Début du cantonnement de la Séléka, 200 soldats déjà déployés à Bria

 

Les opérations du cantonnement des éléments de la coalition Séléka ont commencé ce 13 mai 2013 à Bangui. 200 soldats de cette ex-faction rebelle ont été déployés lundi dernier à Bria (nord-est), un des 15 sites retenus par le gouvernement centrafricain.

C’est le président de la   République Michel Djotodia Am Nondroko qui a personnellement lancé ces opérations en faveur d’un retour de la paix dans son pays. Les membres du gouvernement ont été également de la partie.

Les hommes de la Séléka ont été accompagnés dans cette mission par les éléments de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC),  a constaté le reporter de Radio Ndeke Luka.

Le déploiement de ces hommes est intervenu au moment ou la population exige  becs et ongles le retour de la paix qui passe nécessairement par la sécurisation du pays. Une exige sur laquelle se fonde aussi la communauté internationale avant d’envisager tout appui à la République Centrafrique.

Selon le nouvel homme fort de Bangui, « plus de 15 000 autres soldats qui n’ont   rejoint la coalition Séléka qu’à Bangui rendent  la tache difficile aux autorités au sujet du processus enclenché en faveur de la paix. Ces hommes, candidats malheureux à l’intégration dans la grande muette sous le régime précédent commettent des exactions au nom de la Séléka. Mais, une fois la sécurisation du pays sera effective, un recrutement dans l’armée d’envergure nationale sera lancé ».

Il faut dire que le même jour de ces opérations du déploiement de ces soldats,  une trentaine d’hommes armés considérés comme des faux Séléka ont été arrêtés et désarmés par la Police nationale. Les malfrats ont été basés à Petevo dans le 6ème arrondissement de Bangui.

Signalons que dimanche dernier, le nouveau chef d’Etat-major le Général de brigade Jean Pierre Doléwaya a mis en garde toutes les Forces Armées Centrafricaines (FACA) y compris la Séléka contre toutes exactions. Pour lui, l’appellation Séléka devrait disparaitre pour céder la place à l’Armée nationale afin de défendre l’intégrité du territoire. Il a aussi invité ses soldats au respect du métier des armes.

Pas de désarmement sans salaire pour les Séléka ; Human Right Watch confirme les exactions en RCALes combattants de la coalition Séléka qui ont porté Michel Djotodia au pouvoir à Bangui, exigent de lui ce 11 mai 2013 leur argent avant d’être désarmés et cantonnés.

« Il est prématuré d’évoquer la question de désarmement. Il faut que le chef de l’Etat nous verse d’abord  nos indemnités avant de nous désarmer et cantonner. S’il n’ya pas un terrain d’entente entre nous, les armes peuvent crépiter et  c’est la population civile qui fera les frais », a martelé   le lieutenant Ali  Alkanto, un des éléments de Séléka basés au camp des Sapeurs Pompiers à Bangui.

Joint au téléphone ce matin  à Bangui par Radio Ndeke Luka, cet officier de la Coalition Séléka exprime cette inquiétude alors qu’un contingent tchadien serait déjà à Bangui pour commencer les opérations de désarmement.

Pour lui, « Il faut que le chef de l’Etat  fasse vite pour apaiser les éléments de Séléka, c’est à cette condition seulement qu’ils pourraient  cesser toute exaction et tout autre acte de débordements dont ils sont souvent objet dans le pays ».

L’Organisation internationale de la défense des Droits de l’Homme, Human Right Watch publie un nouveau rapport après le coup de force du 24 mars dernier à Bangui. Un document  publié à l’issue d’une enquête de 10 jours menée à Bangui vers fin février 2013.

D’après ce rapport sur la République centrafricaine, « les éléments de coalition Séléka qui ont renversé le président François Bozizé, ont commis de graves violations des droits humains à l’encontre des civiles après la prise de pouvoir et que certaines informations dignes de foi, ont révélé des meurtres perpétrés par ces éléments à travers le pays, entre décembre 2012 et avril 2013, notamment  des pillages, des exécutions sommaires,  des viols et des actes de torture ».

Par ailleurs Human Right Watch a souligné dans son rapport que  «  les nouvelles autorités du pays ont confirmé que les exactions  documentées par organisation ont été commises par les anciens membres du gouvernement de BOZIZE ou par de Faux Séléka ».

Justement à propos de l’ancien président Bozizé et ses acolytes, le président de la République Michel Djotodia a créé par décret une Commission nationale d'enquête chargée de mener des investigations et de produire un rapport sur les crimes et les violations des droits humains commis dans tout le pays depuis 2002. Cette commission aurait pour mandat d'enquêter sur les exactions commises non seulement sous le précédent gouvernement, mais aussi par les troupes de la Séléka depuis décembre 2012.

Cette ONG internationale appelle donc le gouvernement  centrafricain et les autorités de Séléka à « restaurer l’Etat de Droit et l’ordre public dans les 15 villes qu’ils contrôlent ;  rétablir  les institutions sur tout le territoire, y compris la police, la gendarmerie et l’armée régulière et d’assurer  aux victimes d’exactions un accès à des services médicaux ». 

La coalition Séléka se compose d’au moins trois principaux groupes rebelles armés qui sont actifs dans la partie nord du pays depuis 2003: la Convention des Patriotes Pour la Justice et la Paix (CPJP), la Convention des patriotes pour le Salue du Kodro (CPSK) et l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

La Séléka pour des actes positifs mais parsemés d’embûches de la part de ses éléments incontrôlésLe président de la République centrafricaine, Michel Djotodia, a présenté le 27 avril dernier, 75 armes de guerre tous calibres confondus, à la presse. Il s’agit des armes saisies la semaine dernière dans la capitale Centrafricaine lors des patrouilles des éléments de sécurité.

Pour Christophe Gazam-betty, ministre d’Etat chargé de la Communication, cette saisie témoigne de l’existence des milices dans la ville de Bangui.

« Il ya eu des opérations menées par les forces qui ont été mobilisées à cet effet. On se rend bien compte qu’il n’y a pas que les éléments de Séléka qui circulent dans la ville. La preuve est ainsi, nous avons saisi beaucoup d’armement lourd et ces armes saisies, ne viennent pas des Séléka. L’insécurité dans la ville n’est pas constituée seulement par  les éléments contrôlés  de Séléka mais bien par des miliciens qui détiennent de l’armement lourd et qui, en tenue militaire, opèrent en ville. Nous avons saisi beaucoup d’armement lourd et aujourd’hui, ce n’est que la partie visible de l’iceberg que nous avons voulu présenter comme preuve ».

Il explique  par ailleurs  que la Séléka fait un travail de sécurisation globale du pays,  mais ne stigmatise pas un groupe contre un autre.

A Lakouanga dans le 2ème arrondissement de Bangui, les éléments de la Séléka, en poste au Service de Recherches et d’Investigations (SRI), ont récupéré le 27 avril 2013, une partie du matériel  appartenant au Parc du Cinquantenaire, volé lors des événements du 24 ars dernier à Bangui.

Selon le reporter de Radio Ndeke Luka qui s’est rendu sur les lieux, « cent deux chaises en plastique, un amplificateur, deux baffles, un régulateur de tension électrique, deux ventilateurs, une mini-chaîne radio constituent le lot des objets du  Parc du Cinquantenaire volés ».

Cette occasion a permis au Colonel de la Coalition Séléka, Abdel Khader qui a mené l’opération, de se plaindre du fait que les éléments de Séléka continuent de faire objet d’accusation des pillages et vols. Il déclare également que des enquêtes se poursuivent en ce moment par le SRI et la Mairie de Bangui afin de mettre la main sur les autres coupables.

A Nola ce même 27 avril dernier, une équipe d’éléments de Séléka a été accueillie par la  population après un moment de calvaire, caractérisée par des exactions, vols et pillages. Cette équipe a tenu un meeting avec toutes les couches sociales de la localité avec comme but : restaurer la paix pour permettre à tous les citoyens de participer au développement du pays.

Cependant, la vie reprend progressivement à Bria (Centre-nord), après la crise qui a secoué la République Centrafricaine. Les réseaux téléphoniques, restés hors lignes pendant 4 mois, sont désormais rétablis au grand soulagement de la population qui peut désormais communiquer sur tous les plans. D’après un habitant, «  la population commence à sortir de sa cachette. Les activités agricoles et commerciales ont repris ».

Par contre à Bouar, la terreur, la panique et la peur sont devenus ces derniers temps le lot quotidien des habitants.

« La population est dépassée par les enlèvements et meurtres des militaires et civiles ainsi que les pillages et autres actes de violence perpétrés par la Séléka. Cette situation fait suite à l’absence de la ville, du responsable des éléments de Séléka en mission à Bangui. », témoigne un habitant de la localité joint au téléphone par Radio Ndeke Luka.

À Boali, d’après un reporter de Radio Ndeke Luka, un campement de cultivateurs a été attaqué le 25 avril dernier par trois assaillants non identifiés dont un avec une arme de marque  kalachnikov. Par la suite, trois personnes ont été  blessées par balle.

Cependant à Bangui, la journée du  lundi 29 Avril, sera une journée sans médias en Centrafrique. Les journalistes et professionnels des médias, regroupés au sein de l’Union des Journalistes de Centrafrique (l’UJCA) ont décidé, lors d’une Assemblée Générale extraordinaire tenue le 25 avril dernier à Bangui, d’observer cette journée pour faire entendre leurs voix.

L’UJCA estime que les professionnels des Médias sont victimes de pressions de tout genre, venues de certaines autorités militaires et civiles de Séléka. Ils veulent attirer l’attention des nouvelles autorités du pays sur les dangers qu’ils encourent dans l’exercice de leur métier, afin que des mesures conséquentes soient prises.

L’ONU, préoccupée par la crise en RCA, lance un appel de fonds international L’ Organisation des Nations Unies (ONU) s’est dite le 22 avril 2013 préoccupée de l’atteinte  à la sécurité et aux droits de l’homme en République Centrafricaine. Une situation provoquée par les récentes crises militaro-politiques dans le pays. A cet effet, Jeffrey Feltman, Secrétaire Général adjoint aux Affaires politiques de  cette organisation poursuit ce mardi une visite à Bangui.

Il a  tenu lundi,  un point de presse  au Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA). Les points débattus lors de cette rencontre ont été, entre autres, les stratégies pour arrêter les souffrances de la population et le rétablissement de la  sécurité.

Lors de ses discussions avec le Premier ministre du Gouvernement d’Union Nationale, Nicolas Tiangaye, les représentants des partis politiques  et de la société civile, l’émissaire onusien  s’est dit porteur d’un message du Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-moon.

Pour lui, « il est urgent de rétablir l’ordre public et la sécurité à travers la RCA, afin de pouvoir protéger les populations civiles contre les violences et abus. Les tueries, les violences sexuelles, les recrutements et utilisation d’enfants dans les groupes armés doivent s’arrêter. Aussi,  les nouvelles autorités du pays doivent assumer leurs responsabilités en contrôlant les éléments sous leur commandement ». Car, a-t-il rappelé, « aucun acte de violence et crime ne devrait rester impuni ».

Il a poursuivit que « tous les acteurs, y compris la Séléka, doivent assurer la sécurité des acteurs humanitaires afin de faciliter la distribution de l’assistance  humanitaire. Les pillages des bureaux des ONG et l’interruption de l’assistance humanitaire ont des conséquences dévastatrices sur des centaines de milliers de personnes ».

Sur le plan politique, Jeffrey Feltman a réitéré l’appel lancé par l’ONU, l’Union Africaine (UA), la Communauté Economique de Etas de l’Afrique Centrale (CEEAC) e275t d’autres partenaires pour un retour à l’ordre constitutionnel. Lequel retour à l’ordre constitutionnel  prend en compte le respect de l’accord de paix de Libreville signé en janvier 2013.

Il a également demandé à la communauté internationale d’apporter un soutien continu avec les ressources nécessaires à la RCA. Un soutien qui devrait passer par l’augmentation urgent de leurs contributions afin de faire face aux besoins immenses et se préparer à intervenir aussitôt que la situation sécuritaire le permettra.

Notons que la visite de Jeffrey Feltman contribuera prochainement au rapport du SG de l’ONU au conseil de Sécurité sur la situation en RCA.

 

 

 

« Tous les quartiers de Bangui doivent être désarmés », dixit Crépin Mboli- GoumbaLe Gouvernement d’Union Nationale (GUN) est sortie de sa tanière pour dénoncer les auteurs de la crise de ces derniers jours à Bangui. Cette crise qui, selon la Croix Rouge centrafricaine, a fait 13 morts, et 21 blessés dans les 4e et 7e arrondissements de Bangui.

Le ministre d’Etat aux Travaux publics et porte-parole du gouvernement,  Maître Crépin Mboli-Goumba a déclaré, lors  d’une conférence de presse qu’il a animée le 15 avril dernier à Bangui, que « les milices créées par la Coalition Citoyenne d’Opposition aux Rebellions Armées (COCORA)  et la Coalition des Actions citoyennes (COAC), ainsi que  les éléments incontrôlés  de Séléka sont à l’origine  des affrontements qui ont émaillé certains quartiers de Bangui le weekend dernier ».

Selon Crépin Mboli-Goumba, « depuis l’invasion de Bangui le 24 mars dernier par la coalition Séléka, il y a eu beaucoup d’exactions. Face à cette situation, le gouvernement mettra tout en œuvre pour que justice soit faite ». Il affirme par ailleurs la volonté du GUN à faire régner la paix et la stabilité dans la capitale centrafricaine et que 1000 éléments de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) sont attendus dans les prochains  jours à Bangui.

« Les civiles n’ont rien à faire avec les armes de guerre encore moins, les utiliser pour tuer d’autres civiles et parfois même des militaires. Tous les quartiers de Bangui doivent être désarmés en tout cas, tous les détenteurs d’armes doivent être désarmés. Ceux qui viennent pour prêter la main au gouvernement dans sa mission de sécurisation de la ville de Bangui n’ont pas l’intention de s’amuser. J’ai discuté avec le médecin-chef du Complexe pédiatrique de Bangui et il m’a fait savoir que 4 petits enfants avaient été amputés. Fort de ce constat, il n ya aucune espèce de tolérance vis-à-vis de ces actes » a-t-il souligné.

Par ailleurs, Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), depuis l’extérieur de la RCA, a réagi le 15 avril dernier sur les ondes de Radio Ndeke Luka pour présenter ses condoléances à toutes les familles éprouvées par les  événements qui se sont produits le week-end dernier dans certains arrondissements de Bangui.

Pour faciliter le retour à la paix et la sécurité dans le pays,  le président du MLPC invite les autorités militaires et civiles de tout mettre en œuvre pour préserver les vies humaines et la propriété privée. Par ailleurs, il lance un appel patriotique à  toutes les personnes détentrices d’armes de guerre à les déposer aux autorités compétentes.

L’usage des armes  contre la population civile par les éléments de désarment a fait également  l’objet de dénonciation de part et d’autre.

Les responsables des Eglises  Protestantes en Centrafrique, regroupés dans l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC), s’étaient réunis le 14 avril dernier  à Bangui  pour dénoncer  les événements du samedi 14 au dimanche 15 avril.

Selon le pasteur Nicolas Gueret Koyame, président de l’AEC, «  ces évènements ont affecté l’intégrité de l’église en occasionnant la perte en vies humaines et des dégâts matériels ».

L’Alliance des Evangéliques en Centrafrique exige des autorités centrafricaines, l’arrêt immédiat des exactions dans tous les quartiers de Bangui ; le désarmement et le cantonnement des éléments de Séléka pour un retour à la vie normale.

Quant à Florian François Bedaya Ndjadder, président de l’Union des Forces Républicains (UFR), dans un communiqué de presse parvenu à Radio Ndeke Luka ce 16 avril 2013,  il constate que « cette situation qui perdure depuis plus de trois semaines risque immanquablement d’amener la déchirure du pays et le plonger dans le chaos ».

Il précise par la suite que les partenaires au développement de la RCA sont entrain d’observer les centrafricains et demande aux nouvelles autorités de  Centrafrique de prendre toutes les mesures nécessaires pour que la cohésion nationale puisse revenir dans la capitale Bangui et toutes les villes de provinces.

Signalons que le sommet de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), qui devait initialement se tenir le lundi  15 avril dernier à N’Djamena au Tchad sur la crise centrafricaine, a été reporté au 18 avril prochain. Cette nouvelle rencontre vise à procéder à une évaluation de la mise en place du processus de transition de dix huit mois en République centrafricaine, après l’élection de l’ex chef rebelle de la coalition Séléka, Michel Djotodia  par les 105 membres du Conseil National de Transition (CNT).

Djotodia accuse Bozizé d’être à l’origine de la crise sociale en RCALe nouveau Président de la République Centrafricaine, Michel Am Non Droko s’est prononcé dans l’après-midi du 15 avril 2013 sur les derniers événements dramatiques survenus dans plusieurs Arrondissements de Bangui notamment, dans les 4ème et le 7ème arrondissements.

Dans une déclaration faite exclusivement en langue nationale Sango, Michel Ndjotodia a commencé par demander pardon aux centrafricains, particulièrement à ceux des quartiers Boy Rabe, Kassaï, Ngaragba et Ouango. Il a rendu l’ancien président François Bozizé responsable de ce qui continue de se passer dans ces quartiers.

« Ce qui se passe en ce moment n’est pas étonnant. Avant le départ de Bozizé, il avait organisé certaines choses pour nuire aux centrafricains. Lorsque Séléka était encore en  route, il a distribué des armes, des tenues militaires et des machettes à ses partisans plus  un brassard de Kpalakongo « Scorpion » retrouvé à Boy Rabe dans le but de  tuer les gens et ils s’en prennent alors aux éléments de Séléka  et en ont tués certains ».

A propos des opérations de désarmement au quartier Boy-Rabe opérées par la Police militaire de la Séléka ainsi que  les incidents survenu dans le 7e arrondissement de Bangui,  le ministre d'Etat chargé des Eaux et Forêts, Moussa Daffhane est intervenu sur les ondes de la Radio nationale pour expliquer que «  Lorsque la Séléka n’avait pas encore pris totalement la ville de Bangui, déjà dans les quartiers, les pillages avaient commencé. Ce sont les partisans de Bozizé qui continuent aujourd’hui de faire des pillages, braquages et tout le désordre dans les quartiers. C’est ce qui s’est également passé ces deux derniers jours dans les quartiers de Boy-Rabe et de Ouango ».

Pour manifester sa volonté à un retour à la paix dans la capitale centrafricaine, Michel Djotodia a rencontré ce matin du 15 avril 2013 à Bangui, une centaine de chefs de quartier et maires des 8 arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua. Il a insisté, au cours de cette réunion, sur la sécurité dans le pays et demande le concours de ces chefs de quartier et maires pour la parachever. Ensuite, il les a rassurés sur la position des  éléments de séléka qui, d’après lui, seront répartis dans 3 corps à savoir, la Police, la Gendarmerie et les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Ils opéreront dans les 16 préfectures de la RCA.

De même, dans son discours à la nation hier, Michel Djotodia a accusé   Bozizé d’orchestrer certaines choses dans le but de faire souffrir les  Centrafricains après son départ. Il a même cité l’exemple des mines anti - personnelles qui ont été posées dans le 2è arrondissement de Bangui.

Le maire du 2ème arrondissement, Jean Baptiste Gremboutou, lors de la réunion avec le chef de l’Etat a confirmé avoir réceptionné deux  caissettes de minutions déposées dans son arrondissement où une équipe de désarmement les présenteront prochainement à la presse.

Par ailleurs, Michel Djotodja réaffirme être venu au pouvoir pour unir les Centrafricains et non les diviser sous quelques formes que ce soient. Selon lui,  ni la religion, ni l’appartenance ethnique ne doivent être des occasions de division des Centrafricains. « Je ne suis  pas venu faire la chasse aux hommes de Bozizé. Séléka est composée des Centrafricains, ces éléments ne peuvent pas se retourner contre leurs frères et sœurs Centrafricains pour leur faire du mal. L’heure est venue pour l’unité et l’entente en République Centrafricaine ».

Il est à noter également que les ministres de l'économie des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont entamé le 9 avril dernier à Libreville, une réunion de deux jours pour examiner la situation sécuritaire qui prévaut au siège de la commission de la CEMAC basée à Bangui, depuis le putsch militaire du 24 mars 2013.

Séléka conquiert la ville de Bangui, les FACA battent en retraite Les rebelles des la coalition Séléka viennent de prendre la ville de Bangui. Ils sont arrivés au PK12, point de jonction des axes Damara et Boali (nord de Bangui). La prise de Bangui est intervenue après d’âpres combats entre les Forces Armées Centrafricaines et ces rebelles sur les voies sus-indiquées.

Plusieurs sources ont affirmé à Radio Ndeke Luka que les habitants du PK 12, à la sortie nord, ont vidé leurs quartiers.  Des tirs à l’armée lourde ont été entendus dans ces quartiers.

Bangui est tombée après que les rebelles aient conquis les villes de Bossémbélé et Boali, situées respectivement à  153 et 95 kilomètres au nord de Bangui. Il s’agit de la prise du principal corridor Bangui-Garoua-Boulaï qui mène vers le Cameroun voisin. Ils auraient par la même occasion saccagée les installations techniques de Boali. La ville de Bangui est de ce fait plongée dans le noir. Une première depuis l’indépendance, selon les observateurs de la vie économique du pays.

L’information a été confirmée à Radio Ndeke Luka dans la journée de ce samedi par des sources militaires et civiles. Les détenus de la prison de Bossembélé seraient même libérés par les assaillants. Et, les éléments de la coalition Séléka auraient pris le contrôle de la ville. Ils ont d’ailleurs traversé la ville de Boali pour Bangui, ont indiqué certaines sources.

Dans la matinée de ce samedi, une marche de protestation contre l’avancée de la Séléka a été organisée par une partie de la jeunesse centrafricaine. L’initiative a été prise par le Chargé de mission en matière de la jeunesse Steave Yambété, en partenariat avec le Conseil National de la Jeunesse.

A ce jour, Radio Ndeke Luka ne dispose pas de bilan officiel. Les autorités  du pays n’ont fait aucune déclaration sur la situation sécuritaire du pays.

La conquête de Bangui fait suite à l’ultimatum expiré mercredi dernier par les rebelles à l’endroit de François Bozizé. Ils ont exigé l’application de l’accord de paix signé en janvier dernier à Libreville au Gabon.

 

Bangui, alerte maximale, Bossémbélé et Boali sous contrôle SélékaLa coalition Séléka poursuit ce 23 mars 2013, sa progression sur Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Elle vient de conquérir les villes de Bossémbélé et Boali situées respectivement à  153 et 95 kilomètres au nord de Bangui. Il s’agit de la prise du principal corridor Bangui-Garoua-Boulaï qui mène vers le Cameroun voisin.

L’information a été confirmée à Radio Ndeke Luka dans la journée de ce samedi par des sources militaires et civiles. Les détenus de la prison de Bossembélé seraient même libérés par les assaillants. Et, les éléments de la coalition Séléka auraient pris le contrôle de la ville. Ils ont d’ailleurs traversé la ville de Boali pour Bangui, ont indiqué certaines sources.

A Bangui justement, une marche de protestation contre l’avancée de la Séléka a été organisée ce samedi par une partie de la jeunesse centrafricaine. L’initiative a été prise par le Chargé de mission en matière de la jeunesse Steave Yambété, en partenariat avec le Conseil National de la Jeunesse.

Partie du Complexe Sportif Barthélémy Boganda, la marche a pour objectif de remettre un mémorandum au Chef de l’Etat François Bozizé ne s’est pas présenté au PK zéro, point final de la marche.

Selon Steave Yambété, ce qui s’est passé au Mali est entrain de se réaliser en Centrafrique. « Nous demandons à la France d’intervenir pour chasser les rebelles. La jeunesse est mobilisée derrière son président pour contrer les assaillants ».

Radio Ndeke Luka a remarqué que l’armée s’est mise en état d’alerte maximale à Bangui. Tous les véhicules à destination du Centre-ville et de quelques points stratégiques de la ville font l’objet des fouilles systématiques par des éléments des forces de défense et de sécurité.

Les combats se déroulent  sur l’axe Bangui-Damara. Damara (75 kilomètres de Bangui, « ligne rouge »,  traversée ce vendredi par les rebelles de la Séléka. Des violents affrontements ont eu lieu entre les rebelles et les Forces Armées Centrafricaine. Aucun bilan n’est disponible pour l’instant.

Sur une chaine internationale, le porte parole du gouvernement d’union nationale dirigé par Me Nicolas Tiangaye a appelé ce samedi les rebelles au dialogue.

Les rebelles retiennent toujours 5 ministres issus de leurs rangs. Ils exigent le départ de François Bozizé du pouvoir.

 

 

 

 

 

 

La « ligne rouge » de Damara serait franchie par Séléka, panique générale à Bangui« Débandade, services d’Etat et privés vidés, circulation perturbée, achats de dernières minutes ». Tel est le constat fait par Radio Ndeke Luka dans la mi-journée de ce vendredi 22 mars 2013 dans la ville de Bangui. Les rebelles de la coalition Séléka auraient franchi la « ligne rouge » située à Damara (75 kilomètres au nord de Bangui). Une source diplomatique à Bangui confirme l’information.

La situation reste très confuse a constaté Radio Ndeke Luka. Une situation intervenue après que les rebelles aient pris dans les premières heures de ce vendredi la ville de Bossangoa (305 kilomètres nord-ouest de Bangui).

La ville de Bossangoa a été prise après Bouca et Batangafo par la Séléka, dirigée par le 1er vice Premier ministre et ministre de la Défense nationale Michel Am Nondroko Ndjotodia.

Les autorités de Bangui n’ont pas encore officiellement réagi sur l’avancée fulgurante et sans résistance des éléments de la Séléka vers la capitale. Selon une source militaire, le 1er ministre Me Nicolas TIANGAYE se serait réfugié à la base de la FOMAC à Mpoko.

Les dernières occupations de ces villes font suite à l’expiration d’un ultimatum de 3 jours lancé par ces rebelles à l’endroit du pouvoir de Bangui. Ils ont exigé entre autres la libération des détenus politiques, l’intégration dans l’armée régulière de plus de 2000 soldats, la confirmation de leurs grades, le départ des militaires sud-africains et le démantèlement des barrières illégales.

Jeudi dernier, l’Opposition démocratique centrafricaine a pointé du doigt le président François Bozizé. Une accusation liée au non respect de l’accord de Libreville signé en Janvier dernier.

« Nous étions surpris de constater que l’esprit et la lettre des Accords de Libreville n’étaient plus observés surtout par le pouvoir public donc le président de la République », a indiqué sur les ondes de Radio Ndeke Luka Gabriel Jean Edouard Koyambonou, 1er vice- président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

Pour lui, « On est allé de violation en violation mais par esprit de patriotisme, tout le monde s’est tu, pensant que l’erreur étant humaine et que les hommes qui étaient choisis et les différents acteurs signataires des accords de Libreville allaient rectifier au fur et à mesure… ».

Selon Gabriel Jean Edouard Koyambonou, les ministres qui étaient choisis depuis le 13 février 2013 pour faire partir du Gouvernement d’ Union Nationale (GUN) jusqu’à ce jour, la plupart  n’ont même pas renouvelé leur propre cabinet et il se pose la question de savoir : « comment ces ministres  vont-ils travailler d’autant plus que le directeur de cabinet dans une structure ministérielle est la cheville ouvrière ».

 

 

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