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©RNL/ Brice Landry Ndangoui
Vue de l'Assemblée nationale de la République centrafricaine à Bangui

Dialogue républicain : la RCA est à sa douzième quête de la paix à travers le dialogue

Depuis son accession à l’indépendance en 1960, la République centrafricaine a eu à organiser plusieurs concertations nationales. Celle qui s’est ouverte ce lundi 21 mars 2022, est le 12ème pourparlers entre les acteurs de la vie socio-politique centrafricaine.

L’histoire politique de la République centrafricaine est émaillée de crises socio-politiques qui ont conduit à l’organisation de plusieurs concertations, pour le retour de la paix. 

De retour au pouvoir en septembre 1979, David Dacko qui faisait face à une opposition radicale menée par Ange-Félix Patassé et Abel Goumba, principaux opposants de l’heure, organise un séminaire national de réflexion en décembre 1980. Cette rencontre qui a regroupé toutes les forces politiques du pays a permis l’adoption de la Constitution de 1981.

Mais quelques mois plus tard, le pays fait face à de nouvelles tensions politiques. L’armée nationale, sous les ordres du général André Kolingba, prend le pouvoir en septembre 1981. Onze (11) ans plus tard, c’est-à-dire en septembre 1992, sous la pression de la rue, le président André Kolingba organise un nouveau dialogue dénommé, grand débat national. Celui-ci permet l’organisation, en septembre 1993, des élections groupées, portant Ange-Félix Patassé au pouvoir.

Les mutineries de 1996 et 1997 ont contraint le régime de Patassé à organiser entre février et mars 1998 à Bangui, la Conférence de réconciliation nationale avant la tenue des élections législatives et présidentielle de 1999. En 2002, le régime du président Patassé va encore initier un dialogue dit national après le coup d’Etat manqué de 2001, coup d’Etat attribué à l’ancien président André Kolingba. Ces pourparlers n’ont finalement pas abouti à cause du coup de force de mars 2003, orchestré par le François Bozizé.

Sous le règne de François Bozizé, quatre pourparlers ont été organisés entre 2004 et 2013. Notamment, celui de 2004 à Bangui, présidé par Catherine Samba-Panza et le dialogue entre le régime de Bozizé et les groupes politico-militaires en 2007 à Libreville au Gabon. Un an plus tard (2008), une grande concertation nationale dénommée « dialogue politique inclusif » est organisée dans la capitale centrafricaine. Il est dirigé par Jean-Pierre Bouyoya, ancien président burundais.

Devant l’arrivée de la coalition rebelle de la Séléka en 2013, les acteurs de la vie politique centrafricaine sont invités à Libreville pour une concertation. Les centrafricains se sont encore retrouvés en 2014 à Brazzaville au Congo pour un 10ème pourparler sous l'égide du président Denis Sassou Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine. Cette rencontre a permis la tenue en 2015, du Forum de Bangui.

Ainsi, face à l’insécurité grandissante dans le pays, les dirigeants issus des élections de 2016 vont conclure un accord politique avec 14 groupes armés actifs dans le pays. Négocié à Khartoum et signé à Bangui le 6 février 2019, cet accord n’a pas rencontré l’agrément des forces vives de la Nation. C’est dans cette optique que le dialogue « républicain » est organisé, ce 21 mars 2022 à Bangui. Il est la 12ème rencontre politique de l’histoire de la République centrafricaine, sans compter les apartés entre le pouvoir et l’opposition.

 

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