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Une patrouille des Forces armées centrafricaines

Centrafrique : ce que l’on sait de nouveau sur l’attaque rebelle contre la base des FACA à Nzako

Le 28 avril dernier, des hommes armés de l’UPC d’Ali Darassa ont attaqué la base des Forces armées centrafricaines dans la ville de Nzako, Sud-est de la République centrafricaine. Attaque qui a fait au moins une dizaine de morts. Six du côté de l’armée nationale ainsi que trois assaillants. Selon des informations rapportées à Radio Ndeke-Luka, l’assaut a lieu durant la nuit, au moment où la base était déserte. Cette information continue de susciter des réactions et d’alimenter les débats au sein de la population.

D’après les informations recueillies et confirmées par des autorités et ressortissants de Nzako, sur les 60 éléments des Forces armées centrafricaines déployés, 12 seulement avaient passé la nuit dans leur camp. Par la suite, près d’une quinzaine de rebelles de l’UPC, qui d’ailleurs, n’étaient pas loin de la ville ont fait irruption aux environs de 4 heures du matin et ont ouvert le feu. Bilan, 6 éléments sont tués et quelques armes emportées. Une information soutenue par le député de la localité.

"Ils ont pris le contrôle de toute la localité et ont tout dévasté. Pendant leur repli, ils ont emporté des armes et de munitions après avoir coupé le réseau téléphonique" a affirmé Dieudonné Gabin Mboli-Fouéfélé, député de Nzako.

Difficultés de mouvement des forces ?

Selon des sources concordantes, les assaillants ont assiégé la base de 4 heures du matin à 14 heures, avant de se retirer. Ce qui a rendu difficile l’évacuation express des corps à Bangui. Toutefois, les blessés ont été secourus et évacués par le renfort, venu de Bakouma, ville voisine située à environ 60 kilomètres. En effet, ce premier renfort, dépourvus de moyens roulants adéquats et qui, d’ailleurs, a été informé 10 heures après l’assaut, est arrivé sur les lieux à bord de motos que le lendemain vers de 3 heures du matin. Entre-temps, les assaillants s’étaient déjà éclipsés sans être inquiétés, quelques heures avant.

Si l’armée est une grande muette en République centrafricaine, la population, elle, dénonce les maux qui minent le secteur de la défense. Le renfort dont fait mention la population de Nzacko, consiste à doter les FACA en moyens roulants adéquats ; à leur verser à temps leurs primes globale d’alimentation (PGA), car des informations rapportées font état de ce que : « Depuis deux mois, les éléments détachés à Nzako et à Bakouma n’ont pas reçu leurs primes. La population en détresse a les yeux sont rivés du côté des autorités.

"Nous demandons au gouvernement d’envoyer des renforts supplémentaires. Si possible, envoyer des combattants russes en appui afin de sécuriser la population. On ne peut plus aller au champ et les enfants souffrent car il n’y a plus à manger" a lancé un habitant de Nzacko.

Par ailleurs, les autorités locales souhaitent que Bangui veille au respect du délai de missions des soldats sur le terrain. Aux dernières nouvelles, la ville de Nzacko est calme et les activités reprennent progressivement, même si certains habitants signalent la présence des hommes armés de l’UPC non loin de la localité.

 

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