseil de sécurité pour ce mois de mars, a mentionné qu’il n'y a aucun doute à ce sujet.
 
« La réforme et la réhabilitation de l'armée professionnelle, républicaine, inclusive, représentative de la diversité du peuple centrafricain, loyale est au cœur de ce que nous essayons ensemble de faire pour la stabilisation, le succès de la transition. Il n'y a aucun doute, le sujet a été sur la table dans beaucoup de nos discussions. C'est ce à quoi contribuera la nouvelle mission de l'Union Européenne qui remplacera Eufor qui s'appelle Eumam-RCA, qui aura une mission de conseil pour la réforme et la reconstruction de l'armée nationale », a indiqué le chef de la mission onusienne.

En ce qui concerne l’embargo imposé sur les armes en République Centrafricaine, François Delattre se veut prudent. Par ailleurs, il affirme que des procédures d’exemption sont prévues dans le cadre du régime d’embargo imposé à la Centrafrique. Il suffit aux autorités centrafricaines d’en faire la demande au comité des sanctions.

« La question de l'embargo est sensible parce qu'en lien direct avec la reconstruction des FACA. L'état des choses tel qu'il est au Conseil de sécurité, je m'exprime prudemment parce que nous sommes 15. Il faut donc un consensus. Des procédures d'exemptions sont prévues dans le cadre du régime de l'embargo actuel dans le cadre de la résolution 2196, que pour obtenir ces exemptions, il suffit au régime actuel d'en faire la demande au Comité des sanctions qui se saisie de la demande et regarde si ou non il accorde l'exemption sur les armes », a rassuré François Delattre.

Le rétablissement des FACA est une urgence et le Conseil de sécurité de l’ONU insiste sur le désarmement qui est un des facteurs du retour à la normale dans le pays.  « On ne peut pas marcher vers la stabilité du pays s’il y a des armes partout et avec tout le monde », a fait savoir Ismaël Abraao Gaspar Martins, ambassadeur de l’Angola à l’ONU et co-président du Conseil de Sécurité en mission en Centrafrique.

Pendant que la réhabilitation des Forces armées centrafricaines préoccupent les Nations Unies, la force européenne, Eufor-RCA en fin de mission en Centrafrique, juge que le bilan est positif après son déploiement un an.  L'appréciation est faite jeudi lors de la conférence de presse, marquant la fin de la mission de la force européenne à Bangui à la représentation de l’union européenne en Centrafrique.

L’Eufor RCA est entrain de plier bagage un an après son déploiement. Le haut commandement de la force européenne se dit satisfait du travail accompli. Plusieurs activités civilo-militaires ont été réalisées. La sécurisation de l’aéroport Bangui Mpoko sans oublier les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui, l’appui au déploiement des forces de la Minusca, sont à la base de ce satisfecit.

Selon le général Philippe Pontiès, commandant la force Eufor-RCA, des actions restent à mener pour la sécurisation de Bangui malgré cette satisfaction.

« Nous quittons Bangui, une ville apaisée avec le processus politique en cours, des camps de réfugiées qui sont en train de se vider, des déplacés qui rentrent chez eux. Mais il persiste encore dans les quartiers des activités de banditisme et certaines criminalités. Je crois que le moment est venu de privilégier une approche judiciaire des choses. Aujourd'hui, le combat est un combat de police, de gendarmerie et de lutte contre l'impunité », a fait savoir Philippe Pontiès.

La mission de l’Eufor-RCA prendra fin officiellement le 15 mars 2015. Une nouvelle mission dénommée Eumam, la mission de conseil militaire auprès de l'armée nationale, sera déployée dans le pays au plus tard à la fin du mois. Elle sera composée d’au moins 60 conseillers militaires. 



L'ONU qualifie d'extraordinaire le travail de la Minusca Lors de leur visite de deux jours en Centrafrique, les 15 Représentants du Conseil de sécurité de l'ONU ont qualifié d’extraordinaire, le travail accompli par la Minusca, six mois après son déploiement dans le pays. Selon François Delattre, président du Conseil de sécurité, coprésident de la délégation en mission en Centrafrique, la force onusienne a des tâches immenses et fait face à une difficulté extrême.
 
« Ce n'est pas facile évidemment parce que le quotidien n'est pas facile. La tâche de la Minusca, notamment ses missions prioritaires sont par définition difficiles, que ce soit pour la protection des civils, la restauration de l'autorité de l’État comme à Bria, ce sont des missions immenses, d'une difficulté extrême », a souligné François Delattre lors de la conférence de presse animée mercredi à Bangui.

François Delattre a salué la capacité, l'aptitude opérationnelle de tout le personnel onusien œuvrant pour le rétablissement de la paix et de la sécurité sur le sol centrafricain. « Très franchement, la qualité du leadership, des hommes et des femmes qui composent la Minusca suscite notre sincère admiration aujourd'hui à tel point que nous sommes en train de relever le plafond de la Minusca pour qu'elle puisse avoir tous les moyens dont elle a besoin pour remplir à fond l'ensemble de ses missions », a apprécié le chef de la délégation onusienne qui a ajouté que « Le travail qui est accompli par la Minusca (...) est extraordinaire. Il est en parfaite osmose avec les autorités et les populations de la Centrafrique ».

« Il y a un jugement et je crois qu'il est largement partagé par le Conseil de sécurité, je parle vraiment en qualité de président du Conseil de sécurité ; un jugement extrêmement favorable sur l'action de la Minusca », a-t-il rassuré.

La mission du Conseil de sécurité de l’ONU a quitté Bangui ce jeudi à destination d’Addis-Abeba en Ethiopie. Les membres de la délégation ont bouclé leur tournée mercredi avec des séries de rencontres avec les autorités de la transition, la société civile ainsi que la presse nationale et internationale.

L'agenda a été très serré pour les membres de la délégation qui ont effectué dans la matinée du mercredi 11 mars un déplacement de quelques heures à Bria (Haute Kotto) à l'est de la Centrafrique.

A Bangui, la délégation a visité le camp des déplacés internes de Benz-vi dans le 5e arrondissement, où plusieurs personnes ont exprimé leur inquiétude face au désarmement qui piétine, avant de rencontrer la présidente de la transition.
 
Les échanges avec Catherine Samba-Panza ont porté essentiellement sur les consultations populaires, le forum de Bangui et l’organisation des élections. Le Conseil de sécurité a noté une avancée positive dans la gestion de la transition et a réaffirmé son soutien total à ce processus.

« Le succès du forum de Bangui enverra un signal fort pour dire que le peuple centrafricain est prêt à se réunir pour assurer la paix et la stabilité », a noté François Delattre.

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a salué l’appui de la communauté internationale et particulièrement celui de l’ONU pour la stabilisation du pays.

Concernant les élections, la mission de l'ONU a précisé qu’il s’agit d’une étape cruciale pour l’avenir de la République Centrafricaine. De l'analyse des Représentants onusiens, le processus électoral nécessite une convergence des efforts des centrafricains et des partenaires internationaux.

Les échanges ont été également fructueux avec Alexandre Ferdinand Nguéndet, le président du Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire), les représentants de la société civile, mais plus encore avec la presse où plusieurs points ont été évoqués.

Par ailleurs, dans la matinée de mercredi, plusieurs dizaines de femmes, pour la plupart âgées, ont pris d’assaut le siège de la Minusca situé sur l'avenue Barthélémy Boganda. Sur les pancartes brandies par les manifestantes, on peut lire : « Nous voulons la paix avec nos forces de Défense appuyées par les forces de l’ONU » ; « Oui à la reprise de nos forces de défense, FACA ».

Le message fort de ces femmes est orienté en direction de la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU en mission en Centrafrique.

« Il s'agit des embargo sur nos ressources minières et la vente des armes à destination de la Centrafrique. Nous, femmes de Centrafrique, reconnaissons bien ce que font les Nations Unies pour nous. Si les Casques bleus étaient appuyés par les Forces armées centrafricaines FACA, on va aboutir à la paix », a fait savoir Cécile Guéret, l'une des organisatrices de la manifestation.

Reçues par Diane Corner, Représentante spéciale Afrique pour les affaires politiques et protection à la Minusca, les manifestantes, malgré des promesses rassurantes, se sont dites satisfaites à moitié.

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