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©RNL/Brice Landry Ndangoui
Le bâtiment de la Représentation nationale à Bangui

Centrafrique : l’Assemblée nationale adopte une nouvelle loi sur les droits des personnes vivant avec le Vih/Sida

Les députés ont adopté, le jeudi 6 octobre 2022, par acclamation, une nouvelle loi sur les droits des personnes vivant avec le Vih/Sida. C’est la 1ère loi adoptée depuis l’ouverture, début octobre, de la session ordinaire de l’Assemblée nationale. Cette loi vient ainsi protéger les droits et renforcer le traitement des personnes vivant avec le Vih/Sida en République centrafricaine.

Cette loi adoptée à l’unanimité par les élus de la Nations met l’accent sur la prévention pour barrer la route au Vih-Sida. Elle permet l’élargissement du dépistage à l’âge de 12 ans. Le ministre de la santé, Dr Pierre Somsé, a défendu cette loi.

« L’âge de dépistage porté de 18 à 12 ans »

"C’est une loi qui nous permet de renforcer la prévention en étendant le champ du dépistage pour inclure les enfants. L’âge du dépistage a été porté de 18 à 12 ans. La discrimination empêche les gens de connaître leur statut, d’accéder tôt au traitement et de vivre longtemps" a défendu Dr Pierre Somsé, ministre de la santé.

Cette nouvelle loi rend également la stigmatisation condamnable. Le président de la commission mixte, qui a travaillé sur le texte, parle d’un pas de plus dans la protection des malades.

"Tout le sens de cette loi, c’est pour mieux les protéger. Il ne faut pas les discriminer. Cela oblige l’Etat à faire beaucoup d’effort pour fournir des médicaments, venir en aide aux personnes infectées" a expliqué le député Nestor Mamadou Nali, président de la commission mixte.

Souvent marginalisées, stigmatisées ou traumatisées, les personnes vivant avec le Vih/Sida sont désormais protégées contre ces pratiques jugées discriminatoires. Le coordonnateur national du réseau des personnes vivant avec le VIH encourage ses pairs à prendre leurs médicaments.

« Prendre correctement ses médicaments »

"Je voudrais dire aux Centrafricains que le Vih n’est plus un tabou aujourd’hui. Ce sont les personnes qui tuent ceux qui vivent avec le Vih/Sida en les stigmatisant. Donc, ceux qui ont le Sida, doivent accepter de vivre avec cette maladie en prenant correctement leurs médicaments. C’est la réponse au Vih-Sida" a conseillé Bienvenu Gazalima, coordonnateur national du réseau des personnes vivant avec le Vih/Sida.

Cette loi sur la protection des personnes vivant avec le Vih/Sida est le premier adopté par les députés au cours de leur 2e session ordinaire, ouverte officiellement le 03 octobre.

 

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