Centrafrique : des leaders de la société civile interpellés par la police
Vue du centre-ville de Bangui, au niveau du Point zéro. Photo : RNL/Carlos Suffisant Ndjihoro.

Centrafrique : des leaders de la société civile interpellés par la police

La police a interpellé, ce jeudi matin à Bangui, quatre leaders de la société civile à l’origine de l’appel à la journée « ville morte » du 12 octobre. Ces interpellations ont eu lieu alors qu’ils s’apprêtaient à tenir une conférence de presse pour dresser le bilan de cette mobilisation et réagir à une plainte déposée contre eux par des organisations proches du pouvoir pour trouble à l’ordre public.

Selon les informations recueillies, les personnes interpellées sont Élysée Nguémalet, leader de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), Quentin Ngboando, leader de la plateforme I Gwé, Barry Mardios, secrétaire général de l’OGDC et Steve Bendo Ndeni, activiste de la société civile.  Ce dernier a été arrêté tôt ce jeudi matin à son domicile, au quartier Combattant à Bangui.

Les quatre hommes sont détenus dans différents lieux, notamment dans les locaux des Compagnies nationales de sécurité (CNS) et au commissariat central.

Prévue au Centre Saint-Jean-XXIII, leur conférence de presse devait permettre de dresser le bilan de la journée « ville morte » du 12 octobre et de réagir à une plainte déposée par des organisations proches du pouvoir contre les initiateurs de la journée « ville morte ».

Le but de la journée « ville morte » organisée le 12 octobre par l’OGDC et I Gwé était de protester contre la hausse des prix du carburant, la vie chère et la mauvaise gouvernance. Ces deux organisations de la société civile prévoyaient également de présenter les suites qu’elles comptent donner à leur mouvement.

Ces interpellations surviennent au lendemain du dépôt d’une plainte par des organisations proches du pouvoir contre les responsables de l’appel à la journée « ville morte ».

Face à cette démarche, Gervais Lakosso, coordonnateur du Groupe de travail de la société civile (GTSC), a appelé les responsables des organisations de la société civile à signer, ce jeudi, une déclaration de protestation contre ce qu’ils considèrent comme une tentative de museler leurs revendications.

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