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Vue d'une salle d'examen de Bangui lors des épreuves du Brevet des collèges (BC)

Centrafrique : la ville de Obo manque drastiquement d’enseignants qualifiés

Près d’un mois après la rentrée scolaire 2021-2022, la ville de Obo dans le Haut Mbomou, souffre d’une absence notoire d’enseignants qualifiés. Selon les autorités locales, l’unique lycée que compte cette localité ne dispose que d’un professeur titulaire pour plus de 1000 élèves.

La ville de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, située à environ 1.200 kilomètres à l’Est de Bangui, fait aujourd’hui face à un manque criant de personnel administratif. Selon les autorités locales, cette ville de plus de 19.000 habitants ne dispose que d’un enseignant qualifié depuis la précédente année scolaire. Face au nombre croissant d’élèves et pour ainsi sauver l’année scolaire en cours, les responsables locaux demande au gouvernement d’agir.

"Pour l’année qui vient de s’achever, nous n’avons enregistré la présence d’aucun enseignant du secondaire, bien que Obo dispose d’un lycée. Ce qui a poussé beaucoup d’enfants à quitter la localité. Nous sommes dans une situation catastrophique. Aujourd’hui, la ville de Obo est en passe de disparaître sur le plan éducatif" déplore Ernest Mizedio, député de Obo 1.

Partir pour espérer le meilleur 

Devant cette situation déplorable et, eu égard à la paralysie de l’administration scolaire, plusieurs élèves ont dû quitter la ville pour gagner d’autres secteurs scolaires. 

"Au lycée de Obo, il n’y a que le proviseur qui a été affecté. L’administration scolaire ne fonctionne pas. De temps en temps, le proviseur essaie d’entretenir les enfants. L’année dernière, ce lycée n’a présenté que 05 candidats au baccalauréat. Le plus grand nombre d’élèves, vu le manque du personnel, a gagné les villes voisines voire la capitale" poursuit Ernest Mizedio.

Le ministère de l’Education nationale pointé du doigt

Même si certains justifient cette situation par l’insécurité galopante dans la zone, le député de Obo 1, lui, assure que le gouvernement est responsable de tous ces dysfonctionnements.

"Je crois que c’est de la responsabilité du ministère de l’Education nationale. Il existe des établissements non-loin de Bangui ; ceux-ci manquent d’enseignants. On a vu des enseignants affectés dans une localité et qui ont délibérément refusé de prendre service. C’est le ministère de tutelle qui est à l’origine de cette situation, car rien ne se fait pour sanctionner les concernés" conclut Ernest Mizedio.

En plus de ces dysfonctionnements, la localité de Obo fait drastiquement face à la flambée des prix de produits de première nécessité. Selon des sources locales, une cuvette de manioc, aliment de base des centrafricains, se vend désormais à 13.000 francs CFA contre 5. 000 il y a quelques mois en arrière. Pour cause, la présence des groupes armés qui aliment l’insécurité dans la région.

 

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