Centrafrique : des députés alertent sur la dégradation des routes en provinces
Vue de l'axe Ouadda-Ouandja-Koto dans la Haute-Koto en juin 2024. Photo : RNL/Gasmala Moustapha.

Centrafrique : des députés alertent sur la dégradation des routes en provinces

Lors de la présentation du programme de politique générale du gouvernement devant l’Assemblée nationale, le 06 juillet dernier, les députés ont multiplié les interpellations sur le mauvais état des routes en province. Ils ont demandé au Premier ministre, Félix Moloua, de faire de leur réhabilitation une priorité.

La dégradation des routes en province a dominé une partie des échanges lors de la présentation du programme de politique générale du gouvernement devant l’Assemblée nationale. Plusieurs députés ont exhorté le Premier ministre, Félix Moloua, à accélérer la réhabilitation des axes routiers afin de désenclaver leurs circonscriptions.

Parmi eux, la députée de Mala, Marthe Lakonté Gaomeda, a dénoncé l’état de l’axe Dékoa-Mala, long d’une soixantaine de kilomètres.

« Cela fait déjà 30 ans que l’axe Dékoa-Mala n’a pas été réhabilité. Pourtant, Mala est le poumon économique de la Kémo et a longtemps ravitaillé Bangui en produits agricoles. Nous allons voter ce programme, mais nous demandons au gouvernement de faire de cette route une priorité », a-t-elle déclaré.

Le député de Zémio, Parfait Achille Sangou Zirani, a également attiré l’attention du gouvernement sur la dégradation de l’axe Sibut-Bambouti. Selon lui, bien qu’un contrat de réhabilitation ait été signé il y a plusieurs mois, aucun chantier n’est encore visible.

« Cette route traverse plusieurs préfectures et pourrait favoriser les échanges commerciaux avec l’Ouganda, le Soudan et le Kenya. Je me demande si les travaux ont réellement commencé », a-t-il affirmé.

À Bouca, le député Séraphin Mbetigaza a décrit une situation encore plus préoccupante. Selon lui, les populations de Bouca 1 et Bouca 2 sont confrontées à d’importantes difficultés de déplacement.

« Aujourd’hui, il est pratiquement impossible de rejoindre Bouca à moto. Les axes Bouca-Dékoa et Bouca-Batangafo sont dans un état de dégradation très avancé. Cela pénalise fortement les populations », a-t-il déploré.

En réponse à ces préoccupations, le Premier ministre Félix Moloua a assuré que la question des infrastructures routières figure parmi les priorités du gouvernement.

« Il ne faut pas dire que le gouvernement ne fait rien. La réhabilitation des routes est prévue dans mon programme ainsi que dans le Plan national de développement. Un mécanisme de suivi sera mis en place pour présenter les différents projets. Nous sollicitons votre soutien afin de pouvoir les mettre en œuvre », a-t-il répondu.

Le programme de politique générale du gouvernement a finalement été adopté par la majorité des députés. Il repose sur quatre axes stratégiques, dont la relance économique, le développement des infrastructures et la restauration de l’autorité de l’État.

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