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Quelques médicaments rétro antiviraux dans les mains d'un patients

Centrafrique : les PVVIH d’Obo montent au créneau faute de disponibilité des ARV

Depuis plus de 2 semaines, la ville d’Obo dans le Haut-Mbomou fait face à une rupture de médicaments antirétroviraux. Privées de traitements et inquiètes de leur santé, les personnes vivant avec le Vih/Sida appellent le gouvernement à la rescousse.

C’est depuis plusieurs jours que les personnes vivant avec le Vih/Sida d’Obo éprouvent des difficultés dans leur prise en charge. Avec la rupture d’antirétroviraux dans cette ville de l’extrême Est de la République centrafricaine, l’inquiétude gagne les malades. Au sein du seul centre de dépistage dont dispose cette localité, l’on pointe du doigt le gouvernement.

« On nous dit qu’il n’y a plus de médicaments »

"Cela fait plus de deux semaines qu’on n’a pas reçu les antirétroviraux. Ici au centre de Obo, on nous dit qu’il n’y a plus de médicaments. Ce n’est pas de leur faute. Parce que d’habitude lorsqu’on arrive, ils nous donnent des médicaments que nous utilisons sur un délai de 3 mois. Je pense que seul le gouvernement est responsable de cette situation" a dénoncé Julienne, une patiente.

L’état sanitaire de certains malades commence à se dégrader. Ceux-ci ne comprennent pas les causes de cette rupture. Ces personnes vivant avec le VIH entendent faire un sit-in devant l’hôpital de la ville pour attirer l'attention du gouvernement.

« Et pourtant, on nous dit de ne pas rompre le traitement »

Nous souffrons de la diarrhée, de la grippe... On ne sait quoi faire. Et pourtant, on nous dit de ne pas rompre le traitement. Mais ça fait trois semaines que nous attendons l’arrivée des produits. Nous supplions le gouvernement de nous fournir, le plutôt possible, des antirétroviraux. Sinon, nous allons tous mourir" a alerté Julienne.

Plusieurs fois sollicités par Radio Ndeke Luka, les responsables du district sanitaire d’Obo n’ont pas voulu s’exprimer sur la situation. Cependant, ces derniers indiquent que leurs chefs hiérarchiques, présents à Bangui, ont été informés de la situation.

 

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