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©RNL/Armando Yanguendji
Serge Ghislain Djorie, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement

Centrafrique : "Il n’y a pas de problème de sécurité" assure le gouvernement

Face au regain des violences et aux attaques répétées contre les positions des forces de défense et de sécurité à l’intérieur du pays, le gouvernement affirme que le pays n’a pas de problème d’insécurité, mais il fait face plutôt aux actes de banditisme. C’est ce que soutient Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement.

La mise au point du gouvernement centrafricain intervient après la recrudescence des violences ces deux derniers mois dans le pays. Des attaques meurtrières sont perpétrées contre les positions des forces de défense et de sécurité à Nzako dans le Haut Mbomou, à Ouadda dans la Haute Kotto, à Bokolobo dans la Ouaka ou encore aux alentours de Bossangoa dans la préfecture de l’Ouham. Le porte-parole du gouvernement parle de banditisme.

"On ne s’inquiète pas en terme d’insécurité"

"Nous ne nous inquiétons pas en terme d’insécurité dans le pays car il n’y a plus de groupes armés en République centrafricaine. C’est du banditisme entretenu par un groupuscule d’hommes en armes qui écument certaines de nos régions. C’est pourquoi, nous déployons progressivement nos forces de défense et de sécurité pour traquer ces bandits-là", répond Serge Ghislain Djorie.

A la question de savoir, face à cette montée de ce que le gouvernement qualifie de banditisme, que fait-il pour y mettre fin. Sur un ton martial, Serge Ghislain Djorie indique que cela relève du secret défense.

"Ce n’est pas à une station radio ou moins encore un journaliste de me poser la question sur le déploiement des militaires sur le terrain. Je vous le dis fermement. Laissez les services des armées s’occuper de la sécurité de République centrafricaine", réplique le porte-parole du gouvernement.

Depuis plus de deux mois, les groupes armés ont renoué avec les violences dans certaines régions du pays. Ils multiplient des attaques contre les positions des FACA, commettent des exactions sur des civils. La Minusca, la mission onusienne, a affirmé, cette semaine, avoir documenté au moins 140 violations des droits de l’Homme commises sur 358 victimes, rien que pour la période du 26 avril au 6 juin en RCA.

 

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