RCA : les fugitifs à Kaga-Bandoro, liesse de joie au PK 5 C'est par des détonations d'armes de différents calibres que le PK 5 dans le 3e arrd de Bangui a célébré l'arrivée à Kaga-Bandoro de la bande des ex-seleka qui avaient clandestinement quitté la Capitale centrafricaine dans la nuit du 12 au 13 août.  Des tirs nourris qui ont provoqué une panique généralisée dans la ville.

Selon des témoignages recueillis par RNL, ces tirs qui proviendraient des groupes armés de PK5 seraient « une manifestation de victoire à l'annonce de l'arrivée des principaux leaders de ces groupes à Kaga Bandoro » après avoir quitté clandestinement Bangui dans la nuit de vendredi à Samedi dernier.

Abdoulaye Hissein, Tidjani Mahamat, Haroun Gueye et autres sont activement recherchés par la justice centrafricaine qui a même émis à leur endroit un mandat d'arrêt. Interceptés  le week-end dernier par la Minusca à 30 Km de Sibut, ces ex-seleka seraient libérés par la suite par la même Minusca qui  prétend que « ceux-ci ont fui ».

Des sources jointes à Kaga Bandoro par RNL confirment la présence de ces fugitifs  dans cette ville non sans donner des précisions exactes sur leur identité.

La Minusca à l'index

C'est le Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji qui sonne la charge. Cette fois-ci, il accuse directement sur les ondes de la Radio Nationale, la
Minusca d'avoir couvert les fugitifs. « Selon les informations que nous avons, nos frères des forces de la Minusca les ont couvert et par la suite, nous allons
apprendre qu'ils ont fui », s'est-t-il indigné. Le Chef du gouvernement s'est par ailleurs interrogé sur les soutiens dont ont bénéficié les fugitifs.

« (...) notre interrogation, c'est celle de savoir qui les a aidés à quitter Damara pour aller jusqu'au niveau de Sibut puisque les forces de l'ordre qui étaient dans
cette ville ont réussi à crever les roues de leur véhicule », s'est questionné Sarandji appelant les populations à la protection de l'intégrité territoriale.
« Nous sommes des centrafricains, c'est à nous de défendre notre pays », a-t-il précisé.

Dans cette même dynamique, l'Union Nationale des Démocrates Républicains (UNADER) de Laurent Gomina-Pampali, indique « qu'il est fâcheux de constater qu'il y a encore des fils du pays qui ne veulent pas entendre raison et qui adoptent des comportements qui ne militent pas en faveur de la paix ».

Laurent Gomina-Pampali s'est par ailleurs posé « beaucoup de questions sur l'attitude de la communauté internationale », estimant que « la RCA est comprise dans un engrenage ».

Vendredi dernier, un groupe d'hommes armés responsables présumés de violences au PK5, parmi lesquels Abdoulaye Hissein, Haroun Gueye, Mahamat Tidjani, Faraz, Asso et Pakim, recherchés par la justice avaient été arrêtés par la Minusca à 30 Km de Sibut.

Ils avaient quitté clandestinement Bangui dans la nuit du 12 au 13 août à bord de 7 véhicules lourdement armés en forçant plusieurs barrages des forces de défense et de sécurité intérieure.

 

 

 

 Centrafrique : Incertitude au sujet du nombre d'ex-seleka capturés par la Minusca C'est toujours l'incertitude en ce qui concerne le nombre exact des éléments de l'ex séléka arrêtés le 14 août au village Galafondo à 30 Km de Sibut par les forces de la Minusca. Au nombre de 35, ces éléments de l'ex-seleka qui avaient tenté dans la nuit du 13 au 14 août de quitter clandestinement la capitale en forgeant plusieurs barrages des forces de sécurité intérieure avaient été interceptés dans leur course.

« Les forces de la Minusca ont stoppé un convoi d'environ 35 hommes lourdement armés à bord de sept véhicules, à l’aube du samedi 13 août 2016, à 50 km au sud de Sibut. Parmi ces 35 individus, plusieurs feraient l'objet de mandats d'arrêt », lit-on dans un communiqué de presse rendu public le 14août par la Minusca.

Dans le même communiqué, la Minusca précise avoir « capturé et détenu dix hommes armés, qui ont été emmenés à sa base militaire à Sibut », et a « récupéré une quantité importante d'armes et de munitions, ainsi que les véhicules utilisés par le convoi ».

Mais jusqu'à la mi-journée de ce lundi, 15 août, la remise n'avait toujours pas eu lieu. Les tractations se poursuivaient. Des indiscrétions annoncent même que les
leaders les plus recherchés dont Abdoulaye Hissein, ne figurent pas parmi les 10 captifs annoncés par la Minusca. Une situation qui créerait un malaise au plus haut sommet de l’État d'autant plus que selon des sources judiciaires, « au lieu de 10 comme indiqué dans le communiqué de la Minusca, seulement 7 ex-seleka sont prévus d'être remis à la justice centrafricaine ».

Mais où sont donc passées les trois autres détenus ? Qui sont-ils ? Qui sont les individus faisant l'objet de mandat d'arrêts tel que mentionné dans le communiqué de la Minusca ?, s'interroge-t-on en coulisses. Aucun élément de réponse à ces questionnements n'est pour l'instant disponible. Cependant, les autorités du pays
contactées par RNL disent « attendre de voir le nombre et les hommes arrêtés par la Minusca avant de se prononcer sur cette affaire ».

Le communiqué de la Minusca conclut que « le gouvernement de la RCA, détenteur de l’autorité nationale, est le premier responsable de la restauration et du maintien de la sécurité publique et la primauté du droit ».


 

 

 

Centrafrique: Calme à Paoua après le meurtre d'un jeune de la ville La célébration du 13 août marquant le 56ème anniversaire de la proclamation de l'indépendance de la RCA a été marquée à Paoua dans l'Ouham-Pendé par un meurtre. Un jeune de la localité a été tué par balles par l'un des garde-corps du député de Paoua 1, Lucien Mbaïgoto.

Conséquence, le domicile de l'élu de la Nation a été pillé et son véhicule incendié. Au lendemain de cette scène dramatique, la ville de Paoua tente de retrouver sa quiétude.

" Pour l'instant, le calme est revenu dans la ville suite à l'intervention des leaders religieux appelant les manifestants au calme ", a précisé le correspondant de
RNL à Paoua. Si on ne connait pas encore le mobile de ce meurtre, moins encore la destination de son auteur, on sait néanmoins que le député de Paoua 1 a trouvé refuge à la base de la Minusca de la ville.

D'une pierre, trois coups

Alors que le pays célèbre le 56ème anniversaire de la proclamation de son indépendance, le député de Paoua 1 Lucien Mbaïgoto, a fait d'une pierre trois coups. En plus des festivités, l'élu de cette localité a organisé une double cérémonie: la réconciliation entre les ethnies Kaba et Tali et ses remerciements à l’endroit de ses compatriotes qui ont voté pour lui lors des élections législatives.

Alors que l'ambiance de la fête se poursuit au domicile du député, aux environs de 22 heures, l'un de ses garde-corps va commettre l'irréparable. Ouvrant le feu à balles réelles, il met fin à la vie d'un jeune de Paoua qui figurait parmi les invités. 



 RCA : occupation illégale du territoire, le Gouvernement annonce une commission mixte L'occupation illégale d'une partie nord et ouest du territoire centrafricain par les forces camerounaises interpelle le Gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji. Lors d'une interview exclusive ce lundi à Radio Ndeke Luka, le ministre de l'Administration du Territoire, Jean Serge Bokassa, a annoncé la mise en place d'une commission mixte avec le Cameroun.

« Je veux rassurer la population que nous sommes saisis de ce dossier. Tout ce qu'il faut, c'est la mise en place d'une commission mixte et nous allons pousser le
dossier de façon à ce qu'il se mette en place très rapidement une commission mixte qui va nous permettre de vérifier la véracité de tout cela », a rassuré le ministre
Bokassa qui a par ailleurs précisé que : « Nous avons déjà eu des contacts déterminants avec la partie camerounaise au travers de son ambassadeur. Nous allons
continuer à travailler d'arrache-pied ».

Par cette mesure, le Gouvernement a souhaité s'enquérir de la situation à la frontière entre les deux Etats voisins. « Il y a tout un travail technique qu'il faut faire », a-t-il prévenu notifiant que « dans mes prérogatives, je suis également en charge des frontières. Donc nous serons éventuellement associés à la gestion de ce dossier ».

« Je comprends les réactions, je comprends les colères. Mais je pense qu'il faut de part et d'autre veiller à garder raison », a expliqué le ministre de
l'Administration du Territoire.

« Nous n'avons pas de problème avec les frontières naturelles, celle qui nous sépare de la RD Congo, c'est le fleuve Oubangui. Par contre, les autres frontières dites matérielles, il y avait des bornes qui avaient été placées à l'époque », a-t-il mentionné.

Le 5 août dernier, le député de Kouï dans l'Ouham-Péndé, et celui de Bouar 4 dans la Nana Mambéré ont dénoncé sur les ondes de Radio Ndeke-Luka ce qu'ils qualifient ''d'occupation illégale d'une partie du territoire centrafricain par le Cameroun et le Tchad''. Les élus de la nation ont affirmé que les forces de ces pays voisins ont occupé plusieurs villages notamment Gaïgo, Minime, Cantonnier, Mbartoua, Koundé et Ngaouï dans la Nana Mambéré (ouest), Markounda et Kabo dans l'Ouham (nord).

 

 

 

Les frontières centrafricaines menacées d'occupation par le Cameroun En Centrafrique, les nouvelles autorités doivent se préoccuper en urgence de la situation des frontières nationales menacées d'occupation aussi bien par le Cameroun que le Tchad frontaliers de notre pays. Une situation dénoncée par les députés de Koui dans l'Ouham-Pendé et Bouar 4 dans la Nana-Mambéré.

« Concernant les frontières centrafricaines de Niem Yéléwa et de Ngaoui, il y a un sérieux problème qui règne actuellement », a déclaré à RNL Jonas Donon, député de Bouar 4. « Au lieu que le Cameroun puisse aider la République Centrafricaine qui est pourtant dans de sérieux problèmes, ce pays est en train de prendre une partie de notre territoire parce que les forces camerounaises sont en train de progresser vers la commune de Niem Yéléwa », a-t-il déploré. Pareille situation signalée dans les localités de Cantonnier, Mbartoua et Koundé dans l'Ouest centrafricain ainsi qu'à Markounda et Kabo dans le Nord.

Euzeb Ngaïssé, député de Koui dans l'Ouham Péndé a condamné sur les ondes de RNL, ce qu'il considère comme étant une « occupation illégale  par le Cameroun voisin » d'une partie du territoire centrafricain située dans sa zone de juridiction. « Depuis le 22 juillet dernier, les forces camerounaises ont tracé une route sur une distance de 15 km sur le sol centrafricain dans les villages de Gaigo, Minime et Ngaoui », révèle le député de Koui dont la circonscription électorale partage la même frontière avec la commune de Niem Yéléwa dans la Nana Mambéré. 

Face à ce qu'il qualifie « d'invasion»,  Euzeb Ngaïssé demande avec insistance aux autorités centrafricaines de réagir en urgence pour « préserver l'intégrité du territoire national ».

Une porosité des frontières nationales qui fait ainsi le lit à l'insécurité transfrontalière avec des conséquences à plusieurs niveaux. A Bouar 4 notamment, l'insécurité encore persistante dans la région affecte le système éducatif centrafricain. Plusieurs enseignants envoyés dans la zone désertent leur poste faute de sécurité et préfèrent rester sur Bangui. Une situation qui pourrait compromettre la réussite de la prochaine rentrée scolaire dans la localité.

« Aujourd'hui, l'insécurité persistante dans la circonscription de Bouar 4 et précisément dans la localité de Niem Yelewa fait que beaucoup d'enseignants ont quitté, ce qui aura des conséquences sur la prochaine rentrée des classes », a déploré  Jonas Donon.

 

 

 

Parfait Onanga-Anyanga promet des sanctions aux Casques bleus camerounais basés à Ngaoundaye Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, a averti ce mardi que de rigoureuses sanctions seront prises à l'encontre des Casques bleus camerounais basés à Ngaoundaye s’ils s'écartaient de leur mission de protection de la population civile. La mise en garde de l'onusien fait suite à la plainte de Bernard Dilla, député de Ngaoundaye 1, diffusée ce lundi sur Radio Ndeke Luka (RNL).

« Qu'il n'y ait pas l'ombre d'un doute sur le fait que la Minusca attache une très grande importance au respect d'une déontologie de tous les personnels qui sont sous son contrôle. Que ce soit des personnels militaires ou des personnels civils, tout acte qui dérogerait aux valeurs et aux règles qui sont en place feraient l'objet des sanctions les plus sévères », a averti Parfait Onanga-Anyanga.

Pour le chef de la Minusca, au cas où l'enquête en cours serait positive, des peines de dernières rigueurs seront infligées aux responsables. « Nous considérons que s'il était avéré que les préoccupations de ce député de Ngaoundaye était avéré, nous serons les premiers à sanctionner ceux qui seraient responsables de tels actes absolument inacceptables », a-t-il prévenu, expliquant « que les autorités centrafricaines ont raison d'être exigeantes ». Car, « Cette force a été mise à leur disposition pour les soutenir », a-t-il reconnu.

Le Représentant de Ban Ki-moon en Centrafrique a compté s'entourer de toutes les précautions avant de prendre une décision. « Nous vérifierons évidemment pour éviter qu'on ne puisse pas agir simplement sur des vues exprimées par une personnalité, même si elle est respectable », a fait savoir M. Onanga-Anyanga.

« Je me réjouis en même temps qu'il y ait un appui qu'ils apprécient de la part d'autres forces de la Minusca », a-t-il conclu. 

Selon les informations diffusées sur RNL, le député de Ngaoundaye 1, Bernard Dilla, a demandé aux responsables de la Mission onusienne en Centrafrique de remplacer les Casques bleus camerounais par un autre contingent. L'élu de la nation a estimé que ces derniers n'assurent pas la protection de la population civile de sa circonscription.

Le contingent camerounais de la Minusca jugé inefficace par un député centrafricain Le député de Ngaoundaye 1 dans l'Ouham Péndé, Bernard Dilla, a accusé ce lundi le contingent camerounais de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique (Minusca) de ne pas assurer la protection des civils de sa circonscription.

« On constate quelques manquements chez les forces camerounaises. Les Gabonais se sont faits nettement remarquer par leur vigilance, leur promptitude, leur contact avec la population. On les voit constamment en train de patrouiller dans les rues, les quartiers alors que les Camerounais sont absolument absents dans la ville. C'est très déplorable », a-t-il décrié dans une interview exclusive à Radio Ndeke Luka.

Selon l'élu de la nation, les Casques bleus du contingent Camerounais n'assument pas leur mission : celle de  protéger les populations civiles de Ngaoundaye. Il demande par ailleurs, aux responsables de la Minusca la permutation de ces soldats onusiens.

« Ils ont des tentations de chercher des facilités puisqu'ils sont proches de chez eux. Je demande à la force onusienne, si elle veut être plus efficace et crédible dans la région, il faut que la force camerounaise soit déplacée dans d'autres frontières (…), je crois cela peut résoudre nettement le problème de la sécurité », a souhaité M. Dilla.

Les responsables de la Minusca n'ont pas encore officiellement réagi aux propos de l'élu de la nation.

Le 26 juillet dernier, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies a reconduit à l’unanimité, le mandat des Casques bleus en Centrafrique jusqu’en novembre 2017. Les quinze membres du Conseil de Sécurité ont associé au prolongement du mandat de la Minusca, un certain nombre de tâches hiérarchisées à exécuter, étape par étape : protection des civiles, promotion et protection des droits de l’homme, mise en place de conditions de sûreté favorables à l’acheminement de l’aide humanitaire.

Ce renouvellement intervient dans un contexte marqué par l’élection, en février 2016, à la présidence de la République centrafricaine, de Faustin Archange Touadéra, la fin de l’opération française Sangaris prévue en octobre prochain et les attaques sporadiques des groupes armés qui semblent reprendre dans le nord du pays.

Policiers et gendarmes en nombre et matériel insuffisants dans l'Ouham Péndé Dans une interview à Radio Ndeke Luka, le député de la circonscription de Ngaoundaye, Bernard Dilla, dénonce les insuffisances en matériel des forces de sécurité intérieure.

« Nous n'avons dans la sous-préfecture de Ngaoundaye qui compte plus d'une centaine de milliers d'habitants que 5 gendarmes qui n'ont que 3 armes à leur disposition et 3 policiers avec 2 armes », a dénoncé l'élu de cette localité, expliquant que le climat sécuritaire dans la région « est en quelque sorte très préoccupant en ce sens que la présence des forces de l'ordre est très minimale ».

Après ces événements, la population, selon le député Bernard Dilla « ne peut pas compter sur les forces de l'ordre pour assurer sa sécurité », ajoutant que « la peur fait partie des inquiétudes dans la région quand bien-même on cherche à surmonter cette peur aux habitants ».

Reconnaissant tout de même que des problèmes demeurent dans cette partie du territoire centrafricain, le député de Ngaoundaye plaide pour l'envoi des forces de sécurité dans la région.  « En tout cas, il faut que les autorités du pays s’efforcent d'envoyer dans la zone, des forces de sécurité », a -t-il déclaré.

Frontalière du Cameroun et du Tchad, la ville de Ngaoundaye fait face depuis la crise aux menaces récurrentes des ex-Séléka qui ont investi la zone.


 Le mouvement armé Révolution Justice réclame l’accélération du processus DDRR L’accélération du processus du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des ex combattants, est fortement souhaitée par le mouvement armé Révolution Justice (RJ). « Il est temps de tourner la page sombre de l’histoire du pays et de faire la paix », demande Raymond Belanga, chef de file dudit mouvement basé à Paoua dans l'Ouham-Pendé.

Pour Essai Touby Malekian, un des leaders du mouvement RJ, depuis le 11 mai dernier qu'ils ont été reçu par le Chef de l’État Faustin Archange Touadera dans la série des consultations avec les groupes armés, ils n'attendent que la mise en œuvre de ce processus.
 
« Nous avions convenu avec le Chef de l’État de déposer les armes, de nous inscrire dans la dynamique du DDRR afin de donner la possibilité à la population de vaquer librement à ses occupations », a déclaré Essai Touby Malekian.

Cela va bientôt faire trois mois que les consultations avec les groupes armés ont été  entreprises par le président centrafricain mais cela tarde encore à se matérialiser sur le terrain. A cet effet, Essai Touby Malekian s'en remet au gouvernement centrafricain : « Nous tendons la main au gouvernement centrafricain pour accéder très rapidement à ce processus DDRR car la population ne peut pas garder auprès d'elle des armes, il faudra les évacuer ».

Lors de la conférence consacrée aux 100 premiers jours passés à la tête de l’État centrafricain, le Chef de l’État Faustin Archange Touadera a indiqué que dans la recherche effrénée de la paix, il a reçu et discuté avec les responsables des groupes armés et groupes militaro-politiques afin de les « exhorter à adhérer volontairement au processus du DDRR ». Tant pour le président centrafricain, « la paix véritable ne réside que dans le dialogue » et « qu'aucun pays ne peut se développer sans la paix et la sécurité ».

 

 

 

 

 

 

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