Pour une armée moderne et professionnelle au service de la nation Au Camp MOANA situé à UCATEX dans le 8ème arrondissement de Bangui, se déroulent depuis quelques semaines, des séries de formations données par les instructeurs de la mission de conseil militaire de l'UE (EUMAM) à l'endroit des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Des cours de haut niveau axés sur les soins médicaux d'urgence, l'Informatique et le commandement.

L'objectif étant de permettre aux éléments des FACA d'acquérir l'autonomie et l’expertise nécessaire afin de renforcer la chaîne de commandement et constituer une armée moderne et professionnelle au service de la population. Cette vaste opération de formation des FACA en vue de leur réhabilitation après la récente crise qui a secoué la République Centrafricaine est décidée par la communauté internationale de commun accord avec les autorités centrafricaines.

Pour Joseph Yakete, l'armée d'aujourd'hui ne peut se passer de la nouvelle technologie, ce qui explique à ses yeux l'importance des cours d''informatique également au menu de cette formation.  « L'informatique, c'est un vecteur de modernisation. L'armée centrafricaine qui est appelée à se moderniser doit se doter de tous les moyens qu'offrent les nouvelles technologies pour pouvoir être à jour sur plusieurs plans car l'informatique, c'est l'administration, c'est l'armée et c'est la vie », a-t-il déclaré.

Accompagné du général Dominique Laugel, commandant de l'EUMAM, le ministre centrafricain de la défense Joseph Yakete a visité ce 28 avril, les locaux du Camp MOANA qui abrite la série des formations des formateurs des FACA.

Le ministre de la défense a par ailleurs invité les apprenants à mettre en application les enseignements reçus au cours de cette formation en restant disposé « à bien apprendre, à se concentrer et à mettre en avant l'intérêt supérieur de l'armée centrafricaine et donc de la nation ».

Des formations d'une si grande utilité, affirment les apprenants, tant il s'agit d'une formation des formateurs qui donnera l'occasion aux militaires formés d'aller former d'autres éléments afin que les plus de 7,000 FACA identifiées puissent en bénéficier.

Approuvé le 16 mars dernier par le Conseil des ministres des affaires étrangères européens, EUMAM RCA succède ainsi à la force opérationnelle européenne en République centrafricaine (EUFOR RCA), qui a pris fin le 15 mars. Sa mission consiste à « soutenir les autorités du pays dans le cadre de la préparation d'une réforme du secteur de la sécurité concernant les forces armées de la République centrafricaine ».

 

 

 

Le processus DDRR en marche en République Centrafricaine Au moins 3000 ex-combattants de la capitale centrafricaine s'identifient depuis ce lundi dans le cadre du processus de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement des ex-combattants (DDRR). Les opérations, lancées par la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca)  et le gouvernement, se déroulent à Boy Rabe dans le 4e arrondissement où 1500 ex-Antibalaka devront être recensés.

A la différence des activités du pré-DDR réalisées dans certaines régions de la République Centrafricaine, les 3000 ex-combattants attendus à l'issue de cette identification bénéficieront du projet « Réduction de violences communautaires ». 1500 seront recensés au sein de la milice Antibalaka et 1500 autres parmi les groupes d'auto-défense de PK5.

« Il est clair que les bénéficiaires, après l'enregistrement et le profilage socio-professionnel, vont être regroupés par pilier professionnel, tous ensemble et mélangés. On ne va pas faire une association d'agriculteurs pour les Antibalaka et une association d'agriculteurs pour des gens qui sortent des entités armées du 3e Arrondissement. Nous allons former une seule association où ils seront mélangés », a expliqué Hervé Hesse de la division DDR de la Minusca.

La Représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations Unies, Diane Corner, se félicite de ce projet qu'elle qualifie d'appréciable.

« C'est un projet très important. Qu'est-ce qu'on espère faire dans ce projet ? D'abord, c'est un peu donner un autre avenir pour ces éléments des groupes armés. On va les former sur des questions très importantes pour l'avenir de ce pays ».

Les membres des groupes armés estiment que ce nouveau projet pourrait contribuer à asseoir la cohésion sociale et apporter un plus dans leur vécu quotidien en attendant le DDRR.

« Cela va changer beaucoup de choses parce que nos éléments vont être formés sur des activités génératrices de revenu. Les Séléka seront ensemble avec les Antibalaka pour subir la formation. C'est une solution qui va aider dans le cadre de la cohésion sociale », s'est réjouit Judicaël Ez Moganazoum, secrétaire général de la Coordination des Antibalaka.

L'opération  d'identification des ex-combattants se fera de manière régulière à Bangui et dans les zones périphériques jusqu'au recensement complet des 3000 éléments.

 Un mort et des blessés après des tirs au PK5 ce vendredi Un mort et au moins sept (7) blessés, c'est le bilan des échanges de tirs qui ont eu lieu au PK5 ce vendredi matin. Une partie de la population de ce secteur du 3e arrondissement de Bangui, principalement au niveau de l'avenue Idriss Deby encore appelée avenue Poussière, a été secouée ce vendredi par des tirs d'arme à feu.

A l'origine de ce trouble, une dispute entre deux amis ayant débouché à la tuerie d'un d'eux à coup de poignard. Alertés, les proches de la victime ont violemment réagi en usant d'armes de guerre et d'engins explosifs.

« Ces tirs d'armes ont pour origine une dispute banale entre des jeunes du quartier. Il y a eu un mort et au moins sept (7) blessés », a témoigné un habitant de PK5, avant d'ajouter que la circulation a repris dans le secteur.
 
Des balles perdues ont fait un blessé au quartier Ali à proximité de l'avenue Idriss Deby. La victime a été aussitôt transférée au centre national hospitalier universitaire de Bangui pour des soins. Un détenteur illégal de grenade a aussi perdu l'un de ses bras suite à l'explosion de son engin explosif mal dégoupillé. 

Le ministre de la défense se soucie du rétablissement des FACA

Pendant que les armes ont encore parlé au PK5, le ministre de la Défense, Joseph Yakete, accompagné du général André Bonaventure Lénangui, Chef d’État-major des Armées, a visité ce 22 avril le Camp militaire de Kassaï dans le 7e arrondissement de Bangui. Il s’agissait pour ces personnalités d'informer sur les réformes envisagées dans le cadre de la restructuration des Forces Armées Centrafricaines, FACA.

« J'ai décidé après ma nomination à la tête de ce noble département de privilégier les échanges avec les professionnels du métier que vous êtes et vous exhorter à prendre vos responsabilités dans l'accomplissement de vos missions régaliennes. Je voudrais traduire par ce premier contact la volonté du gouvernement de reconstruire dans les meilleurs délais une armée centrafricaine digne de ce nom. Car, un Etat ne gouverne jamais sans son armée », précise le ministre Joseph Yakete

Le membre du gouvernement n'a pas manqué de s'élever contre la gestion parfois non orthodoxe des barrières érigées dans presque tous les arrondissements de Bangui. « Je voudrais attirer votre attention et celle de tous nos compatriotes sur la question des barrières mises en place dans les quartiers de la capitale et contrôlées par les FACA à l'approche des dernières élections législatives et présidentielle ».

Après s'être adressé aux troupes, le membre du gouvernement a décidé de toucher du doigt les difficultés des différentes structures de ce camp militaire. Le général Dominique Laugel, chef de Mission militaire et de conseil de l'Union Européenne en Centrafrique (EUMAM), évoque les principales unités à réhabiliter.

« Nous œuvrons sur le camp de Kassaï pour réhabiliter ce camp, creuset de l'armée nationale future. On a de grands projets ; un projet d'instruction spécialisée avec le centre de formation médicale qui va servir à former des infirmiers auxiliaires des FACA mais aussi surement des civils. On a un centre de formation informatique très développé qui permettra de former des gens en informatique. On ne va pas mettre en place un centre d'entraînement, puisque dès le mois de juillet, il y aura une nouvelle mission qui arrive et qui va entraîner les compagnies. On est en train de réhabiliter les bâtiments pour en faire des salles de cours et de logement ».

La visite du ministre Joseph Yakete a pris fin par un défilé militaire regroupant les différents corps de l'armée.

 

 

 

 Rafaï : deux morts et 3 éléments de la LRA capturés Deux morts dont un soldat de la Minusca, un élément de la LRA blessé et 3 autres capturés, c'est le bilan provisoire de cette nouvelle attaque lancée par les hommes de Joseph Kony ce 17 avril à Rafaï, ville située à 150 km à l'est de Bangassou dans le M'bomou.

Dimanche dernier alors que les populations vaquaient à leurs occupations, les éléments de la LRA ont attaqué simultanément les villages Agoumar 1, 2, 3 et les autres zones périphériques. Ils ont ainsi profité de la fuite des populations pour piller leurs greniers et d'autres biens. Mais les représailles des populations ont été immédiates. Elles ont pu mettre en débandade les éléments de la LRA et ont capturé trois des leurs puis grièvement blessé un autre.

L'assaillant blessé a justement été au centre d'un échange de tirs mortel entre les populations des localités d'Agoumar et le contingent marocain de la Minusca. Les populations, selon les informations recueillies par RNL voulaient « coûte que coûte récupérer l'élément de la LRA blessé, ce à quoi se sont opposés les casques bleus marocains ». Bilan de cette nouvelle tension, deux morts dont un élément de la Minusca.
 
Cette nouvelle attaque des combattants de Joseph Kony intervient quelques jours après la défection au courant de la semaine dernière dans la localité de Bakouma, de deux éléments de la LRA actuellement aux mains des autorités centrafricaines.

Deux combattants de la LRA considérés comme les principaux commandants de cette rébellion ougandaise que sont Dominic Ongwen et Marck Sam, ont tous deux été arrêtés en Centrafrique.

 

 

 

 Deux combattants de la LRA font défection à Bakouma (Centrafrique) Deux combattants de la Lord's Resistance Army (LRA) de Joseph Kony ont fait défection à Bakouma, localité située à 130 Km de Bangassou, chef-lieu de la Préfecture du Mbomou. Les faits se sont produits au courant de la semaine.

Selon les informations recueillies par RNL, les deux combattants de cette rébellion qui ont fait défection ont fait savoir «qu'ils ne pouvaient plus supporter la vie en cavale et qu'ils ne voulaient pas non plus se rendre aux militaires ougandais et américains chargés de la traque de la LRA dans la région ».

Les deux combattants, toujours selon nos sources « ont préféré se rendre aux autorités centrafricaines et notamment aux autorités de la sous-préfecture de Bakouma ».

Informées de cette défection, les forces ougandaises et américaines présentes dans la région, ont multiplié les pressions sur les autorités locales pour pouvoir les récupérer. Mais une source qui requiert l'anonymat précise que « les autorités locales sous l'égide des responsables politiques centrafricains sont en train de discuter avec les forces ougandaises et américaines ce qu'il y a lieu de faire de ces deux combattants de la LRA ».

Selon l'Organisation des Nations-Unies (ONU), la LRA de Joseph Kony a déjà tué plus de 100 000 personnes en  Afrique Centrale ces vingt-cinq dernières années. 

Au mois de mars dernier, le conseil de sécurité de l’ONU a approuvé l’inscription de Joseph Kony et de la LRA sur la liste des personnalités de la Centrafrique sous le coup de la résolution 2262 de 2016 avec gel de leurs avoirs et une interdiction de quitter le territoire centrafricain.

Retranchés aux confins de la République Centrafricaine, de la RD Congo et du Soudan, les éléments de la LRA ont multiplié ces derniers temps, plusieurs attaques en Centrafrique.

 

 

 

Tentative d’assassinat du correspondant de RNL à Kaga Bandoro Jean-Pierre Ngarassouma, le correspondant régional de Radio Ndeke Luka (RNL) dans la préfecture de la Nana Gribizi, basé à Kaga-Bandoro, a échappé ce lundi 11 avril à une tentative d’assassinat. Une situation qualifiée de très inquiétante pour l’administration de RNL.

Selon les informations, six (6) hommes armés présentés comme des ex-rebelles de la coalition Séléka munis d’armes de guerre et de gourdins ont débarqué à son domicile. L'ayant manqué, ils ont ouvert le feu sur sa maison, saccageant  sa maison.

Les raisons réelles de cette violente attaque contre notre journaliste ne sont pas élucidées. Selon Jean-Pierre Ngarassouma, qui s'est aussitôt réfugié avec sa famille à la base de la Minusca, les agresseurs seraient mécontents de lui suite aux informations relatives à des exactions des éléments l’ex-rebélion. Des exactions rapportées fidèlement sur les ondes de la radio.

Selon toujours le correspondant, la division police de la Minusca, UNPOL de Kaga-Bandoro s’est saisie de l’affaire et a annoncé l’ouverture d’une enquête.

La Direction de Radio Ndeke Luka exprime son indignation face à cette agression et, annonce saisir les autorités centrafricaines compétentes pour que la lumière soit faite sur cette affaire.
 

Encore du chemin à faire pour le rétablissement des FACA La réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA) pourrait encore prendre un peu de temps. L'armée, dans sa généralité, a besoin d'être réformée. C'est une nécessité qui s'impose bien avant qu'elle ne soit rendue opérationnelle.

« Au fur et à mesure que le gouvernement et la communauté internationale font confiance aux forces de sécurité, nous allons voir la possibilité de modifier ou de lever l'embargo », a déclaré Samantha Power, la Représentante des États-Unis auprès des Nations Unies au cours d'une conférence de presse qu'elle a animée le 30 mars dernier à Bangui, en marge de la prestation de serment du Président Faustin Archange Touadéra.

Cette prise de position se justifie, selon Samantha Power par le fait qu'il existe encore dans le pays des hommes armés non maîtrisés. « Aujourd'hui, il y a beaucoup de milices dans ce pays ; des soldats qui sont membres des forces armées mais qui ont été des ex-Séléka, des Antibalaka. Alors nous devons faire preuve de prudence en ce moment car nous savons que le nouveau gouvernement a la possibilité d'obtenir des armes si c'est nécessaire », a-t-elle relevé.

La diplomate américaine a par ailleurs réitéré le soutien de son pays aux nouvelles autorités démocratiquement élues pour modifier ou lever l'embargo imposé par l'ONU. « Notre ambassade va aider le nouveau gouvernement à faire ce genre de demande. Mais, cela doit se faire d'une façon maîtrisée car nous ne voulons plus voir un envoi d'armes de façon non maîtrisée, car c'était le cas par le passé dans le pays avant l'embargo ».

En Janvier 2016, le Conseil de sécurité de l'ONU a renouvelé pour un an l'embargo sur les armes en République Centrafricaine.

Encore un scandale de viols attribué à des soldats internationaux De nouvelles allégations de viols et d'exploitations sexuelles sont signalées en République Centrafricaine et impliquent des casques bleus mais également des soldats français de l'opération Sangaris. Elles ont été dévoilées par des équipes onusiennes ces deux dernières semaines.

La plupart des faits cette fois se seraient déroulés dans la préfecture de la Kémo (centre du pays) entre 2013 et 2015. Ils concerneraient des éléments des contingents burundais, gabonais mais aussi de la Sangaris.

Face à cet énième cas de viols et d'exploitations sexuelles enregistrés dans le pays, Samantha Power, représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies, invite les soldats de la Mission onusienne en Centrafrique au respect des droits humains. La mise en garde de Samantha Power vise à favoriser le climat de confiance entre les caques bleus et la population civile.

« Il faut qu'on fasse tout pour que la Minusca puisse répondre aux attentes des populations. Ça veut dire que la Minusca doit cesser de terroriser les populations comme par exemple perpétrer des actes d'abus ou d'exploitations sexuels », a martelé Samantha Power mercredi au cours d'une conférence de presse à Bangui. Selon le représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU, « même si on se débarrassait de ce cancer que constitue ces abus sexuels, il faut que le peuple lui-même ait confiance en la Minusca ».

« Je pense que pour le moment, le peuple n'a pas cette confiance », a-t-elle conclu.

L'ONU indique que les autorités des trois pays concernés ont été alertées. Les contingents burundais et gabonais à Sibut sont cantonnés le temps de l'enquête.

Au total, une centaine de victimes présumées ont été entendues par les équipes onusiennes. L'enquête se poursuit, assure Diane Corner, représentante spéciale adjointe de l'ONU en Centrafrique.

Le 11 mars dernier, le Conseil de sécurité a adopté une résolution favorisant le rapatriement de contingents de casques bleus en cas de soupçons répétés de viols.

 Fin de la transition au ministère de la Défense nationale La dernière cérémonie de levée des couleurs marquant la fin de la transition au ministère de la Défense nationale a eu lieu ce vendredi à la place d'arme dudit département à Bangui. Le ministre de la Défense nationale, Joseph Bindoumi, a saisi l'occasion pour remercier les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) pour leurs actes de bravoure multiforme.

« C'était une cérémonie symbolique qui avait pour but de remercier les Forces armées centrafricaines, de les féliciter pour le travail qu'ils ont accompli. Malgré les difficultés, malgré l'embargo, ils ont posé des actes qui ont permis à notre population aujourd'hui de se sentir en paix », a reconnu le ministre qui s'est réjoui de la réussite des FACA à Am Dafock. « Nous avons félicité ceux d'Am Dafock qui sont restés, qui ont souffert et qui sont rentrés glorieux après leur mission ».

Joseph Bindoumi a relevé des insuffisances dans le système de sécurisation mise en place dans les différents arrondissements de Bangui. « Nous avons constaté que dans certains de nos arrondissements et surtout à des postes statiques, les gens ne travaillaient pas dans les normes que nous voulions. Il y a des chefs qui ont failli à leur mission », a-t-il mentionné, ajoutant que « Nous avons noté qu'à certains postes statiques, les chefs ont laissé parmi les militaires des gens qui ne sont pas militaires. Nous avons constaté que les gens surveillent leurs quartiers dans un état d'ébriété. Nous avons noté que certains se sont amusés à demander de l'argent aux populations. Ils sont allés plus loin pour fabriquer des tickets de 100 francs CFA pour donner aux usagers de la route contre de l'argent », a-t-il déploré mentionnant que ces postes ont été identifiés.

Des poches d'insécurité sont encore recensées influençant négativement sur le quotidien des populations. « Nous avons constaté qu'au niveau du PK5, il y a des actes qui menacent la sécurité. Des gens qu'on appelle ''auto-défense'' continuent de porter des armes de guerre, de se mettre en uniforme militaire et de le faire de manière ostentatoire », relève-t-il.

« Mercredi dernier, une personne moins habile à tenir les armes à dégoupiller une grenade et nous avons enregistré 11 blessés graves. Ce sont des choses que nous considérons comme des menaces à la paix », a expliqué en exemple le membre du gouvernement.

« Nous avons constaté que sur Ndjoukou, Possel et Kouango, il y a des Antibalaka qui empêchent la libre circulation des personnes et des biens. Les commerçants sont dépouillés de leurs moyens de travail, les femmes sont brutalisées et violées. Nous disons que cela s'arrête immédiatement », a martelé Joseph Bindoumi, qui ajoute que le ministère de la Défense nationale ne va pas continuer à pardonner. Il a pris à témoin la communauté internationale. L'appel est également lancé à l'endroit des hommes en armes qui troublent la quiétude de la population à Bambari, à Kaga Bandoro, à Kouï.

L'armée ne devra pas céder à la provocation pendant cette période sensible. Elle devra rester debout pour veiller à la sécurisation de l'anniversaire du président fondateur Barthélémy Boganda, à l'investiture du nouveau président de la République, Faustin Archange Touadéra et au second tour des législatives.

 

 

 

Page 1 sur 77